Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
AUX PRISES AVEC LA DOULEUR - ANALYSE CONVERSATIONNELLE DES C
DE FORNEL/VERDIER
EHESS
18,00 €
Épuisé
EAN :9782713224515
La douleur étant généralement conçue comme une expérience subjective, c'est vers son patient que se tourne le praticien pour l'évaluer. Comment dès lors détecter la douleur chez des enfants souffrant (le maladies orphelines et ne pouvant pas s'exprimer par la parole? L'enjeu central des consultations d'analgésie, pour ces enfants polyhandicapés et non parlants, est la confrontation de l'évidence perceptive issue de l'examen clinique et des connaissances d'arrière-plan fournies par l'entourage parental et médical. L'algologue observe non seulement les symptômes mais aussi leur inscription au sein des modes expressifs infraverbaux (mécontentement, quête affective, souffrance) propres à chaque enfant. L'approche conversationnelle, au prix d'une enquête attentive des consultations d'analgésie et étayée par une critique des approches philosophiques et cognitives de la douleur, permet aux auteurs d'échapper à la fausse alternative du subjectivisme et de l'objectivisme dans laquelle se sont enfermées en règle générale les études sur la douleur.
John Cage (1912-1992) est l'un des compositeurs les plus connus, mais aussi les plus controversés du XXe siècle. Il a exploré des territoires inconnus en créant un répertoire pour le piano préparé, en utilisant l'électronique de manière novatrice et en introduisant l'impersonnel dans son processus de composition. Son important corpus de pièces indéterminées témoigne d'un refus des hiérarchies du monde musical de son temps. Il a contribué à élargir l'univers sonore, a développé la dimension de la performance et a donné davantage de liberté à l'interprète. Il est l'un des rares compositeurs à avoir créé parallèlement une oeuvre plastique d'une grande importance et avoir produit des installations-expositions où il s'est livré à une forme de tabula rasa. En étroite collaboration avec le chorégraphe Merce Cunningham, il a forgé un rapport radicalement nouveau entre la musique et la danse. Son insatiable curiosité l'a conduit à se tourner vers le bouddhisme zen, qui deviendra le fondement de sa création non intentionnelle. Dans cette monographie, Anne de Fornel présente à la fois l'homme et l'oeuvre en éclairant tous les aspects de sa production à partir d'une recherche de première main effectuée dans différents fonds d'archives américains. Des entretiens réalisés avec des personnalités proches, des collaborateurs de longue date et une nouvelle génération d'interprètes apportent aussi le témoignage de l'empreinte qu'a laissée John Cage dans l'art du XXe siècle.
A défaut de pouvoir expérimenter, le chercheur en sciences sociales construit ses objets : il les collecte, les classe et les compare, comme l'adepte des sciences de la nature, et s'efforce ainsi de transcender la singularité historique et psychologique de ses observations initiales. Mais dans quelle mesure peut-il généraliser à partir d'un ou de plusieurs faits, et en quoi cette généralisation, qui revient a énoncer une loi, équivaut-elle à une règle universelle ? Et s'il cède à la tentation de l'universalisation, ne risque-t-il pas d'oublier le stade du spécifique ? Les textes rassemblés ici reflètent des positionnements radicalement différents, allant du pessimisme à l'optimisme, quant à la possibilité même de généraliser. Or, dans un monde dont le mouvement vers l'entropie semble s'accélérer toujours davantage et dont les archives sont chaque jour plus ouvertes, généraliser demeure plus nécessaire que jamais, fût-ce au risque de l'erreur ou, plutôt, au prix du dépassement perpétuel.
Résumé : Cet ouvrage traitant des ondes évanescentes nous fait faire un long voyage dans le temps : depuis le XVIè siècle au début de l'optique géométrique jusqu'au XXIè siècle vers une nouvelle optique atomique, en passant bien sûr par la fin du XXè siècle où nous découvrons une maîtrise de ces ondes pour toutes sortes d'applications en optique et en optoélectronique, si nécessaires au développement des télécommunications optiques. Longtemps, les opticiens et les électromagnéticiens ne considéraient que les ondes propagatives qui, elles, transportent de l'énergie ; ils ignoraient le champ évanescent qui, pourtant, fait partie intégrante du champ proche d'un objet éclairé. L'auteur, Frédérique de Fornel, nous éclaire sur ces ondes évanescentes mystérieuses qui ne deviennent détectables qu'après une perturbation. On découvre leur rôle, leur réalité physique. Elle nous montre tout le champ d'applications découlant de leur utilisation. Parmi les dispositifs optoélectroniques et optiques à ondes évanescentes, on note les coupleurs, les guides d'ondes, les mélangeurs, les antennes, les détecteurs spatiaux submicroniques, les microscopes dits à champ proche, les circuits intégrés optiques, les circuits hybridés sur une plate-forme mère. Une lecture attentive laisse entrevoir nombre d'autres applications qui pourraient germer de l'esprit inventif de certains lecteurs. L'auteur nous fait ainsi découvrir que des atomes peuvent être influencés par un champ évanescent optique. Bientôt, on pourra manipuler des atomes par l'intermédiaire d'une optique atomique.
