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La mystique bien tempérée. Ecriture féminine de l'expérience spirituelle XIXe-XXe siècle
Dauzet Dominique-Marie
CERF
42,00 €
Épuisé
EAN :9782204080149
L'histoire du catholicisme contemporain peut-elle se faire sans écouter "l'autre voix" ? Bien des études récentes se sont portées sur les pratiques religieuses, dévotions et processions en tous genres, sur les prédications, l'enseignement dogmatique (avec ses variations) et les questions morales : tout ce que l'autorité magistérielle invite à croire et à faire. En fait, des discours cléricaux, masculins, presque exclusivement. L'"autre voix", cependant, presque toute féminine, c'est un récit de la vie spirituelle, une écriture non-professionnelle, de femmes qui confient, en des milliers de pages oubliées, voire encore inédites, leur expérience de Dieu. Un récit des profondeurs. Dominique-Marie Dauzet s'est attaché à lire une dizaine d'entre elles - des religieuses, des laïques - dans leur genre littéraire familier et intime : journaux, carnets, correspondance... L'enjeu est de décrypter une démarche féminine doublement paradoxale : la prise de parole d'un sexe sans parole dans l'Institution, d'une part ; et la difficile relation (littéraire) d'une relation (divine), d'autre part. Le livre scrute le statut ambivalent de ces écritures tendues par le désir de raconter l'ineffable, écritures parfois interdites, parfois permises (voire commandées) par l'élément masculin. Pour qui ces aventures mystiques, ou simplement spirituelles, s'écrivent-elles, dans le secret d'un cabinet ou d'une cellule de couvent ? A lire patiemment ces femmes d'entre 1850 et 1950, un monde surgit, qui est aussi, et certainement en profondeur, le catholicisme contemporain.
Résumé : Un ouvrage à étudier en classe, idéal pour les élèves de 4e-3e. Le domaine du comte de Gesvres est " visité " en pleine nuit par des cambrioleurs. La fille du comte, et sa nièce, surprennent un homme en train de s'enfuir à travers le parc en transportant ce qui semble être un objet encombrant. Le secrétaire de ce dernier, est retrouvé mort. Seules l'arme du crime et une casquette de chauffeur ont été retrouvées... Un texte intégral accompagné de notes, d'aides à la compréhension de l'oeuvre et de clés d'analyse.
Résumé : Sainte Thérèse de l'Enfant-Jésus a été déclarée docteure de l'Eglise en 1997. En 2015, ses parents ont été à leur tour canonisés. Récents aboutissements qui font oublier le modeste point de départ de 1910, l'ouverture à Lisieux du procès d'une jeune carmélite, morte à moins de 25 ans, alors que l'Eglise de France était en pleine tourmente. Cet ouvrage collectif, coordonné par Dominique-Marie Dauzet et Claude Langlois, montre comment ce moment a été décisif. Des enquêtes minutieuses, appuyées sur une documentation nouvelle, font mieux comprendre la complexité d'une procédure mal connue. Le procès de canonisation, sous cette lumière nouvelle, se révèle comme un huis clos presque chaleureux où chaque personne appelée à déposer est traitée avec une égale attention et une parfaite équité, qu'elle soit la prieure du carmel et la soeur de Thérèse ou une ancienne domestique. Ce procès ne fut en rien une formalité parce que Thérèse elle-même, par l'Histoire d'une âme, de plus en plus lue, proposait un type de sainteté qui entrait mal dans les normes romaines ; parce que la carmélite, par l'importance de son autobiographie, était le principal témoin de sa propre sainteté ; parce que encore, pour ses fidèles de plus en plus nombreux de par le monde, la petite Thérèse était, avant tout, une thaumaturge efficace. Mais si ce procès a réussi, pour les historiens qui en ont étudié le déroulement avec une attention renouvelée, c'est aussi parce qu'il a été le lieu d'une négociation aboutie entre l'intime des consciences et le discours des théologiens, sous le regard de juges respectueux de la procédure mais toujours attentifs à laisser entrer dans leur prétoire, même tamisées, toutes les rumeurs du monde.
Le Sous-Préfet aux champs, Le Curé de Cucugnan, La Chèvre de M. Seguin : comme La Fontaine, Grimm ou Perrault, Daudet possédait le don suprême du conteur qui est de plaire à tous et de ne vieillir jamais. Les Lettres de mon moulin sont partie intégrante de notre folklore national au même titre que la Trilogie de Pagnol ou les Contes de ma mère l'Oye avec, en prime et en ligne d'horizon, la Provence des pins, des cigales, des lavandes, des moutons qui reviennent à l'automne «brouter bourgeoisement les petites collines grises que parfume le romarin» en gardant dans leur laine, «avec un parfum d'Alpe sauvage, un peu de cet air vif des montagnes qui grise et fait danser».
