Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
La responsabilité de protéger : écologie et dignité
De Koninck Thomas ; Grimard Stéphanie ; Curodeau J
HERMANN
26,10 €
Épuisé
EAN :9791037004307
Ce colloque a eu pour objectif de proposer la dignité à titre de nouveau paradigme pour penser, orienter et imprégner les actions visant à préserver les écosystèmes mondiaux et à assainir les relations humaines concernées. Nous avons tenté de montrer que le respect de "la dignité inhérente à tous les membres de la famille humaine" , telle qu'elle a été rappelée dans la Déclaration universelle des droits de l'homme de 1948, appelle au respect de notre oikos ("habitat") auquel renvoie le mot "écologie" , bref de notre "maison commune" . Il importait aussi de s'éveiller encore plus à notre dignité d'agents libres, en vertu de laquelle nous avons à répondre de nos choix et de nos actes. Ceux-ci affectent tant la nature qu'autrui, à commencer par celles et ceux qui sont les plus immédiatement exposés à la grave dégradation actuelle du Nord, notamment les Autochtones du Canada. Nous osons penser que la sagesse des peuples autochtones, qui rend témoignage à la dignité de la nature elle-même, nous invite à redéfinir les rapports de l'être humain à son environnement et à dépasser le paradigme technocratique inféodé au profit à court terme.
Les progrès récents de la technologie moderne sont indéniables et incontournables. Néanmoins peut-être serait-il salutaire de réaliser qu'un gouffre d'incompréhension s'est creusé entre l'activité technoscientifique et la réflexion philosophique, particulièrement en ce qui concerne le questionnement éthique. Avant de tenter une quelconque réconciliation, un constat est nécessaire : toute philosophie s'élabore à partir d'un présupposé, assumé d'emblée. Le présupposé de la démarche d'une " philosophie de la motivation " est l'intuition principale de la psychanalyse, se résumant ainsi : Les raisonnements et les comportements humains ont souvent à leur source des motivations irrationnelles et/ou inconscientes. Il ne s'agit pas ici de déconstruire ou de reconstruire une des écoles psychanalytiques, mais de guider notre démarche par ce présupposé. Cela admis, on peut énumérer trois ingrédients qui permettent et motivent le souci éthique : la causalité, l'expérience personnelle et collective, et un aspect irrationnel plus ambigu, que l'on reconnaît particulièrement dans le désir de mimétisme des héros de récits mythiques. Cette forme éthique est un dépassement de l'ego, dont les manifestations les plus pertinentes sont l'humilité et de la compassion. Le souci éthique dans le cadre de la recherche scientifique s'inscrit dans une perspective particulière, celle d'un " nous ", responsable et capable de jugement, de la communauté scientifique. Mais pour que la responsabilité morale ait réellement sa place dans l'activité scientifique, l'apprentissage de l'interrogation éthique doit faire partie du curriculum de la formation du scientifique.
De Koninck Thomas ; Mayor Federico ; Achaari Moham
Résumé : Les ravages de la pauvreté et de la violence dans le monde actuel sont les effets patents d'une crise éthique et culturelle profonde affectant tout spécialement les jeunes générations. Séparer l'éthique de la culture donne les résultats accablants du siècle dernier, Auschwitz en tête. Il y a en réalité une crise, à laquelle seule peut remédier l'éducation. " Éducation est un mot récent, autrefois on disait nourriture " (Littré). C'est en effet l'éducation qui donne à vivre une vie proprement humaine. Ce qui doit être mis au centre des sociétés, c'est le sens de l'humain et de la dignité humaine. C'est faire violence à la réalité de l'homme que de la réduire à quelques dimensions abstraites se prêtant à des recettes magiques, comme dans ces prétendues réformes de l'éducation qui vont se succédant rapidement, avec un égal insuccès, dans nos sociétés. Car l'on a chaque fois affaire à des totalités vivantes complexes, en perpétuel devenir, chez qui tout est intimement lié et interdépendant. La tâche est immense, redoutable, et les éléments de réflexion offerts dans ce livre paraîtront bien modestes en regard. Mais nul ne saurait s'y dérober, tant elle est vitale.
Résumé : Deux grands philosophes, Aristote et Hegel, s'interrogent sur la question fondamentale de la philosophie : Qu'est-ce que Dieu ? Ces deux grands esprits s'accordent pour dire que Dieu est l' "Etre le plus excellent " (Aristote), l' " Absolu, l'Idée éternelle " (Hegel). On mesure l'intérêt philosophique qu'il y a à suivre ces deux démarches si distinctes et pourtant si convergentes. Le philosophe de l'Entendement présente Dieu comme identité de la " Pensée ", pendant que le philosophe de la Raison place la contradiction jusque dans l'Absolu. La question des rapports entre le monde et Dieu conduit à s'interroger sur ce que, depuis Heidegger, on appelle l'ontho-théo-logie. La réponse de Hegel ne recouvre pas parfaitement celle d'Aristote. Enfin, la place de Dieu dans le monde humain est envisagée sous le triple aspect de la téléologie, du comportement éthique et de la vie dans la Cité.