Substance naturelle produite par la vigne, le resvératrol a fait l'objet d'études approfondies : ont été mises au jour ses applications dans la santé de la vigne comme dans le bien-être humain. Norbert Latruffe lui consacre ses recherches depuis vingt-cinq ans. Soucieux de démystifier la science, il raconte ici la passionnante histoire de la découverte de cette " nouvelle aspirine ", depuis la médecine extrême-orientale jusqu'à aujourd'hui.
L'Homme poursuit l'enquête engagée dans le précédent numéro : quelle est donc cette curieuse chimère à deux têtes qui orne sa couverture depuis sa fondation ? Selon Claude Lévi-Strauss, qui l'a choisie, il s'agirait d'un "dieu Tortue" de la culture pré-colombienne Coclé, en Amérique centrale. Que sait-on de cette culture et de ses productions graphiques ? A quel genre de dieu, et à quel genre de tortue, correspond ce personnage ? Et que dire de la bicéphalité joyeuse et hypnotique qui le caractérise ? Richard G. Cooke et Carlo Severi apportent quelques éclaircissements sur ces questions. Trois "Etudes & Essais" forment le coeur de ce numéro, illustrant une nouvelle fois l'ouverture épistémologique de notre revue. Camille Chamois explore à quelles conditions ethnographiques, philosophiques et psychologiques une théorie perspectiviste peut envisager la multiplicité de points de vue d'êtres différents, humains ou non humains. Abigaël Pesses nous conduit ensuite chez les Karen de Thaïlande et nous présente un curieux motif dessiné sur l'envers d'un plateau de riz, dans lequel toute une cosmologie se voit sobrement condensée afin de guider les morts sur le chemin de l'au-delà. Sophie Blanchy et Haddad Salim Djabir, pour leur part, restituent les échanges cérémoniels qui rythment et organisent les relations entre groupes de descendance sur l'île de Mohéli dans l'archipel des Comores, de même que le processus historique de la préservation de ces usages sous l'influence de riches marchands étrangers. Laurent Berger, enfin, clôt ce numéro par un nouveau commentaire critique du livre de Charles Stépanoff, Voyager dans l'invisible. Techniques chamaniques de l'imagination (La Découverte, 2019), en réexaminant la corréla¬tion entre naissance de la hiérarchie et mode de médiation reli¬gieuse. Il est ainsi question de cosmologies, dans ce numéro, et de la matière cérémonielle et picturale par laquelle une population figure - et donc rend disponible - le monde relationnel qu'elle habite et qu'elle produit.
Septembre 1993 : Serge Moscovici devient docteur honoris causa de l'université de Séville. Le discours qu'il prononce alors allie bilan critique de la théorie des représentations sociales. retour réflexif sur son propre parcours et nouveaux horizons de recherche. Avec ce texte inédit. Moscovici érige la psychologie sociale, dont il est l'un des fondateurs, en véritable anthropologie du monde contemporain.
Depuis le début des années 1990, la plupart des hôpitaux européens ont révolutionné les pratiques entourant la mort du foetus ou du nourrisson. Escamoter l'enfant mort et inciter les parents à "passer à autre chose", tel était l'usage jusqu'alors. Apprendre à "faire son deuil", telle est la règle désormais. Le deuil devient volontariste, presque appliqué. Mais le plus surprenant est sans doute l'invite systématiquement faite aux parents de regarder leur enfant mort. Internationale, cette mutation fut aussi radicale: en dix ans, une page de l'histoire de la mort enfantine a été tournée. Elle cristallise une nouvelle manière de saluer les morts rendant essentielles la matérialité et l'incarnation du souvenir. Que s'est-il passé pour que la présentation ou la représentation du corps devienne, ou redevienne, incontournable pour penser la perte? Un simple retour au passé? Fétichisation du corps et psychologisation de son usage: le corps, la chair, le donné biologique sont appelés au secours des psychés. Mais le phénomène se limite-t-il bien au cas des bébés morts? Que nous suggère-t-il de la redéfinition contemporaine des identités?