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Théâtre. Tome 3
De Ghelderode Michel
GALLIMARD
25,40 €
Épuisé
EAN :9782070227433
Ce troisième volume du Théâtre de Michel de Ghelderode contient cinq pièces. La Pie sur le Gibet est une de ces kermesses flamandes à la Breughel qu'affectionne Michel de Ghelderode et qui lui fut inspirée par le célèbre tableau de ce titre du Maître flamand. Au milieu de cette kermesse se dresse un gibet peint en rose et surmonté d'une pie qui parle. Que dit la pie ? Des choses très simples et assez immémorialement vraies. C'est un bon philosophe de la Vie et de la Mort. Pantagleize. Le jour de son quarantième anniversaire, Pantagleize se lève avec l'intention de dire à tout le monde : "Quelle belle journée !" Cette phrase innocente déclenchera une révolution, et le destin du pacifique Pantagleize s'accomplira dans le sang. D'un Diable qui prêcha merveilles. Quand un diable prend, en chaire, la place d'un saint homme, son sermon est une assez curieuse rapsodie ! Les pécheurs de Brugelmonde l'écoutent avec une satisfaction horrible, et un fameux soulagement. Et le diable part à Rome... Sortie de l'Acteur. Renatus est un être faible et impressionnable. Les drames qu'écrit son ami Jean-Jacques l'ont si profondément marqué qu'il en meurt. Cette pièce, pleine de sous-entendus, de mystères et de symboles, est peut-être la plus "strindbergienne" qu'ait écrite Ghelderode, qui la considère comme son testament théâtral. L'Ecole des Bouffons. Le grand Folial, bouffon de Philippe d'Espagne, dirige une école de bouffons. Ses élèves, qui sont envieux et méchants, montent sournoisement un spectacle en son honneur. Ce spectacle reproduit la mort de la fille de Folial. Folial est plus fort que ses persécuteurs et résiste à l'émoi qui le terrasse en cette culminante et mortelle séquence. Il flagelle les pitres et, avant de les chasser, apprend à ses élèves le secret de son art : "Lesecret de notre art, du grand art, de tout art qui veut durer : c'est la cruauté !" N'est-ce pas aussi le secret - un des secrets - de Ghelderode ?
Le roi d'Escurial ne supporte pas d'entendre ses chiens hurler à la mort, tandis que sa femme agonise. Il demande à son fou de le faire rire, mais Folial ne peut que pleurer la reine, qu'il aime. Dans la grande tradition carnavalesque, roi et fou vont échanger leur rôle, le temps d'un jeu cruel où le dévoilement de la vérité préludera à l'exécution du plus faible. Barabbas ne renie rien de ses méfaits, qui sont l'expression de la révolte la plus haute. Mais sa confrontation avec Jésus donne à sa violence une autre dimension. Il prend la tête d'une émeute populaire, au nom de celui qu'on a crucifié à sa place et qui voulait tout chambarder.
Résumé : Ce deuxième volume du Théâtre de Ghelderode contient six pièces qui, tant par leurs dimensions que par leur diversité, donnent une juste idée de leur auteur. On trouvera ici Le Cavalier bizarre, qui nous montre des vieillards dans un hôpital, attendant la mort ; mais quand la mort vient, c'est un enfant qu'elle emporte. La Balade du grand Macabre retrace les aventures d'un ange ridicule et effrayant, Nékrozotar, l'ange de la Mort, qui se promène dans une ville en chevauchant un ivrogne. Trois Acteurs, un drame... (ou : les démêlés tragiques d'un auteur avec ses interprètes) fait songer à quelque Pirandello élisabéthain. Christophe Colomb ne se contente pas de découvrir l'Amérique, il se découvre lui-même à travers la renommée et les siècles . Les Femmes au Tombeau pleurent le Christ dans la maison de Judas. Enfin La Farce des Ténébreux nous raconte sur le mode tragi-comique l'aventure de Fernand d'Abcaude, "gentilhomme d'excellent renom et de faible constitution".
