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Mère folle. Récit
Davoine Françoise
ERES
21,00 €
Épuisé
EAN :9782910729219
Demain c'est la Toussaint La narratrice vient d'apprendre la mort par overdose d'un de ses patients psychotiques. Découragée, elle s'en veut, en veut à la psychanalyse de cet échec et est tentée d'abandonner son travail à l'hôpital psychiatrique. Elle y retourne néanmoins, " à reculons ", et commence alors un étrange voyage où elle rencontre des personnages surgis du passé, fous du Moyen Age, - Mère folle -, acteurs des sotties qui se mêlent aux malades de l'hôpital, mais aussi ses propres sources littéraires et philosophiques, sous forme de dialogues imaginaires ou rêvés avec de grands penseurs comme Erasme, René Thom, Artaud, Wittgenstein ou Schrödinger. Cette traversée dialogique, qui est aussi un retour dans son propre passé, la rend capable de recevoir et mettre en actes les enseignements de Gaetano Benedetti, à qui elle rend visite à Bâle à la fin de son livre. Celui-ci lui conseille de s'immerger dans le délire de ses patients afin de devenir leur égal fraternel et leur aménager un espace auxiliaire où pourront être rendues conscientes les " aires catastrophiques " constitutives de leur folie. Le traitement possible de la psychose est à ce prix. Et c'est sur cette note d'espoir, dans la liesse du Carnaval de Bâle qui nous replonge dans l'univers de la folie du Moyen Age, que s'achève ce récit. Le lecteur y retrouvera l'originalité et la richesse de La Folie Wittgenstein.
Résumé : Deuxième best-seller après la Bible, Don Quichotte doit certainement son succès international, dès sa parution, à son pouvoir de guérir la mélancolie. Telle est la thèse audacieuse et argumentée de Françoise Davoine. Cervantès a chargé Don Quichotte, "son vieux fils fou", de mettre en scène les épreuves qu'il a traversées de son vivant et leur résolution. Le livre décrit comment les crises successives du chevalier errant sont une façon de faire revivre les guerres auxquelles a participé Cervantès, dont la bataille de Lépante ou son esclavage au bagne d'Alger. Ainsi, les crises de folie montrent ce qui ne peut se dire dans les silences des familles, autour de traumatismes majeurs. En même temps, Cervantès indique avec génie le moyen d'en sortir. Le livre suit donc les différents épisodes du Don Quichotte, ouvrant progressivement le champ des batailles, tel l'épisode des troupeaux de moutons, où l'on voit se profiler une guerre internationale, sur les mêmes fronts qu'aujourd'hui au Moyen-Orient. Nous accompagnons Don Quichotte dans la tourmente, jusqu'à trouver réunies autour de lui plus de trente personnes qui, grâce à son travail d'analyste, ont pu renouer des liens et réinventer un monde fiable. En réalité Don Quichotte nous apprend comment faire avec l'un des fléaux de notre temps, la dépression suicidaire à laquelle il s'adresse nommément. C'est également un manuel de la vita beata, la vie heureuse.
Jean-Max Gaudillière a tenu pendant quarante ans un séminaire à l'EHESS intitulé "Folie et lien social", explorant les leçons de la folie conçue comme un mode de recherche sur des zones retranchées de l'histoire (à quelque échelle que ce soit), et suscitant un transfert particulier à la fois dans l'expérience analytique et au contact d'auteurs qui témoignent de la folie des guerres et des traumas réduits au silence. A partir de son expérience d'analyste pendant trente ans en hôpital psychiatrique, Jean-Max Gaudillière montre comment l'autre peut se mettre à exister malgré sa destruction par des instances sans foi ni loi, et permettre l'émergence du sujet de la parole là où elle a été trahie. Le rôle de l'analyste s'apparente alors à celui du "therapon" chez Homère : celui du second au combat, chargé aussi des devoirs funéraires. Hors de son assignation à une pathologie, la folie tend alors vers l'inscription de ce qui n'a ni nom, ni image, pour remettre en marche le temps gelé sur le site de la catastrophe. Elle croise dans ce livre les oeuvres de Kenzaburo Oe, Pirandello,Toni Morrison, August Strindberg, Pat Barker, Hannah Arendt, dans un dialogue avec des analystes de la folie et des traumas comme Gaetano Benedetti, Frieda Fromm-Reichmann et William Rivers.
La psychose, c'est ce devant quoi un analyste ne doit reculer en aucun cas" affirmait Lacan. Pourtant, aux dires de ceux qui errent sans relâche dans son temps immobile, la folie est une recherche sur la petite et la grande histoire qui n'intéresse pas souvent leurs soignants. Dans ce livre, le philosophe Wittgenstein intervient comme principal acteur de cette investigation des psychoses. À une époque de banalisation des traitements de choc, parfois avec la complicité de la psychanalyse, il réveille les échos des grands thérapeutes du XXe siècle qui ont défendu la parole de la folie, au siècle des totalitarismes, grâce à l'outil du transfert et à l'implication du therapôn, le second au combat. Cette voix de Wittgenstein continue d'interférer pour nous rappeler que, en dépit des diagnostics pessimistes pour les personnes atteintes de troubles de la personnalité, il est possible de remettre le temps en marche avec l'espoir de s'émanciper des discours qui effacent les traces et les sujets.
