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Voix du soin en contexte traumatique
Davoine Françoise
PUF
15,00 €
Épuisé
EAN :9782130830658
Le livre s'ouvre sur la transcription intégrale de témoignages recueillis auprès de soignants en première ligne durant la pandémie. Ils font étonnamment écho à la psychothérapie de l'avant pratiquée par de futurs analystes de la folie et des traumas mobilisés dans les hôpitaux militaires de la Première Guerre mondiale. La seconde partie du livre revient sur cette orientation de la psychanalyse largement ignorée en France, en explore les grands principes au fil d'une enquête sur ses traces dans l'histoire de la discipline, et surtout dans les histoires dont rend si bien compte la littérature. Freud abandonna cette approche pour y revenir à plusieurs reprises, affirmant l'existence d'un inconscient non refoulé, fait d'images sensorielles intenses s'imposant dans une temporalité au présent, et dont l'enjeu est " la vérité historique ". Cet inconscient dissocié et sa thérapie sont une constante dans le soin psychique de la folie et des traumas depuis l'Antiquité.
Construit comme un récit de voyage, ce livre explore les mouvements psychiques mobilisés par notre rapport à la terre, à l'espace et à la géographie. L'auteure s'appuie sur ce que l'écriture de Freud nous révèle de son transfert géographique, notamment dans ses correspondances rédigées au cours de ses voyages. De là, elle analyse le travail de la géographie psychique dans certaines cures analytiques, en lien avec les traumas dus aux bouleversements de l'Histoire. Les oeuvres de créateurs artistes et romanciers, riches d'inventions géographiques, sont également convoquées pour faire apparaître les liens inextricables de la psychanalyse avec le travail de la culture.
La psychose, c'est ce devant quoi un analyste ne doit reculer en aucun cas" affirmait Lacan. Pourtant, aux dires de ceux qui errent sans relâche dans son temps immobile, la folie est une recherche sur la petite et la grande histoire qui n'intéresse pas souvent leurs soignants. Dans ce livre, le philosophe Wittgenstein intervient comme principal acteur de cette investigation des psychoses. À une époque de banalisation des traitements de choc, parfois avec la complicité de la psychanalyse, il réveille les échos des grands thérapeutes du XXe siècle qui ont défendu la parole de la folie, au siècle des totalitarismes, grâce à l'outil du transfert et à l'implication du therapôn, le second au combat. Cette voix de Wittgenstein continue d'interférer pour nous rappeler que, en dépit des diagnostics pessimistes pour les personnes atteintes de troubles de la personnalité, il est possible de remettre le temps en marche avec l'espoir de s'émanciper des discours qui effacent les traces et les sujets.
Jean-Max Gaudillière a tenu pendant quarante ans avec Francoise Davoine un séminaire à l?EHESS intitulé « Folie et lien social », soit quarante années de recherche à partir de leur pratique d?analystes à l?hôpital psychiatrique. Folie de la guerre, incestes, trahisons, folie « politique » - en ce sens qui s?insurge contre l?effacement des traces et cherche à établir la vérité historique des faits passés sous silence au fil des générations. Jean-Max Gaudillière et Francoise Davoine qualifient leur travail de co-recherche avec le patient, dans des zones catastrophées, étendues arides et muettes aux limites de l?expérience humaine. L?auteur poursuit, au fil de son euvre, la pensée d?un analyste therapôn (terme emprunté à Homère qui désigne le second au combat, et qui est responsable des rites funéraires). Ces séminaires s?appuient sur différents auteurs : Wifried Bion, Vassili Grossman, Robert Musil, Rabelais, Yvette Guilbert, Jack Kerouac et Kurt Vonnegut.Notes Biographiques : Jean-Max Gaudillière (1943-2015) était agrégé de lettres classiques, docteur en sociologie et psychanalyste. Il a travaillé plus de trente ans en hôpital psychiatrique et a animé avec Françoise Davoine un séminaire à l'EHESS, dont les recherches sont ici publiées. Il était également membre du Centre d'études des mouvements sociaux. Ce livre constitue la suite d'un premier volume, Leçons de la folie. Séminaires 1-7 (2020). Agrégée de lettres classiques et docteur en sociologie. Psychanalyste et membre du Centre d'études des mouvements sociaux à l'EHESS à Paris (en 2006).