Résumé : Le théâtre de Ghelderode est une oeuvre dramatique étrange, parfois brûlante, et qui porte en toutes ses parties la marque de l'extraordinaire personnalité de son auteur. Michel de Ghelderode, né en 1898 à Ixelles (Brabant), mort en 1962 à Bruxelles, a commencé à écrire pour le théâtre à la fin de la guerre de 1914, et a clos son expérience dramatique à la veille de celle de 1939. Son oeuvre se compose d'une cinquantaine de pièces d'une truculence et d'une verve toutes flamandes. Leur violente jeunesse défie le temps. Ecrites par un Flamand de langue française, elles mettent en scène, dans une langue forte et savoureuse, les démons et les saints qui hantaient les rêves de la Renaissance flamande : moines bons et mauvais, bourreaux, rois fous, seigneurs pervers, populace croyante et fière ; mais, aussi, l'homme d'aujourd'hui, partagé, déchiré, tiré à hue et à dia, à Dieu et au diable.
L'unité du théâtre de Michel de Ghelderode est dans son ton, à la fois truculent et prophétique, comique et désespéré, plein d'images sombres et violentes. Dans ce quatrième tome, il évoque notre temps, le XX ? siècle, aussi fortement que la Flandre médiévale ou renaissante. Le passé apparaît dans ce volume en plusieurs endroits : d'abord dans le grand "mystère" de Marie la misérable qui fut créé en 1952 sur le parvis de l'église de Woluwe-Saint-Lambert-lez-Bruxelles, et dont l'action, toute sainte et toute mystérieuse, se situe en 1302 ; on le voit aussi, mais sous forme de travesti de carnaval, dans Don Juan, drame sur la séduction, la beauté et leur dérision. Enfin le passé se manifeste plus subtilement dans des pièces comme Les Vieillards et Le Club des menteurs qui, par leur simplicité, leurs moralités éclatantes, font songer au grand théâtre d'autrefois. Le recueil se clôt par une pantomime, Masques ostendais. Inspiré du carnaval d'Ostende et suggéré par certaines toiles de James Ensor, ce morceau, dit l'auteur, "constitue un essai de réhabilitation d'un genre oublié et injustement dédaigné".
Ce volume contient les oeuvres suivantes: Les Souffrances du jeune Werther - Les Affinités électives - Wilhelm Meister: 1° Les années d'apprentissage - 2° Les années de voyage ou les renonçants. Traduit de l'allemand par Bernard Groethuysen, Pierre du Colombier et Blaise Briod, introduction de Bernard Groethuysen. Notes des traducteurs.
Ce volume contient les oeuvres suivantes: Le Traité du Narcisse - Le Voyage d'Urien - La Tentative amoureuse - Paludes - Les Nourritures terrestres - Les Nouvelles nourritures - Le Prométhée mal enchaîné - El Hadj ou Le Traité du faux prophète - L'Immoraliste - Le Retour de l'enfant prodigue - La Porte étroite - Isabelle - Les Caves du Vatican - La Symphonie pastorale - Les Faux-monnayeurs - L'École des femmes - Robert - Geneviève ou La confidence inachevée - Thésée. Introduction de Maurice Nadeau. Notices et bibliographie par Yvonne Davet et Jean-Jacques Thierry.
