Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Sonia, marin-pécheur. Inspiré d'une histoire vraie
DE BORODAEWSKY-DELOU
ATRAMENTA
15,05 €
Épuisé
EAN :9789523408180
L'histoire vécue, la vie de la 1ère femme marin-pêcheur de France. Je ne me reconnais plus. Est-ce à moi, ce visage tanné ? Ces mains gonflées qui couraient autrefois, légères, sur le piano ? Ce bleu de marin, ces bottes, ces cheveux courts ? La femme d'antan a disparu. Une autre est née, sculptée par l'océan. A haler les funes, j'ai des épaules trapues. A épouser le roulis, des reins musclés et douloureux. Quand je rentre auprès de mes enfants, suis-je autre chose qu'un marin harassé, pressé d'oublier, dans un sommeil rapide, un travail épuisant ? Pourtant, grâce à moi, ils ne manquent de rien. Durant mon absence, une femme de confiance veille sur eux. Je leur assure honnêtement, virilement, la subsistance qu'ils ne peuvent plus attendre que de moi. Qu'importent mes transformations inévitables, celles de mon foyer ! Le résultat est encourageant. Et ce métier m'a tant donné ! A l'échelle de l'océan, les soucis terrestres semblent amoindris ; j'ai compris la valeur de la contemplation, le pouvoir de la volonté de l'esprit sur la matière, la précarité de notre condition humaine. Mais pour étancher cette soif de pureté que seuls nous procurent les horizons infinis ou les cimes, que de souffrances, que de révoltes ! Moquée des marins qui méprisent ma faiblesse physique, oubliée de mes amies qui prennent mon métier pour une déchéance, je me sens de plus en plus incomprise, de plus en plus " engagée " dans l'expérience enivrante de la mer. Enivrante et souvent pathétique. Sonia est née à Saigon, d'un père russe issu d'une famille de grande noblesse dépouillée et ruinée par l'arrivée des révolutionnaires. Mariée à un officier de marine décédé, elle aboutit à Royan. Sonia avait deux buts dans la vie : récupérer les terres de sa famille (encore sous le régime communiste ! ) et sa passion pour la mer qui lui fit lutter pour que les femmes puissent naviguer avec les mêmes droits que les hommes, chose impossible en France à cause de la loi Colbert dans les années 60. C'est cette dernière volonté qui lui vaut de figurer parmi les personnages importants de Royan. Douée d'un tempérament à la Russe, d'une solide constitution et d'une remarquable intelligence ainsi que d'une grande culture, elle avait ainsi tous les atouts qui lui permirent de réussir. Son but était que les femmes puissent bénéficier des mêmes droits que les hommes sur un bateau c'est-à-dire d'être légalement inscrites sur le rôle d'équipage, ce qui leur apporterait salaire, sécurité sociale et retraite au même titre qu'eux. Elle finit par vaincre à elle seule et à surmonter tous les obstacles en utilisant un biais que personne n'anticipa. Elle obtint de se faire légalement inscrire non comme marin mais comme mécanicien de la marine. Elle pouvait alors être inscrite sur le rôle d'équipage. Colbert était vaincu !
Résumé : Qui est Greta Thunberg ? Héroïne d'un présent assombri par le désastre climatique en cours pour les uns, incarnation de la bêtise catastrophiste du contemporain pour les autres. Pourtant, ce qu'elle nous apprend va au-delà du jeu d'échec des "pour" et des "contre" qui plombe les débats relatifs à l'écologie. Ce qu'elle nous apprend est tout simplement une nouvelle manière de penser et d'agir à l'aune de la crise que nous traversons. Avec Greta Thunberg, la figure de l'intellectuel jugeant le monde depuis la certitude de sa connaissance se voit déboulonnée au profit d'une autre, qui ne craint plus de regarder en face l'incertitude de toute connaissance. Car il y aura toujours une raison d'attendre, une donnée manquante, une théorie non vérifiée, une hypothèse sur un risque non expurgée de valeurs. Or ce dont nous avons besoin, aujourd'hui, est autre chose, qui prend la forme d'un savoir que nous ne pouvons pas maîtriser ? le savoir de l'urgence. De ce savoir, Greta Thunberg est désormais l'incarnation. Et Laurent de Sutter propose de se mettre à son école.
Des activités créatives qui apportent calme, concentration et apaisement. Une pause inattendue et bénéfique pour les petits comme pour les grands ! 8 tableaux à gratter, des pas à pas et 1 stylet. Grâce au contenu de cette pochette, crée des décorations vraiment uniques sur le thème du printemps ! Cette activité demande à l'enfant de la patience et de l'application et lui procure à la fin le plaisir d'offrir des tableaux très réussis !
