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Le discours de la vie. Trois essais sur Platon, Kierkegaard et Nietzsche
Gramont Jérôme de
L'HARMATTAN
33,00 €
Épuisé
EAN :9782747511032
A cette tâche : narrer la vie, ou le pathos, le penseur n'est pas moins voué que le poète - tenu d'inventer un discours de la vie qui soit fidèle à sa perpétuelle invention, tenu de déplacer les frontières du possible et de l'impossible pour qu'un logos puisse désormais décrire cette expérience première, celle du monde de la vie. La phénoménologie peut bien sembler affaire " presque impossible " lorsqu'elle s'affronte à cet absolument premier, et qu'elle doit dire à force de mots ce qui par définition devance tous les mots : l'expérience première de la vie, le pathos avant le logos - la vocation du penseur n'en est pas moins de parler, ou d'écrire, au moment même où les ressources du langage lui font apparemment défaut. Qu'une phénoménologie de la vie puisse se constituer effectivement en récit, nous en donnons ici quelques exemples - trois exactement : le mythe (Platon), le discours édifiant (Kierkegaard) et la pensée poétique du Zarathoustra (Nietzsche). La pensée chaque fois y invente un discours qui déplace les possibilités et impossibilités du dire pour accéder à la vie.
Résumé : " Fonder " : ce verbe va comme un gant à Philippe Capelle-Dumont, le " penseur de l'esperluette " (J. Grondin), auquel ce volume, issu d'un Colloque dirigé par Jérôme de Gramont, rend hommage. Il ne s'agit pas seulement d'honorer les nombreuses initiatives intellectuelles, éditoriales et institutionnelles qui jalonnent son itinéraire, à commencer par la fondation de la collection Philosophie & Théologie qui, au fi l des ans, est devenu l'un des fleurons de la littérature universitaire francophone, interrogeant à nouveaux frais le double héritage formé par la tradition philosophique et les théologies issues de la foi en un Dieu révélé. Les contributions de l'ouvrage n'éclairent pas seulement sous un jour nouveau les réflexions stimulantes de Philippe Capelle-Dumont sur le " génie intellectuel du christianisme ". Elles attirent également l'attention sur le tigre dans le moteur de cet infatigable travailleur intellectuel, à savoir ce qu'une trilogie, actuellement en cours de rédaction, désigne sous le beau vocable novateur de " Principe Alliance ". " Principe " et " Alliance " : paradoxe délibéré où s'entrelacent deux notions semblant appartenir à deux ordres de pensée différents, dans l'espoir d'y découvrir une nouvelle figure de la sagesse.
Que le réel puisse manquer, cette leçon tout en paradoxe au coeur pourtant de la Recherche ne laisse d'étonner, d'un étonnement négatif qui ne relève pas d'un surcroît d'expérience mais de son défaut. Comment imaginer un tel manque puisque le réel n'a de cesse de s'imposer à l'expérience comme ce qu'il y a et qui sans cesse et de manière obvie nous est donné : par exemple ce jardin en fleurs, ces arbres, ces promeneurs, etc. , ou puisque notre existence ne se sépare pas de cette profusion de présences, ce cortège des choses au milieu desquelles nous sommes littéralement plongés. Le réel, l'inlassable plutôt, que l'expérience fournit sans relâche, jour et nuit. Et comment cette leçon pourrait-elle nous venir de Proust, c'est-à-dire d'un ouvrage voué précisément à d'infinies descriptions, avec un tel luxe de détails, une telle attention à l'infiniment petit, que notre sensibilité s'en trouve multipliée - mais sensibilité à quoi, sinon au réel forcément ? Qu'attendre de la littérature sinon qu'elle nous apprenne à voir davantage - mais seulement alors pour mieux distinguer tout ce qui s'offre déjà à nous dans l'expérience de ce jardin en fleurs. Quand le narrateur, dans les dernières pages de la Recherche, compare son livre encore à venir à des verres grossissants, il n'entend aucunement substituer une expérience fictive à celle que nous menons communément, il ne veut pas dire que nous n'avons rien vu, mais il invite son lecteur à lire en lui-même et mesurer la justesse de ce qui est écrit à l'expérience qui est bien la sienne. " Jérôme de Gramont
La maladie d'Ehlers-Danlos est une maladie héréditaire qui touche, de façon diffuse mais très variable, l'ensemble du tissu conjonctif, c'est-à-dire la quasi-totalité des tissus du corps humain, à l'exclusion du système nerveux. Le diagnostic est possible, avec certitude, sur un regroupement significatif de signes cliniques et la présence d'autres cas familiaux. La transmission est systématique à tous les enfants de parents dont un, au moins, est atteint. C'est un argument pour éviter l'accusation erronée de violences sur un nourrisson qui présente des ecchymoses ou des fractures spontanées. Toutes les personnes avec un Ehlers-Danlos peuvent avoir des anévrysmes qui sont à rechercher systématiquement. Ce n'est pas une maladie rare mais au contraire très fréquente (2 % de la population française). Ce n'est pas une maladie orpheline puisque des traitements efficaces ont pu être mis en place pour atténuer les conséquences fonctionnelles, principalement des orthèses dont des vêtements compressifs spéciaux et l'oxygénothérapie intermittente. Ce livre vient apporter les réponses que des centaines de milliers de patients attendent pour expliquer leurs souffrances et les multiples situations de handicap qu'ils rencontrent au quotidien, le plus souvent dans l'incompréhension parfois hostile de leur entourage et de leurs médecins.
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.
Mukendji Mbandakulu Martin Fortuné ; Lianza Zalonk
L'ouvrage s'attèle à montrer le rapport dialectique entre la guerre et la paix. La guerre semble être le lot des hommes. Les causes, les sources de la guerre sont relevées ici. Les théories sur les guerres traditionnelles et modernes y sont développées. Il n'y a pas de paix sans guerre. Bien que celle-ci ait des germes de destruction de celle-là, elle en est aussi génératrice. Les relations entre les états sont sujettes à cette ambivalence. On fait la guerre pour avoir la paix. La guerre ne peut cesser que si les causes des conflits entre les nations, entre les hommes peuvent être extirpées. La paix est préférable mais elle reste à conquérir. Cette étude corrige l'opinion selon laquelle les relations internationales et la philosophie ne peuvent faire bon ménage. La polémologie et l'irénologie sont donc inséparablement liées aux réflexions philosophiques.
Ce livre constitue un inédit dans le domaine du music-hall. Les cinquante années envisagées s'étalent de la fin du XIXe siècle à la décennie cinquante. Les chercheurs et curieux y trouveront les noms d'artistes de talent qui eurent du succès en leur temps mais ne figurent dans aucun ouvrage, même spécialisé. Ce travail a demandé des recherches considérables mais n'a guère la prétention d'être exhaustif. Un des objectifs consiste également à réparer des injustices et susciter peut-être des rééditions d'enregistrements rares et précieux.