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LEIBNIZ DE LA PUISSANCE AU SUJET
DE GAUDEMAR
VRIN
36,00 €
Épuisé
EAN :9782711611676
Dans la forêt des textes leibniziens, la présente étude emprunte un chemin de traverse : la nouvelle élaboration de la notion de puissance qui substitue à la potentialité indéterminée la virtualité. Interrogeant la vis ad existentiam, elle fait apparaître au sein du discours métaphysique une ouverture imperceptible par où l'existence s'écarte, si peu que ce soit, de l'essence, assurant ainsi la légitimité d'un discours moral qui soutient les stratégies singulières des esprits. Poursuivant un tel chemin, Leibniz rencontre constamment Spinoza, mais c'est pour s'en écarter : la création, dont l'éternité essentielle de la substance faisait une chimère, y retrouve un sens, celui d'inaugurer une altérité effective, irréductible au calcul des essences, et maintenue dans l'être par l'amour de Dieu. Au grand jour des existants, la notion de puissance accède progressivement à une nouvelle figure, en prenant le visage multiple de sujets finis. Emergence fragile qui pourrait dessiner à l'horizon la tâche d'une éthique renouvelant l'appel spinoziste à une intériorisation de la nécessité en la reliant au chiffrage individuel.
Médée est plus qu'une mère infanticide, Don Juan plus qu'un grand seigneur méchant homme, Cléopâtre plus qu'une reine séductrice. Ces personnages donnent une voix particulière à des dispositions universelles (rebelles, séductrices, sacrificielles, etc.). En incarnant un monde possible ou désirable, ils nous posent la question : Quel monde voulons-nous ? Ils nous insufflent leur énergie, leur désir de vivre. A nous, comme l'ont fait naguère Mozart ou Shakespeare, d'entendre leur exigence de reconnaissance, de mesurer le poids de tradition qu'ils transmettent, mais aussi les possibilités d'existence qu'ils ouvrent en montrant diverses formes de vie. Les personnages vivent dans une aire transitionnelle, entre l'intime et le collectif. Individualités typiques, ce sont des virtualités agissantes qui prennent corps dans les songes, les oeuvres d'art, les textes littéraires (tragédie grecque, drame shakespearien, opéra), au cinéma aujourd'hui, et tissent notre imaginaire partagé. Comme les femmes inconnues du mélodrame hollywoodien étudié par Stanley Cavell, ils nous offrent un nouveau cogito qui réhabilite la vie sensible et affective.
Ile du Cygne, île de France, Perle de l'océan, Clé des Indes... l'île Maurice a changé plusieurs fois de nom. Aujourd'hui, elle est un melting-pot de peuples et de couleurs de peau, descendants de planteurs blancs, d'esclaves noirs affranchis, d'"engagés" indiens, de commerçants chinois... L'île Maurice est belle, chatoyante et romantique. Son relief, ses plages, ses montagnes, ses plateaux, ses forêts, ses ports, ses lagons procurent au visiteur une impression paradisiaque. Entre bonne chère et fêtes religieuses, entre séga et cari, Maurice brasse des traditions multiples, venues de trois continents (Europe, Afrique, Asie) et perpétuées à travers folklore, musique et littérature. Une île arc-en-ciel, à découvrir en compagnie de Bernardin de Saint-Pierre, François Leguat, Chartes Darwin, Ida Pfeiffer, Charles Baudelaire, Joseph Conrad, Mark Twain, Alexandre Dumas, J. M. G. Le Clézio, Max-Pot Fouchet, Ananda Devi, Carl De Souza,Natacha Appanah et bien d'autres...
Ce vocabulaire est un outil pour accéder à l'oeuvre de Leibniz. Un vocabulaire donne une sorte de coupe statique d'un arbre en continuelle évolution, en le prenant arbitrairement à telle ou telle étape de son développement: il ne peut restituer la dynamique de l'oeuvre. Pourtant il est indispensable, si l'effort philosophique leibnizien est d'abord un effort d'expression rigoureuse et de définition, et qu'on ne saurait lire toute l'oeuvre avant de pouvoir en approcher. Il fallait donc un signalement provisoire des concepts que la lecture de l'oeuvre permettra de dépasser. Telle est l'ambition de ce vocabulaire: faire office de passeur ou de passerelle.
Des religieux voués à la prédication peuvent-ils se reconnaître "une vocation universitaire" ? L'Université, de son côté, est-elle prête à recevoir et intégrer la collaboration de "frères prêcheurs" ? En 1907, quelques jeunes dominicains français, professeurs au "Saulchoir" , en Belgique, où ils étaient alors exilés par les lois anti-congréganistes, créaient la Revue des Sciences philosophiques et théologiques : ils se donnaient ainsi un instrument qui leur permettrait de communiquer au public savant non seulement les fruits de leurs propres travaux, mais aussi les résultats d'autres spécialistes engagés dans les mêmes disciplines et de nourrir par là un dialogue constant au sein de la recherche universitaire. En 2007, célébrant son centenaire par un colloque à l'Institut Catholique de Paris, la revue a voulu évaluer la pertinence des intuitions qui présidèrent à sa fondation et dresser un inventaire critique de ses principales réalisations. L'intérêt des contributions ici rassemblées dépasse celui de l'histoire d'un siècle d'études dans l'Ordre des Prêcheurs : on y trouve des ressources originales pour penser aujourd'hui la question du rapport entre culture universitaire et appartenances religieuses, raison et foi.