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Que peut la métaphore ? Histoire, savoir et poétique
David Sylvain ; Przychodzen Janusz ; Boucher Franç
L'HARMATTAN
30,00 €
Épuisé
EAN :9782296082120
Ce collectif explore, en s'inspirant des perspectives critiques ouvertes par Nietzsche, la potentialité de la métaphore dans un usage ordinaire et pragmatique du langage. Il s'agit, en écartant volontairement la fonction ouvertement ornementale ou esthétique de ces tropes - telle qu'on la trouve en poésie classique, notamment - de déterminer en quoi une telle figure de construction, qui repose sur un singulier mécanisme d'analogie, facilite ou favorise la réflexion et la communication dans le cadre de textes à visée transitive, que ceux-ci relèvent de la philosophie, des sciences humaines, des sciences pures, de l'administration publique ou de l'essai. Ont ainsi été privilégiées les études de cas, couvrant un vaste ensemble de champs d'activité et de périodes historiques, de manière à mettre en valeur l'unité de la métaphore dans sa diversité, à donner à voir surtout, par cette perspective d'où émerge l'esquisse d'une nouvelle poétique, sa qualité de fondement du raisonnement humain.
Résumé : On nous parle d'une pratique particulière à la marine anglaise. Tous les cordages de la marine royale, du plus gros au plus mince, sont tressés de telle sorte qu'un fil rouge va d'un bout à l'autre et qu'on ne peut le détacher sans tout défaire ce qui permet de reconnaître, même aux moindres fragments, qu'ils appartiennent à la couronne. - Goethe : Les Affinités électives. Depuis le baby-boom, la psychanalyse du premier âge explore la créativité et la vulnérabilité des liens postnatals entre parents et nourrisson. Forte de cet héritage, il est temps maintenant qu'elle accueille " l'enfant virtuel " anténatal du troisième millénaire : sa majesté le bébé a vécu, vive le foetus-savant ! Ce foetus, " personne potentielle " mais " patient " à part entière du diagnostic anténatal, plonge parents et soignants dans une inquiétante étrangeté, tour à tour séductrice ou effrayante mais toujours fascinante et nostalgique. Ce contexte de mutation anthropologique majeure est pour le psychanalyste une véritable corne d'abondance clinique et éthique ! Confronté aux avatars de l'épigenèse entre nidification parentale et nidation foetale, l'esquisse d'une véritable embryologie de l'intersubjectivité se dessine devant lui et lui donne l'occasion d'engager le débat des traces énigmatiques de la préhistoire liquidienne de la pulsion et de la relation d'objet. La consultation thérapeutique anténatale lui offre la possibilité d'accueillir les versions aliénantes de ces empreintes primitives qui s'inscrivent en temps réel dans le corps de l'embryon puis du foetus et, après-coup, demeurent dans la partition biopsychique des humains. Mais finalement bien au-delà de la seule périnatalité, l'exploration de l'Atlantide intime donne au psychanalyste la précieuse opportunité d'envisager la virtualité du transfert et du cadre.
Résumé : Sous le masque inamovible du comte de Lautréamont, auteur des Chants de Maldoror, se cache un jeune poète, né à Montevideo, Isidore Ducasse. Moins connu, plus discret, mais tout aussi efficace. Transparent. Disparu à l'âge de vingt-quatre ans, Isidore Ducasse serait-il, comme le prophétisa Léon Bloy, l'un des plus grands poètes du monde ? Que le comte de Lautréamont tombe le masque ! Le Montévidéen et ses Poésies de l'étrangeté nous parlent d'ailleurs. Du plus lointain parage. Car, pour le plus surprenant des explorateurs d'espaces, ailleurs c'est ici.
Ah ! Il faut vraiment sauver Elizabeth ! L'auteur de ce roman, Mireille Sylvain-David, candidate à la licence de sociologie à la Florida International University de Miami, s'est révélée, à travers son œuvre, une sociologue d'avenir. Elle nous fait ici le récit d'un phénomène social, en nous rapportant le cheminement dans la société haïtienne de la famille de John Stewart, ce marin anglais qui, comme le dit si bien la romancière, défia toutes les convenances politiques britanniques pour venir s'établir en Haïti au lendemain de la proclamation d'indépendance, en 1804. Elizabeth est l'arrière-petite-fille de John Stewart, qui a fait fortune en Haïti en se lançant dans les affaires. Contrairement à la plupart des œuvres de romanciers haïtiens qui s'inspirent de la vie locale et des élans patriotiques, donnant libre cours à la satire et aux thèses politiques, ce roman tranche par son pathétisme et son lyrisme, qui lui confèrent un caractère universel. Le drame poignant et bouleversant que vivent Elizabeth et sa famille pourrait se dérouler en tout temps et en tout lieu. La lecture est fascinante, se terminant sur des émotions fortes qui vous font couler des larmes. Mais laissons au lecteur le plaisir de découvrir et de déguster cette œuvre captivante, où se mêlent amour, trahison, chantage, haine, grandeur d'âme, bonté...
