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Morbidezza
La Genardière Philippe de
ACTES SUD
8,20 €
Épuisé
EAN :9782742741557
A l'orée du troisième millénaire, un homme marche dans les nuits de Paris. Il s'appelle Ignace Capel, il est seul, il délire : la mort de Dieu a rendu fou ce professeur de philosophie qu'un ultime éclat a exclu de l'institution scolaire et condamné à vivre sous surveillance psychiatrique. En proie à ses chimères, la tête résonnant des madrigaux de Gesualdo dont le destin le hante, ce somnambule du passé s'abandonne, nuit après nuit, sur les quais de la Seine, dans les églises ou dans les bars, à ses rêves d'extase. Interné à Sainte-Anne, il s'en évade pour mettre le feu à Beaubourg, allumant ainsi "le grand incendie de 1994", sa dernière adresse à l'humanité. Crépusculaire, apocalyptique, Morbidezza convoque une langue violente et impudique où le blasphème le dispute à la transe.
Résumé : Adelphe, la soixantaine, vit seul à Paris. Epris de littérature, il travaille depuis de nombreuses années dans une maison d'édition réputée. Mais le soir, chez lui, c'est à son clavecin qu'il se consacre. Dans les livres, dans la musique, et dans cette ville qu'il arpente la nuit, Adelphe recherche fiévreusement la beauté, dont il attend la lumière et une forme de révélation, ce qu'il appelle la "formule du monde" Les mots, les sons, comme les monuments de la ville, sont autant de figures tutélaires qui lui servent de remparts contre l'érosion que provoquent en lui les profondes mutations de l'époque. C'est alors qu'une jeune femme vient briser son fragile équilibre. Noire, et d'une autre histoire, elle trouve en lui un être riche de tout un monde lointain qui l'attire et la heurte à la fois. Stagiaire aux éditions, elle ne tarde pas à le troubler, à l'envahir et à l'aimer. Mais au coeur de leurs nuits, de vieilles blessures se réveillent : entre les bras de l'homme blanc, l'orpheline d'une Afrique rêvée s'enflamme jusqu'à la fureur. Celle de peuples brisés par la domination coloniale. Face à cette violence, Adelphe quitte Paris pour les rivages de la Méditerranée dans l'espoir de repousser les Entâmes du passé. Plongeant tour à tour dans le sombre héritage de notre mémoire collective et les abîmes de la déraison, l'écriture de Philippe de la Genardière, portée par un lyrisme puissant, confère à cette quête brillante l'exacte distance que la littérature impose au réel.
Devenir fou à Paris à l'aube du troisième millénaire : l'histoire d'Ignace Capel, avatar moderne du musicien Carlo Gesualdo, qui allume, à Beaubourg, le grand incendie de 1994.
Il s'appelle Athanase mais tout le monde l'appelle Naze-Broc. Il est vrai pompiste et poète raté à la station Gazo, sur l'échangeur de Massy. Des vapeurs d'essence plein la tête, il se croit né dans le pétrole et rêve du grand Sud, au bout de l'autoroute. Toutes les nuits, ivre de Bach et d'alcool, soûlé d'images télévisées muettes, il délire en compagnie de ses héros - artistes, philosophes, fous et saints disparus. Sur son écran mental, il leur dédie des meurtres exemplaires, de sublimes rédemptions... Pour gagner le Sud, il faudra aller au bout de l'égarement, se dédoubler ; celui qui reste à Massy, celui qui file "rollers" aux pieds, patineur fou sur la voie de détresse de l'autoroute, vers l'action d'éclat qui doit les sauver "tous deux" - sans compter ce troisième au nom célèbre, qui les attend depuis longtemps déjà, assassiné sur une plage à Ostie... Détraqué, aliéné, toxico, et solitaire comme personne, le pompiste s'arrache à un monde saturé d'images, coupe le son, change le scénario, subvertit les circuits et, entre espaces réel et virtuel, trouve le lieu où s'accomplir en toute fiction. Cette quête de l'impossible extase, le roman de Philippe de la Genardière la monte au ciel comme une transe, dans une langue de voleur de feu.
Chargé de l'enquête sur un assassinat commis à Édimbourg, Fin Macleod est envoyé sur son île natale de Lewis, en Écosse, quand un second cadavre apparemment exécuté selon le même modus operandi y est découvert. Persuadé que les deux affaires ne sont pas liées, Fin doit composer avec un décor et des gens qu'il a quittés dix-huit ans auparavant... Sur fond de traditions ancestrales d'une cruauté absolue, Peter May compose un roman palpitant parsemé de fausses pistes, de scènes glaçantes et de personnages aussi frustes que menaçants.Notes Biographiques : Né à Glasgow en 1951, Peter May habite dans le Sud de la France. Passionné par la Chine, il a été nommé membre honoraire de l'Association des écrivains de romans policiers à la section de Pékin. Il est notamment l'auteur d'une série publiée aux éditions du Rouergue qui met en scène le commissaire Li Yan et Margaret Campbell.