Demain c'est la Toussaint La narratrice vient d'apprendre la mort par overdose d'un de ses patients psychotiques. Découragée, elle s'en veut, en veut à la psychanalyse de cet échec et est tentée d'abandonner son travail à l'hôpital psychiatrique. Elle y retourne néanmoins, " à reculons ", et commence alors un étrange voyage où elle rencontre des personnages surgis du passé, fous du Moyen Age, - Mère folle -, acteurs des sotties qui se mêlent aux malades de l'hôpital, mais aussi ses propres sources littéraires et philosophiques, sous forme de dialogues imaginaires ou rêvés avec de grands penseurs comme Erasme, René Thom, Artaud, Wittgenstein ou Schrödinger. Cette traversée dialogique, qui est aussi un retour dans son propre passé, la rend capable de recevoir et mettre en actes les enseignements de Gaetano Benedetti, à qui elle rend visite à Bâle à la fin de son livre. Celui-ci lui conseille de s'immerger dans le délire de ses patients afin de devenir leur égal fraternel et leur aménager un espace auxiliaire où pourront être rendues conscientes les " aires catastrophiques " constitutives de leur folie. Le traitement possible de la psychose est à ce prix. Et c'est sur cette note d'espoir, dans la liesse du Carnaval de Bâle qui nous replonge dans l'univers de la folie du Moyen Age, que s'achève ce récit. Le lecteur y retrouvera l'originalité et la richesse de La Folie Wittgenstein.
La perte d'une personne aimée est toujours éprouvante et trop souvent aboutit à des perturbations émotionnelles durables et profondes, en particulier à de l'angoisse et de la dépression. Ce livre, troisième et dernier de l'oeuvre que John Bowlby a consacré au concept de l'attachement, décrit les réactions des enfants et des adolescents à la perte d'un parent en les comparant aux réactions des adultes à la perte d'un conjoint ou d'un enfant Une attention toute particulière est accordée aux perturbations du deuil aux différents âges et aux événements récents ou anciens qui les favorisent Les différents types de réactions ainsi que les circonstances qui aboutissent à des évolutions favorables ou perturbées s'avèrent être semblables à tous les âges. John Bowlby intègre à la théorie psychanalytique les notions les plus récentes tirées de l'éthologie, de la cybernétique et de la psychologie cognitive. Sa pensée stimulante est parfois controversée, mais elle a le mérite de conduire les cliniciens à une réflexion renouvelée sur les notions de perte, de deuil, de dépression, permettant des approches thérapeutiques nouvelles.
Résumé : L'ouvrage est destiné à tous ceux qui s'intéressent à la question fondamentale : " Est-ce que j'éduque bien ? " Parents, enseignants, éducateurs, responsables politiques, travailleurs sociaux, chercheurs peuvent y trouver matière à réflexion. Un modèle de besoins psychopédagogiques fondamentaux est présenté. Il tente de prendre en compte les dimensions les plus importantes entrant en jeu dans la construction de l'identité d'un individu : besoins affectifs, cognitifs, sociaux, idéologiques. Il donne donc un contenu - et, en cela, il constitue une véritable innovation - à la réponse à la question précitée. Par ailleurs, les auteurs s'interrogent : " Comment, concrètement, répondre au mieux à ces différents besoins ? " Pour cela, ils proposent un " système pédagogique multiréférentiel et intégré " car ils se sont aperçus que les divers courants de pensée pédagogique développent spécifiquement un besoin particulier. Ainsi, ils font correspondre une pédagogie à chaque besoin fondamental. Leur proposition - et c'est en cela que leurs propos sont " postmodernes " - est de ne pas privilégier un courant au détriment des autres. Chaque courant apporte des éléments importants. La multiréférence que chaque adulte doit intégrer dans un modèle pédagogique propre est, selon eux, une démarche incontournable. Leur conception de la formation des adultes est de faire de ceux-ci des sujets-acteurs, voire, mieux, des sujets-auteurs de leur projet éducatif. En d'autres termes, on peut dire que complexité éducative et agir communicationnel sont ici au c?ur des propositions.
Ce Dictionnaire de psychologie allie les qualités d'un bel ouvrage accessible à tous avec les avantages de l'exhaustivité, ce qui ravira les spécialistes. Les termes de la langue courante (adolescence, leurre, agression, réaction, tempérament...) et du vocabulaire de la psychologie (autisme, psychodrame, test de Rorschach...) y sont définis, tandis que les notions fondamentales sont mises en perspective par un rappel des doctrines qui les ont élaborées. Ainsi, le lecteur pourra se demander s'il est plutôt allocentrique ou égocentrique, après avoir distingué les fantômes de son passé des fantasmes de sa libido. Grâce à un système de renvoi entre les définitions et à la prise en compte de notions qui font intervenir aussi bien la psychologie, la sociologie et la psychanalyse, cet ouvrage très utile offre un panorama complet des sciences humaines. --Paul Klein
Hegel Georg Wilhelm Friedrich ; Kervégan Jean-Fran
Cette édition des Principes de la philosophie du droit, fondée sur un établissement critique du texte original, est la plus complète à ce jour: elle propose, dans une traduction nouvelle, ce texte majeur de la philosophie juridique et politique moderne publié en 1820. Sont en outre offertes au lecteur les traductions des annotations manuscrites portées par Hegel sur son exemplaire personnel, des extraits des cours prononcés durant les années où il rédigeait son ouvrage et de son dernier cours fait la veille de sa mort, ainsi que les précieuses « Additions » rédigées par Eduard Gans à partir de cahiers d'étudiants ayant assisté aux cours de Hegel.