Boucher François-Emmanuël ; David Sylvain ; Prévos
Les Rolling Stones ont, peut-être plus que tout autre groupe, contribué à l'invention de ce personnage désormais mythique qu'est la rock star. Des moues androgynes de Mick Jagger aux provocations de Keith Richards, du fragile dandysme de Brian Jones à la morgue (si ce n'est l'apathie) de Charlie Watts ou Bill Wyman, les poses et les attitudes des membres de la formation constituent, dans leur interaction et leur complémentarité, ce qui sera bientôt l'ethos obligé de tout musicien rebelle. Pareille mise en scène de l'insatisfaction détonne toutefois, à l'aube des années 1960, dans la mesure où elle ne s'accompagne pas d'une forte conscience politique, reposant bien davantage sur un savant recyclage de culture romantique, musicale et délinquante. La figure flamboyante et irréelle qui en résulte, sorte de Byron de ruelle, répond pourtant à un besoin latent de l'imaginaire occidental, ouvre à de nouvelles formes de contestation et de dissidence. Le personnage de la rock star informe dès lors la production des Stones tout autant qu'il l'accompagne et fait même c'est la perspective qu'adopte cet ouvrage partie intégrante de leur oeuvre.
?Quels sont les secrets d'une vocation ? Par quels chemins mystérieux voyage-t-elle ? Devenir galeriste, est-ce un appel, un destin, ou le résultat des hasards successifs ? A priori, être galeriste c'est vivre entre l'économie et l'esthétique, c'est être partagé entre les échanges et le coeur. Quel impératif l'emporte et comment passer du numéraire à l'esprit, du matériel au spirituel ? A travers quelques anecdotes et faits saillants d'une carrière de vingt ans, l'auteur tente de répondre à ces questions.
Mukendji Mbandakulu Martin Fortuné ; Lianza Zalonk
L'ouvrage s'attèle à montrer le rapport dialectique entre la guerre et la paix. La guerre semble être le lot des hommes. Les causes, les sources de la guerre sont relevées ici. Les théories sur les guerres traditionnelles et modernes y sont développées. Il n'y a pas de paix sans guerre. Bien que celle-ci ait des germes de destruction de celle-là, elle en est aussi génératrice. Les relations entre les états sont sujettes à cette ambivalence. On fait la guerre pour avoir la paix. La guerre ne peut cesser que si les causes des conflits entre les nations, entre les hommes peuvent être extirpées. La paix est préférable mais elle reste à conquérir. Cette étude corrige l'opinion selon laquelle les relations internationales et la philosophie ne peuvent faire bon ménage. La polémologie et l'irénologie sont donc inséparablement liées aux réflexions philosophiques.
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.
Dans un contexte économique caractérisé par la mondialisation où les fusions, délocalisations et liquidations d'entreprises sont autant de risques pour les managers, la ressource principale de l'entreprise reste la connaissance. Véritable capital technique, social et culturel, il convient de la préserver, de l'enrichir et de la transmettre. Le capital mémoire de l'entreprise ouvre la voie au management des savoirs, à la gestion des connaissances et à l'ingénierie de la mémoire organisationnelle qui, chacun dans son domaine, cartographient les compétences et les savoirs que recèle l'entreprise et en définissent les enjeux stratégiques. Loin d'être un tout homogène, la mémoire de l'entreprise emprunte à de multiples sources, individuelles ou collectives, se pourrit de cultures conflictuelles et se fixe sur des supports composites - simples récits d'anecdotes, documents de presse ou institutionnels (affiche, film d'entreprise, banque de données...). Par-delà les clivages culturels, les querelles de territoires, les tactiques du secret, les justifications plus ou moins excusables de l'oubli, cet ouvrage montre en quoi la mémoire constitue, pour l'anticipation stratégique et la construction identitaire des collectifs de travail, un facteur-clef dé la communication d'entreprise. L'exemple des Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire illustre toute là complexité et la richesse du capital mémoire d'une grande organisation.