Dvorák a cinquante et un ans lorsqu'il débarque sur le sol américain. Il est ébloui par le port de New York, sa rumeur, le brouhaha et les émanations musicales qui s'en élèvent çà et là. Nommé en 1892 à la tête du Conservatoire de la ville, il se passionne pour la musique du continent, ses mélodies et ses rythmes, puis se lance, l'année suivante, dans la composition d'une symphonie intégrant partiellement ces éléments. Aussi son oeuvre se colore-t-elle de thèmes inspirés de la musique noire ou indienne, mais également du folklore porté par les immigrants venant des quatre coins de l'Europe, le tout mêlé aux réminiscences de sa vieille Bohème. Certes, Dvorák n'est pas véritablement le pionnier de la musique américaine mais, par sa symphonie aux accents pluriculturels, il en cristalise l'esprit, lequel fera école chez Gershwin, Copland, Cage ou Bernstein... La Symphonie n°9 s'imposera vite comme le chef-d'oeuvre de son auteur et deviendra l'un des monuments de la littérature pour orchestre. Sous la baguette de Paul Daniel, l'ONBA offre une lecture lyrique d'un luxuriant "Nouveau Monde". Composée en 1878 dans un registre plus intimiste, la trop rare Sérénade en ré mineur complète l'enregistrement.
Une dramatique vérité familiale dévoilée par deux jeunes gens dans une maison-mausolée élevée à la mémoire de ceux qui ont péri dans un incendie. Etrange et obsédant. Prix polar international de Cognac 2010.Notes Biographiques : Né en 1958 à Osaka, Keigo Higashino est l'une des figures majeures du roman policier japonais. Son oeuvre, composée d'une soixantaine de romans et d'une vingtaine de recueils de nouvelles, connait un succès considérable. Plus d'une vingtaine de ses ouvrages ont été porté à l'écran et il a remporté de nombreux prix littéraires dont le prestigieux prix Edogawa Rampo ainsi que le prix du meilleur roman international du Festival Polar de Cognac 2010 pour La maison où je suis mort autrefois. Le Nouveau est son neuvième roman à paraître dans la collection "Actes Noirs".
A bord du Grand Train, puissant, immense, tout de verre et d'acier. En échange de la vie des passagers, un modeste employé accepte de devenir le dépositaire d'un terrible secret : l'emplacement de la clé qui pourrait détruire Dieu. Or, l'Homme craint Dieu et Dieu ne craint que la clé? Terreur, mystère, fantastique, tous les genres se mêlent dans ce voyage hallucinant à travers les zones d'ombre de la foi d'où l'on revient avec une seule certitude : cet écrivain est diabolique. Puissant, immense, tout de verre et d'acier, le Grand Train de 7h45 vient de s'ébranler à destination de Hambourg, quand, à son bord, le modeste employé Daniel Kean distingue une flaque rouge de sang aux pieds d'un passager. Pour déjouer l'attentat imminent, le jeune homme amorce le dialogue avec le kamikaze agonisant qui lui susurre quelques mots à l'oreille. Le voilà dépositaire malgré lui d'un effroyable secret : l'emplacement de la ?Clé? qui pourrait détruire Dieu, détruire surtout la crainte qu'il inspire aux hommes. Flatté, menacé ou manipulé par deux bandes rivales qui se disputent cette boîte de Pandore, Daniel s'immerge dans un univers peuplé d'ombres, traverse des ténèbres et affronte des mythes et des divinités archaïques. Tels Verne, Stevenson ou Lovecraft, José Carlos Somoza conduit ce thriller futuriste vers des terres inexplorées, des continents entourés de marais, des océans contenus dans des cercueils de verre, orchestrant l'éternelle bataille, ici magistralement renouvelée, entre les armées du bien et du mal. De ce voyage hallucinant dans les méandres de la foi, on revient riche d'une seule certitude : ce ?pour ou contre? Dieu qui a forgé notre conscience d'être au monde, cette croyance ou le déni qui règlent nos vies, il faudra admettre qu'ils reposent sur la seule puissance fabulatrice des hommes. Un postulat bâti sur une légende !