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Cioran. Un héroïsme à rebours
David Sylvain
PU MONTREAL
27,00 €
Épuisé
EAN :9782760620131
On a souvent dit que Cioran, dans son ?uvre en français, reprend les mêmes thèmes, qu'il tend au désistement, au repli sur soi et à l'exploration de sa propre intériorité. Pourtant, le présent essai révèle une subtile inflexion de la pensée du philosophe, d'un recueil à l'autre, et affirme que l'abstention est en fait une prise de position, dont il s'agit de déchiffrer les causes et les modalités. Partant du principe que l'art se définit comme autonomie et fait social, ne prenant forme qu'en opposition à la société, tout en tirant sa substance de celle-ci, Sylvain David avance que Cioran a développé son point de vue de l'univers moderne tout au long de son oeuvre fragmentaire, structurant ainsi son écriture même. A la fois lecture diachronique et étude thématique des écrits de Cioran, cet ouvrage démontre, au-delà de l'apparent éclatement des fragments, l'organisation d'un imaginaire où un va-et-vient entre l'être et le monde s'opère, où la distance que le sujet tente d'instaurer entre ses semblables et lui doit être constamment renégociée, où le marginal ne peut se définir que par rapport à la collectivité, qu'en fonction du groupe dont il choisit de s'exclure.
Boucher François-Emmanuël ; David Sylvain ; Prévos
Les Rolling Stones ont, peut-être plus que tout autre groupe, contribué à l'invention de ce personnage désormais mythique qu'est la rock star. Des moues androgynes de Mick Jagger aux provocations de Keith Richards, du fragile dandysme de Brian Jones à la morgue (si ce n'est l'apathie) de Charlie Watts ou Bill Wyman, les poses et les attitudes des membres de la formation constituent, dans leur interaction et leur complémentarité, ce qui sera bientôt l'ethos obligé de tout musicien rebelle. Pareille mise en scène de l'insatisfaction détonne toutefois, à l'aube des années 1960, dans la mesure où elle ne s'accompagne pas d'une forte conscience politique, reposant bien davantage sur un savant recyclage de culture romantique, musicale et délinquante. La figure flamboyante et irréelle qui en résulte, sorte de Byron de ruelle, répond pourtant à un besoin latent de l'imaginaire occidental, ouvre à de nouvelles formes de contestation et de dissidence. Le personnage de la rock star informe dès lors la production des Stones tout autant qu'il l'accompagne et fait même c'est la perspective qu'adopte cet ouvrage partie intégrante de leur oeuvre.
Robilar est vengé. Le chambellan, le roi, sa fille et même Panisse croupissent dans les geôles, tandis qu'il règne sur le château en compagnie de l'ogre... qui déprime. Amnésique, ce dernier souhaite retrouver mémoire et forme humaine, en embrassant une princesse. Robilar organise donc un concours de prétendantes, sans imaginer ce que les cinq furies qui se présentent au château vont déclencher...
David Sylvain ; Przychodzen Janusz ; Boucher Franç
Ce collectif explore, en s'inspirant des perspectives critiques ouvertes par Nietzsche, la potentialité de la métaphore dans un usage ordinaire et pragmatique du langage. Il s'agit, en écartant volontairement la fonction ouvertement ornementale ou esthétique de ces tropes - telle qu'on la trouve en poésie classique, notamment - de déterminer en quoi une telle figure de construction, qui repose sur un singulier mécanisme d'analogie, facilite ou favorise la réflexion et la communication dans le cadre de textes à visée transitive, que ceux-ci relèvent de la philosophie, des sciences humaines, des sciences pures, de l'administration publique ou de l'essai. Ont ainsi été privilégiées les études de cas, couvrant un vaste ensemble de champs d'activité et de périodes historiques, de manière à mettre en valeur l'unité de la métaphore dans sa diversité, à donner à voir surtout, par cette perspective d'où émerge l'esquisse d'une nouvelle poétique, sa qualité de fondement du raisonnement humain.
Francoz David ; Nichols Sylvain ; Schelcher Franço
La prise en charge du veau doit tenir compte des spécificités physiologiques, pathologiques et économiques qui lui sont liées. Ce recueil des maladies du veau offre au praticien toutes les modalités de prise en charge suivant des consensus actualisés. La présentation par thèmes permet d'accéder rapidement aux informations souhaitées. En plus d'aborder les affections par système, le livre détaille également des actions thérapeutiques comme la fluidothérapie, l'anesthésie-analgésie, l'hématologie et la biochimie ou la prise en charge du nouveau-né. Rédigé par des enseignants dans un esprit didactique, ce recueil, abondamment illustré, offre aux praticiens et étudiants toutes les connaissances récentes utiles pour la gestion du veau.