«Chacun de nous vit avec un ange, c'est ce qu'il dit, et les anges ne voyagent pas, si tu pars, tu le perds, tu dois en rencontrer un autre. Celui qu'il trouve à Naples est un ange lent, il ne vole pas, il va à pied: "Tu ne peux pas t'en aller à Jérusalem", lui dit-il aussitôt. Et que dois-je attendre, demande Rafaniello. "Cher Rav Daniel, lui répond l'ange qui connaît son vrai nom, tu iras à Jérusalem avec tes ailes. Moi je vais à pied même si je suis un ange et toi tu iras jusqu'au mur occidental de la ville sainte avec une paire d'ailes fortes, comme celles du vautour." Et qui me les donnera, insiste Rafaniello. "Tu les as déjà, lui dit celui-ci, elles sont dans l'étui de ta bosse." Rafaniello est triste de ne pas partir, heureux de sa bosse jusqu'ici un sac d'os et de pommes de terre sur le dos, impossible à décharger : ce sont des ailes, ce sont des ailes, me raconte-t-il en baissant de plus en plus la voix et les taches de rousseur remuent autour de ses yeux verts fixés en haut sur la grande fenêtre.»
C'est dans ce cabaret sonore et enfumé que la Mort entra, un jour... Il y eut un souffle polaire qui m'enveloppa, comme le vent d'une aile. Je me trouvai mal à l'aise, soudainement, pris de frissons et de vertige. Voyant toute chose en noir et blanc, j'eus un besoin d'air frais, et je sortis vacillant dans un silence subit, refusant l'aide de Léonard, qui devait me croire ivre. A la rue, je sentis le trottoir se dérober sous mes pas et j'allais m'effondrer, lorsque je fus redressé par une poigne solide." A travers les douze contes, curieux et sombres, qui composent ce recueil, Michel de Ghelderode recrée l'univers de ses pièces de théâtre; on y retrouve ce même esprit, cette même couleur. Avec un sens poétique indéniable, il aborde les thèmes qui lui sont chers: obsession de la mort et hantises métaphysiques, et mêlant l'imagination, la fantaisie et le rêve, il mène le lecteur dans les tréfonds des ténèbres, là où se trouvent fantômes, masques grimaçants et autres monstres...
Il m'a fallu un demi-siècle pour voir le bout du tunnel : cinquante années de malheur. J'aimerais vous dire qu'il y a eu beaucoup de moments heureux, mais je vous mentirais. Les beaux souvenirs de mon passé se comptent sur les doigts d'une main. Et pourtant, je peux affirmer aujourd'hui que j'ai découvert l'authenticité du bonheur... Je remercie mon coeur d'avoir survécu à toutes les tragédies. Ce livre est mon pur vécu, sans aucune fiction. J'ai voulu publier mon histoire afin de la partager avec les lecteurs. Certains se reconnaîtront dans mes écrits qui, je l'espère, pourront apporter des réponses à leurs questions.
Ah, je viens tout juste de terminer la lecture du livre que vous tenez en main, et déjà je ne me contiens plus. Je me sens comme poussée par une force supérieure, à me lancer dans une plaidoirie itinérante en faveur de la parité des genres, de la reconnaissance éternelle de la valeur de la femme, qui ne peut qu'être égale à celle de l'homme. Je mesure bien la difficulté liée à cet engagement si tentant, mais je me sens armée de toute sorte d'arguments pour tenir tête aux contrevenants. Pour parler de la relation entre les femmes et les hommes, sur cette terre, je n'ai pu pour l'instant recourir qu'à ce mot : "parité" . Mais à peine je l'ai écrit, je l'ai aussi perçu presque immédiatement comme l'indice d'un appauvrissement, lié au langage de notre temps. Il me semble hélas la manifestation verbale d'un politically correct qui cache à peine son inadéquation face aux argumentations théologiques, ontologiques et anthropologiques développées le long de ce livre. Pour nous qui sommes habitués à l'analyse des textes relevant de la laïcité institutionnelle (textes païens ? ), l'impact avec une analyse biblique des injustices commises contre les femmes dans nos sociétés est presque cinglant, parce qu'il laisse immédiatement percevoir l'arnaque qui est à son fondement. Oui, avec Laurence Ndong, je viens de conforter mon idée selon laquelle les inégalités entre les hommes et les femmes, dont on souligne presque partout l'origine religieuse, ne sont que le fruit d'une construction sociale. C'est donc avec réconfort que nous devons continuer à penser à notre Dieu, lui reconnaissant l'intégralité et la plénitude da sa miséricorde, confiants du fait qu'il n'aurait pas pu consacrer une injustice, une domination ad aeternam du genre masculin sur le genre féminin. Le Seigneur n'y est pour rien dans nos souffrances, au contraire, il s'est déployé de toutes les façons imaginables, pour nous libérer définitivement des tentations. Ce n'est donc pas dans sa bible que se trouvent les textes justificatifs de l'oppression. D'où sont donc venues les inégalités qui pénalisent les femmes un peu partout dans le monde aujourd'hui ? Pour nous conduire à l'acquittement de la Bible par rapport aux piètres considérations faites au sujet des femmes, Laurence Ndong nous propose une méthode : "donner aux textes bibliques l'occasion de