Un nourrisson éveillé reste rarement inactif, même lorsqu'il n'est pas pressé par les besoins de la vie. Joue-t-il pour autant ? Le cas échéant, à quoi joue-t-il et comment ? Questions fédératrices de ce recueil d'observations et de commentaires divers. D'abord, s'entendre sur la définition du jeu, sa fonction, son origine... Ensuite, chercher les conditions nécessaires au jouet : quiétude, maturité, présence de l'adulte, choix des jouets... Vingt-six volets pour se faire une idée à ce sujet : coups de zoom ou angles plus larges sur des situations de la vie quotidienne.
L'essentiel du travail de l'éducateur réside dans le caractère anecdotique de sa présence à l'Autre. Ce n'est pas pour autant que tout le monde peut se dire éducateur! L'apparente simplicité d'un "être avec" masque la réelle complexité du "faire avec". Et ce serait maintenir une illusion que de penser trouver les ressorts du métier d'éducateur en quelques savoirs disciplinaires: ceux-ci ne peuvent l'expliquer que dans l'après-coup. Le sens du métier d'éducateur est à puiser dans une lecture appliquée des actes posés au jour le jour; encore faut-il pour cela disposer d'un langage approprié. D'où le choix de cent mots simples et pourtant illustratifs de la difficulté de ce métier. Cent mots pour une profession longtemps restée sans mots! Tel est le pari de ce dictionnaire qui, par le biais de chacune des notions explorées, tisse des liens entre l'apparente banalité des gestes quotidiens de l'éducateur et leur fondamentale répercussion sur le développement de la personne accompagnée dans une relation d'aide éducative ou de soin. Au final, ce dictionnaire ne conceptualise pas une pratique professionnelle; il la rend visible et lisible par tous ceux qui sont appelés à l'exercer. Il est une trousse à outils que tout éducateur devra savoir garder à portée de main, tant pour l'aider dans ses écrits que pour penser sa pratique. Biographie de l'auteur Philippe Gaberan, éducateur spécialisé et docteur en Sciences de l'éducation, est formateur et chercheur en travail social à l'ADEA (Bourg-en-Bresse). Rédacteur au journal Lien Social, il est aussi l'auteur ou le coauteur de plusieurs ouvrages et articles de référence.
La résilience, terme emprunté à la physique pour désigner la capacité des individus à surmonter les traumatismes, n'est pas une notion globale ou uniforme : elle présente de multiples facettes et provoque des controverses dans le monde thérapeutique. Dans cet ouvrage où dialoguent Boris Cyrulnik, à 'origine de la diffusion de cette notion en France, et Serge Tisseron qui en combat les ambiguïtés, les auteurs s'attachent à explorer les phénomènes de résiliences: la résilience serait-elle une recette miracle ou une réelle capacité de chacun à s'épanouir malgré le poids d'un traumatisme ? S'agit-il d'un état ou d'un processus ? D'un mécanisme de défense inné ou acquis ? D'une méthode comportementale ou d'une thérapie ? A mener seul ou avec l'aide d'un tuteur de résilience ? Apanage seulement de la jeunesse ou bien possible à tout âge ? Serait-ce un mot magique survalorisant ceux qui ont survécu à un traumatisme en même temps qu'il donnerait du rêve à ceux qui, dans des difficultés graves, peuvent espérer guérir par leurs seules ressources ? D'autre part, la résilience relève-t-elle du scientifique ou bien du moral dans la mesure où l'amour et la compassion semblent y jouer un râle primordial au détriment du travail scientifique sur l'Inconscient ? Et n'emprunte-t-elle pas à la psychanalyse certains concepts dans leur seul aspect positif et structurant ? Enfin, peut-on en tirer des outils thérapeutiques, voire pédagogiques, où à la traditionnelle prise en charge se substituerait une approche valorisant les ressources de vie, les potentialités de l'individu et de son environnement en développant l'espoir sous forme de réparation ou de création ? . . Joyce Aïn, psychanalyste (Toulouse), membre de la Société Psychanalytique de Paris, présidente de l'association Carrefours & Médiations.
Dès l'apparition de la théorie de l'attachement - dans la trilogie de John Bowlby, Attachement et perte - ses relations tumultueuses avec la psychanalyse ont occupé le devant de la scène. Plus encore, on peut affirmer rétrospectivement que cette option théorique a puisé une bonne part de sa créativité dans la vivacité de cette conflictualité. C'est dans cet esprit qu'a été conçu cet ouvrage qui reprend, actualisé et complété. le dossier publié dans Le carnet Psy. Il propose une revue critique en examinant les éléments de convergences. de divergences et d'enrichissement mutuels entre théorie de l'attachement et psychanalyse. Son format synthétique. sa vocation didactique et sa lisibilité en font un incontournable outil pour tous ceux qui veulent s'initier aux rudiments fondamentaux de la théorie de l'attachement; les thèmes traités et l'originalité des ouvertures épistémologiques offrent aussi une lecture stimulante pour les connaisseurs.