En abordant la question de la mémoire, Régine Robin a dressé la carte de ses différentes représentations dans cet essai qui a marqué les études littéraires des années 1990. Mémoire savante, historique ou nationale, mémoire culturelle et collective... C'est cette dernière qui est au coeur du "roman mémoire" étudié dans cet ouvrage, qui montre bien que si le roman est la "mise en forme narrative" du souvenir, la mémoire collective en est le sens. Selon ses propres mots, elle offre un itinéraire intellectuel qui n'entre pas dans les catégories d'usage. "Récit de voyage si l'on veut, voyage intellectuel, spirituel, existentiel, itinéraire qui ne s'arrête pas au découpage convenu des discours."
En littérature comme en politique, quelles sont les conditions d'émergence des discours singuliers ? Sans prétendre épuiser une aussi difficile question, cet essai l'aborde par le biais du récit, posant par hypothèse qu'un récit diffus et structurant parcourt l'ensemble du discours culturel et le contraint. Ce récit commun, Micheline Cambron tente de le retracer, entre 1967 et 1976, avec des textes aussi différents, à première vue, que les chansons de Beau Dommage, les articles de Lysiane Gagnon sur l'enseignement du français, les monologues d'Yvon Deschamps, la pièce Les belles-soeurs de Michel Tremblay, les poèmes de Gaston Miron et L'hiver de force de Réjean Ducharme. Cet essai, qui s'interroge sur le type d'histoire que nous nous racontions en ces années-là, reconstruit avec bonheur tout l'intelligible d'une époque au Québec. S'il s'adresse d'abord au lecteur de littérature québécoise, il se révélera également précieux pour tous ceux qui aiment réfléchir sur la dimension sociale du langage et de la littérature.
Les lecteurs d'essais qui n'ont pas peur de la théorie littéraire pointue se plairont à la lecture d'Approches de l'essai, une anthologie de textes théoriques qui se penchent sur ce "genre ambigu où l'analyse rivalise avec l'écriture"." Roland Barthes. "Rassemblées par le professeur François Dumont, ces études tentent de cerner la nature de l'essai, de faire la part de l'art et de la science, de la subjectivité et de la connaissance, dans cette pose d'idées polymorphe, et proposent des définitions et des typologies de ce genre dont la mission consisterait, selon le critique américain R. Lane Kauffmann, à poursuivre "la discussion critique de la culture sur la place publique". Pour les étudiants en littérature, en philosophie et en sciences humaines, pour tous ceux qui se nourrissent de prose d'idées et qui souhaitent le faire en toute lucidité, Approches de l'essai est à mettre au programme." Louis Cornellier, Le Devoir.
Lévesque Claude ; Leroux Georges ; Fradet Pierre-A
On a peine à imaginer la secousse qu'a dû provoquer la parution de ce premier livre de Claude Lévesque, en 1976, dans le milieu philosophique et littéraire au Québec, car toucher à l'écriture et à la lecture, c'est ébranler tout ce qui sert de socle à notre culture. Titre inaugural des éditions VLB, réédité deux ans plus tard dans la collection "10/18", cet ouvrage où nous interpellent Nietzsche, Freud, Blanchot et Derrida — pour ne nommer que ceux-là — libère, comme dans un feu d'artifice, ce qui était en excès et en souffrance dans la conceptualité traditionnelle. En déposant un élément de rupture ou d'indécision dans tout ce qui cherche à se refermer sur soi, il veut susciter un nouveau désir, plus périlleux — une nouvelle espérance, plus souveraine. "L'étranger, c'est l'autre, celui qui vient de l'extérieur, d'un ailleurs innommable, et qui, à l'intérieur, se tient à la frontière, reste marginal, toujours déjà expulsé, du dehors comme du dedans [...]. C'est peut-être la même "a-topie", la même indétermination, qui définit l'étrangeté du texte, l'étrangeté comme textualité tournant autour de la limite, se tenant dans le troublant espace de l'entre-deux, entre les bords rassurants du langage et son débord vertigineux."