Louis Edouard ; Ostermeier Thomas ; Borchmeyer Flo
Résumé : "Reda se lève et marche d'une extrémité à l'autre de la chambre. Reda : tu vas le payer, je vais te buter moi sale pédé, tu m'as insulté de voleur, je vais te faire la gueule pédale. Edouard, Voix intérieure : voilà pourquoi. Il désire et il déteste son désir. Maintenant il veut se justifier de ce qu'il a fait avec toi. Il veut te faire payer son désir. Il veut se faire croire que ce n'était pas parce qu'il te désirait que vous avez fait tout ce que vous avez fait mais que ce n'était qu'une stratégie pour faire ce qu'il te fait maintenant, que vous n'avez pas fait l'amour mais qu'il te volait déjà. Reda, hurlant : sale pédé ! T'es qu'un putain de sale pédé ! Il secoue Edouard. Soudain il se calme. Il l'embrasse. arrête d'avoir peur, je suis sensible, j'aime pas quand les gens ont peur ou quand les gens pleurent." En 2018, Thomas Ostermeier a adapté pour le théâtre le roman d'Edouard Louis, Histoire de la violence, avec l'auteur. Au coeur de la violence est le fruit de cette collaboration.
Résumé : " Toute la symbolique de La Tragédie d'Othello le Maure de Venise se trouve condensée dans ce titre, qui, d'emblée, dit le tragique et ses modalités : l'exil et la rupture, l'altérité, et la présence, au coeur des relations entre les protagonistes, d'une irréductible obscurité. Le titre pose aussi l'antinomie autour de laquelle s'articule la dramaturgie tragique : l'opposition entre l'ombre, dont le Maure est la représentation métonymique, et la lumière, associée aux splendeurs vénitiennes. D'abord concentrées dans le personnage de l'étranger, propagées par les machinations obscures d'Iago, les ténèbres envahissent progressivement l'univers dramatique, jusqu'à la nuit du drame ". Léone Teyssandier. Une édition bilingue d'Othello avec une introduction et une traduction de Léone Teyssandier inédites en poche et saluées par Pierre Assouline.
Résumé : Enfants d'immigrés, Reda, Ismaël et Ben ont du mal à trouver leur place dans une société qui ne cesse de les stigmatiser. L'islam semble leur offrir le sentiment d'appartenir à une communauté : ils rejoignent le djihad en Syrie. Mais sur place, la violence et l'injustice d'un combat qui broie les individus leur crèvent les yeux et remettent en cause nombre de leurs certitudes. Drôle et émouvante, la pièce pose un regard lucide sur les préjugés comme sur les tabous de la communauté musulmane. Entre humour et phrases chocs, cette pièce qui triomphe auprès de tous les publics est devenue le point de départ d'un dialogue entre parents et enfants, enseignants et élèves, politiques et citoyens.
Le théâtre de Harold Pinter découvre un univers singulier, à la fois comique et terrifiant, fait de sous-entendus, de mal-entendus et de pas-entendus du tout. On y voit, comme à travers un microscope, des personnages qui végètent confusément, dont on ne sait presque rien et qui sont soudain - le temps de la pièce - agressés, violés et réduits à un autre néant. On y parle un dialogue quotidien, savoureusement banal, d'une économie précise et pourtant sibylline, qui débouche sur un impitoyable affrontement dans lequel les mots sont des armes mortelles. On prêche le faux pour savoir un vrai qui est encore plus faussé. Les questions que l'on pose ne sont pas celles qu'on a en tête, et la réponse, ou le refus de répondre, ne fait qu'accroître le gouffre d'incompréhension. La pudeur se fait violence, le sourire menace, le désir impuissance, la victoire défaite. Le choix des oeuvres qui composent ce recueil montre bien le parcours accompli par Pinter. Les premières oeuvres (Une petite douleur, Le monte-plats) appartiennent à ce qu'on a appelé le théâtre de la menace : un micro-univers calfeutré, apparemment serein, qui est ravagé par un envahisseur mal défini, tout ensemble jovial et terrifiant. Les oeuvres plus récentes (Paysage, No man's land) ajoutent un nouvel élément : la mémoire. Les souvenirs avec lesquels on jongle, ceux que l'on retrouve ou que l'on modifie ou que l'on invente, ceux qu'on vole à autrui, ceux qu'on mélange délibérément et qui se télescopent et se contredisent, jusqu'à l'effondrement du ou des jongleurs. Et le rire s'étrangle, ripe comme un saphir sur un disque usé, et se change en cri d'agonie.