Nous appelons à une vision élargie à l'ensemble de la planète et au long terme, qui considère que le droit à la vie oblige absolument. La beauté qui oblige ne se limite pas à la beauté de la nature, mais décrit bien plus encore la beauté des actions visant à la sauver. La beauté en question est la beauté dite morale dont relève notre responsabilité de protéger. Aussi, nous proposons la dignité à titre de nouveau paradigme pour penser, orienter et imprégner les actions visant à préserver les écosystèmes mondiaux et à assainir les relations humaines concernées, car la dignité est la cause la plus fondamentale de toute action d'aide et parce que le respect de "la dignité inhérente à tous les membres de la famille humaine", telle qu'elle est énoncée dans la Déclaration universelle des droits de l'homme de 1948, appelle au respect de notre oikos ("habitat") auquel renvoie le mot "écologie", bref de notre "maison commune". The French text is followed by its translation in English. We propose the notion of "dignity" as a new paradigm for thinking about, orienting, and motivating actions that aim to preserve our global ecosystems and to improve the human relations involved therein.
L'amour virtuel, un amour véritable ? Certains affirment tomber amoureux en ligne. Mais est-ce là de l'amour véritable ? L'amour, soutient-on, est désir du bien de l'autre. Il nécessite l'amour de soi, il amène à vouloir être près de l'être aimé, il exige une reconnaissance mutuelle et vise une personne concrète et autre que soi. On le décrit également comme étant inconditionnel, durable, voire incontrôlable (c'est lui qui nous contrôle), toujours pauvre et irrationnel. Que signifient et qu'impliquent ces caractéristiques ? Surtout, les retrouve-t-on toutes dans les relations d'amour virtuelles ? Plus encore, quelle vision de l'amour le virtuel pousse-t-il à adopter ?
Malgré des avancées politiques et juridiques en faveur de l'égalité, la progression et la rétention des femmes dans les secteurs traditionnellement masculins demeurent inégales. Comment expliquer les écarts de progression de carrière des femmes dans ces milieux ? Dans les trajectoires de carrière, quels sont les enjeux qui peuvent expliquer la progression ou non des femmes ? Quelles sont les pratiques organisationnelles porteuses de changement ? Ce livre présente les résultats d'une recherche multidisciplinaire réalisée sur le terrain auprès d'organisations de divers secteurs. Dépassant l'étude des trajectoires individuelles, cette recherche permet de découvrir les dimensions contextuelles et culturelles des organisations qui influencent les parcours de carrière des femmes et la rétention en emploi. Loin de présenter une recette miracle ou un modèle unique pour corriger les situations inégalitaires au travail, la démarche proposée repose sur un processus dynamique et transformatif visant à répertorier au sein des organisations et de leur écosystème les éléments favorables à une meilleure inclusion des femmes dans différentes professions.
La dépression est-elle une vraie maladie, que seuls les psys et les docteurs savent diagnostiquer ? Peut-elle être traitée avec des médicaments efficaces ? Ou bien est-ce une sorte de "maladie imaginaire" dont ceux qui en souffrent sont des tire-au-flanc qui s'écoutent trop ? Les médicaments antidépresseurs marchent-ils, ou bien sont-ils une sorte de drogue légale qui rapporte beaucoup d'argent ? En somme, qu'est-ce réellement que la dépression, ce phénomène si répandu et pourtant si mal connu ? Dans ce petit livre ingénieux, Maël Lemoine nous aide à distinguer, à rebours des idées reçues, ce qu'est, et n'est pas, la dépression, quels sont les faits scientifiquement établis, loin du discours des philosophies feel good qui vendent un bonheur kitsch et irréaliste. Cette Petite philosophie de la dépression, qui prend au sérieux la réalité des phénomènes dépressifs, propose ainsi en creux une réflexion sur le véritable bonheur.
En quelques décennies, le jeu vidéo est devenu l'une des pratiques culturelles les plus prisées des adolescents. Sources de problèmes et d'inquiétudes pour les uns, simple loisir pour les autres, les pratiques vidéoludiques sont souvent l'objet de critiques et la cible de nombreux stéréotypes, malgré leur grande popularité. A partir d'enquêtes de terrain, cet ouvrage propose de déconstruire les présupposés sur le jeu vidéo afin de mieux comprendre sa relation avec ces adeptes singuliers que sont les adolescents et, depuis plusieurs années déjà, les adolescentes. De leur rôle dans la construction identitaire de jeunes joueurs aux représentations de l'adolescence dans les scénarios qu'ils proposent, les jeux vidéo révèlent alors leur complexité à la lumière des regards sociologiques et anthropologiques.