s'investir en nous, de nous interroger, de nous habiter, de polir et de dégrossir notre regard, de mieux éclairer notre raisonnement". . L'invitation m'est parvenue tout droit dans le coeur, certainement parce qu'elle a sollicité ma foi chrétienne. Mais à peine j'ai suivi l'autrice dans sa démarche, je me suis vite rendue compte qu'il ne s'agit pas ici de la seule exégèse biblique, qui ferait de nous les héritières à peine méritantes des religieuses cloîtrées. Il s'agit plutôt d'une herméneutique comparée, qui croise les authentiques écritures bibliques avec de nombreux textes qui jalonnent et règlent notre vie aujourd'hui : Les codes civils en vigueur dans nos pays, les rapports des organisations internationales qui se penchent sur la condition de la femme ainsi que d'autres sources. Et ce n'est pas tout. A travers ce live, Laurence Ndong ne nous a pas invités à une partie littéraire. Voilà donc que le parallélisme entre les études textuelles et les épisodes de la vie quotidienne vient corroborer une démarche résolument holistique, qui puise dans l'histoire de l'humanité, les éléments de démenti des croyances sans fondements, devenues pourtant dur comme fer. Nous sommes donc tous appelés à le reconnaître : oui, la femme n'est pas née pour être dominée. C'est le principe à partir duquel il faut se mouvoir, pour arriver nécessairement à la question de son leadership. La société des humains, on le sait, a opté pour un leadership restrictif, je voulais dire restreint. Le mode de gouvernement de nos sociétés (religieuses et païennes) est dit représentatif, parce qu'une poignée de personnes est appelée à exercer le pouvoir à la place de tous. Quelle place réservée à la femme au moment de la détermination de ces leaders ? La femme peut-elle légitimement exercer un leadership et occuper pleinement une position de commandement ? De nombreux passages de ce livre nous fournissent une réponse réconfortante. En conclusion de cette préface, je dois réitérer mon admiration pour l'autrice Laurence Ndong, dont l'engagement dans la vie me semble ne souffrir d'aucun doute. C'est un engagement marqué du sceau de la vérité qui tient probablement de sa fonction de pasteur, mais c'est aussi sans doute un engagement qui tient de son souci à voir le monde se libérer finalement de l'oppression, d'où qu'elle puisse en être l'origine. Laurence est l'exemple d'une femme leader qui, à partir de sa capacité à prêcher la véritable parole du Seigneur, se jette corps et âme dans le monde des humains que nous sommes, pour que les vérités prêchées puissent acquérir la nécessaire matérialité. C'est ainsi que j'ai cru voir dans ce livre, non pas un combat pour la libération de la seule femme des carcans et autres jougs qui l'assujettissent, mais une volonté consciemment exprimée d'activement libérer même les hommes des fausses croyances discriminatoires pour en définitive promouvoir la société de la béatitude. Souvent, le long de la lecture, je ne me suis un peu abstraite de la compréhension sémantique des lignes du texte, pour me complaire dans la vision (contemplation) de Laurence Ndong engagée dans une sorte d'opération de libération, dans sa qualité reconnue de leader d'une guérilla sémiologique urbaine et rurale, mondiale. Je m'y voyais enrôlée. Cécile Kyenge, Députée Européenne, ancienne ministre italienne
Ces petits portraits glaçants et cyniques, désabusés ou terrifiants, offrent, au lecteur qui l'ose, une mosaïque de personnages ayant tous en partage le même lourd fardeau : l'assomption d'une réalité parfois trop noire. Ce deuxième recueil de nouvelles s'inscrit dans la lignée du premier : inquiétant et macabre à souhait, il ravira les plus téméraires d'entre vous.
Ma maman était dans un ménage polygamique. Et cette relation l'écartait définitivement du baptême catholique. Le message du Père Maurivin, relayé de paroisse en paroisse depuis toujours, était sans équivoque : Dieu n'acceptant pas la polygamie, quiconque souhaitait recevoir le baptême devait sortir d'une telle union réprouvée par L'Eglise et, durant de nombreuses années, travailler en tant que "catéchumène" au service de la paroisse, pour expier ses péchés. A force de supplier son époux, de faire intervenir ses parents et relations diverses, papa avait fini par marquer le premier pas consacrant son adhésion à la vocation de son épouse par Dieu : ne plus partager la même couche. L'adolescente avait rendu compte à sa mère : Père Maurivin voulait d'elle. En retour, investi de ses pouvoirs de droit divin, il accordera le baptême à sa mère à la prochaine fête de la Nativité. Le cas échéant, non seulement elle n'aura jamais accès à ce sacrement, du moins tant que le missionnaire sera responsable de l'église ; mais en sus, elle retournera occuper sa place de catéchumène à l'extérieur de l'église, en "représailles" . "Il m'avait accordé deux jours de réflexion". Elle en avait jusqu'à mercredi. "Quelle était ma consistance dans l'échelle des valeurs de cet homme de Dieu ?"