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Foucault, Wittgenstein : de possibles rencontres
Davidson Arnold ; Gros Frédéric
KIME
22,40 €
Épuisé
EAN :9782841745555
Foucault, Wittgenstein: de possibles rencontres. La tentation est grande en effet de confronter, comparer, faire jouer ensemble ces deux grandes références de la pensée contemporaine, même s'il ne saurait être question d'établir aucun rapport d'influence directe (Foucault a très peu lu Wittgenstein, il ne le cite que deux ou trois fois, et encore de manière allusive). Mais ces deux figures ont en commun de constituer, pour l'histoire philosophique du XXe siècle, des "icônes". Par là on veut dire que, à la différence de beaucoup d'autres, Foucault et Wittgenstein, en plus de représenter un ensemble défini d'énoncés et un certain nombre de conceptions spécifiques, ce sont immédiatement des visages, des styles de pensée, des pratiques d'existence. D'autre part, on retrouverait assez facilement chez nos deux auteurs un rapport critique, implicite ou explicite, ou même simplement désinvolte à la philosophie traditionnelle (comme un ensemble de systèmes de connaissances qu'il conviendrait d'étudier, de commenter, de corriger...). Mais ce dépassement d'une philosophie classique s'opère chez les deux au nom d'une dimension éthique.
Résumé : Louis Braille est devenu aveugle à l'âge de trois ans à la suite d'un accident. Cela ne l'empêche pas de vivre presque comme les autres enfants. Mais à l'école, les difficultés commencent, car il veut apprendre à lire. Le jeune garçon se fait alors une promesse incroyable : il trouvera le moyen de déchiffrer ce que ses yeux ne peuvent voir. L'histoire vraie d'un destin hors du commun.
Davidson Susanna ; Daynes Katie ; Cullis Megan ; C
Cette collection de douze contes et histoires classiques, joliment illustrés, te plongera dans le monde magique des ballets. Envole-toi avec l'oiseau de feu, danse avec le prince Casse-Noisette et pleure sur le tragique destin de Roméo et Juliette. Pour tous les amateurs de ballets.
Il est aujourd'hui deux manières de mesurer l'oeuvre de Michel Foucault: soit cerner par des colloques l'actualité de la pensée de Foucault; soit en souligner l'inactualité. C'est-à-dire son appartenance désormais à la grande tradition philosophique occidentale. L'ambition de ce volume est à la fois simple et immense: inscrire l'oeuvre de Michel Foucault dans le corpus philosophique au même titre et sur un pied d'égale importance que ses voisins de catalogue - Rousseau ou Platon, Montesquieu ou Hobbes, Aristote ou Kierkegaard, Marx ou Nietzsche, Leibniz ou Kant. Trois grandes parties organisent cette anthologie anthropologie et langage; régimes de pouvoir et régimes de vérité; gouvernement de soi et des autres. Restituant, par la problématique philosophique, les étapes d'un parcours singulier, elles en soulignent l'originalité foncière à partir de l'écart qu'il creuse d'avec la tradition.
La figure du voyageur-philosophe est volontiers associée aux récits de l'âge classique, qu'elle emprunte la forme de la fiction ou celle du témoignage autobiographique. Descartes fonde sa philosophie de la méthode sur l'expérience de l'errance et de l'exil ; jusqu'au XVIIIe siècle, le Voyage philosophique accompagne les grandes découvertes et l'ambition encyclopédique de recenser tous les territoires, les modes de gouvernement et les aires linguistiques. Les liens entre voyage et philosophie semblent ensuite se distendre, au fur et à mesure que s'autonomise la littérature et que se développent la promenade romantique et le voyage d'agrément. Mais peut-on réellement parler d'une fin, ou du moins d'une éclipse du voyage philosophique, et ce phénomène coïncide-t-il avec la fracture historique qui fait éclater le système des Belles-lettres où littérature, histoire et philosophie étaient encore unies ? Le présent ouvrage se propose d'interroger le devenir du voyage philosophique à partir du XIXe siècle et les formes de sa résurgence, à la fois du côté de la littérature et de la philosophie, dans un esprit de dialogue entre les disciplines. De Friedrich Nietzsche, qui élabore sa philosophie de l'esprit libre à partir de ses voyages, à Bruce Bégout, qui revisite la figure du philosophe-voyageur sous la forme du nomade motorisé, la pensée philosophique ne cesse d'être stimulée par l'errance ou d'orienter celle-ci. Y a-t-il lieu de distinguer une écriture philosophique et une écriture littéraire du voyage, et quelle est la place de l'expérience et du vécu, de la description ou de la conceptualisation, selon l'identité ou le champ de compétences que revendique le voyageur ? Voyager en philosophe renvoie aux multiples façons de décentrer l'écriture et la pensée, y compris pour proposer ce que Pierre Macherey appelle une "philosophie littéraire" : que fait la littérature de voyage à la philosophie, et inversement, que fait la philosophie à la littérature de voyage ?
Faye Emmanuel ; Lassègue Jean ; Rastier François ;
Bien au-delà de la seule philosophie, le débat à Davos en 1929 entre Cassirer et Heidegger a marqué l'histoire des idées. Il a même donné naissance à des récits passablement légendaires qui négligeaient le contexte historique précis. Un nouveau regard s'impose, à la lumière des oeuvres publiées depuis lors. Les vingt-cinq tomes de l'édition allemande de référence de Cassirer ne sont disponibles que depuis 2007. S'y s'ajoutent les dix-sept tomes du Nachlass depuis 2017. Des 102 volumes de la Gesamtausgabe de Heidegger, édition de référence mais sans garantie scientifique, moins d'une dizaine reste programmée, mais d'ores et déjà la publication des cinq premiers volumes des Cahiers noirs a permis d'engager une relecture critique de l'ensemble. C'est donc à présent seulement que l'on peut véritablement évaluer les projets contrastés des deux auteurs. Leurs enjeux intéressent notamment le statut de la rationalité et des sciences, en particulier celles de la culture, aussi bien que le statut de la technique parmi les formes symboliques. Et tout autant, l'opposition entre la démocratie et la théologie politique ; entre la légitimité du cosmopolitisme et l'ontologie identitaire ; enfin, entre la possibilité même d'une éthique ou son rejet de principe. Tous ces thèmes contradictoires exigent aujourd'hui une révision critique, non seulement rétrospective, mais aussi ancrée dans le présent. Car au-delà même de la philosophie, des courants de pensée et des forces politiques en Europe et dans le monde poursuivent ces deux voies qui s'opposent aujourd'hui.
Et si la commémoration du bicentenaire de la naissance de Flaubert exigeait un effort de prospective ? En effet, de quel texte majeur l'oeuvre de Flaubert, fondamentalement matricielle, sera-t-elle finalement l'oeuvre source ? La critique s'est beaucoup intéressée aux lectures du romancier et aux textes qui ont pu l'inspirer ; elle a longuement analysé les principes de sa poétique et la manière patiente dont elle s'est élaborée. Mais quid des influences multiples sur ses contemporains ? Elle a beaucoup moins observé comment les héritiers autoproclamés se sont emparés de l'esthétique flaubertienne pour construire leurs propres oeuvres et comment ces dernières font honneur ou pas à l'héritage reçu. C'est cet oubli que prétend réparer Flaubert ou l'oeuvre muse. L'étude offre en effet une exploration panoramique des oeuvres de littérature française qui, dans le mystérieux processus labyrinthique de la création artistique, en plus d'être prismatique, devenue multidimensionnelle, ont contribué jusqu'à ce jour à faire vivre une réelle flaubertolâtrie.