Résumé : Saint Norbert est né en 1080, à Xanten, dans la vallée du Rhin. Un beau seigneur allemand, cousin de lempereur Henri IV (celui de Canossa), dont la carrière sannonce magnifique. Mais le jeune et brillant chanoine de la cour impériale, un jour dorage dans la forêt de Freden, est foudroyé par Dieu. Jeté comme saint Paul à bas de son cheval, Norbert se convertit. Dans le climat enfiévré dune Eglise en pleine réforme cest le temps de saint Bernard et de saint Bruno, des croisades et des ordres militaires , Norbert se fait pauvre, prédicateur itinérant, messager fou de lEvangile. Sa course sarrête en 1120, dans la forêt de Saint-Gobain, à Prémontré, où il fonde un monastère. Une réussite exceptionnelle, comparable à celle de Cîteaux : un siècle après sa mort, lOrdre de Prémontré compte six cents maisons en Occident. LOrdre vit encore aujourdhui, dans les cinq continents. Norbert meurt en 1134, archevêque de Magdebourg en Saxe, archi-chancelier de lEmpire et intime de lempereur Lothaire. Létude des sources primitives permet de restituer ce personnage fascinant, à la fois charmeur et intransigeant. Homme dEglise et homme dEtat : sans peur, sans compromis. Homme de prière aussi, dont saint Bernard, son ami, disait : "Dentre nous, je le sais bien, cest lui le plus proche de Dieu"
Résumé : Abus sexuels, concentration de la parole et du pouvoir, exclusion des femmes : comment ces faits ont-ils été rendus possibles au sein d'une institution née pour incarner la parole de Jésus ? Avec toute la vigueur de la colère et d'un attachement authentique au message évangélique, Loïc de Kerimel va à la racine du mal : l'Eglise ne produit pas privilèges et abus comme n'importe quelle institution de pouvoir le fait ; elle est fondée sur l'affirmation d'une différence essentielle entre une caste sacerdotale, sacrée, et le peuple des fidèles. Alors que Jésus dénonce le monopole des prêtres et de la hiérarchie lévitique du Temple dans l'accès au salut, l'Eglise chrétienne naissante se dote d'une organisation similaire. Alors même que le judaïsme naissant se convertit à une spiritualité sans prêtres ni sacrifices, l'Eglise donne au repas du Seigneur, l'eucharistie, une tournure sacrificielle. Or, c'est précisément autour du monopole sacerdotal, et masculin, de cette célébration que le cléricalisme a fait système et s'est installé dans l'histoire. Tenu à l'écart des réformes, il a généré les abus de pouvoir qui gangrènent l'Eglise aujourd'hui. Un livre passionnant et nécessaire. Loïc de Kerimel est agrégé de philosophie. Il a un rôle actif dans l'Amitié judéo-chrétienne de France et au sein de la Conférence catholique des Baptisé-e-s francophones
Quand Rome est mise à sac (410 ans ap. J. -C.), un soupçon naît chez les Romains adversaires du christianisme : serait-il responsable du déclin de Rome ? Augustin relève le défi de cette interrogation. La force et l'originalité de La Cité de Dieu consistent à proposer un principe pour éclairer le jugement, pour comprendre des événements inédits qui instaurent de nouveaux équilibres. Augustin distingue en effet entre le devenir de deux cités : la cité de Dieu et la cité terrestre. Leur destin ne doit pas être confondu : le règne du Christ et la domination terrestre ne sont pas la même chose. La paix de Dieu et celle des hommes ne se recouvrent pas. La cité de Dieu est certes présente dans l'Eglise, et donc dans le monde : elle n'y est pas "réalisée" et ne le sera jamais. Bien au contraire, la cité de Dieu représente un principe critique par rapport à la cité de la terre. En celle-ci, tout - y compris donc l'empire romain - doit être relativisé, même si, dans la perspective du Jugement dernier, tout garde une valeur unique. Le chrétien vit dans cette ambiguïté, constitutive pour lui, de deux histoires. Les résonances politiques, religieuses, culturelles de La Cité de Dieu, dont c'est la première traduction intégrale en "poche", ont été immenses dans l'histoire de l'Occident.
Quand Rome est mise à sac (410 ans ap. J. -C.), un soupçon naît chez les Romains adversaires du christianisme : serait-il responsable du déclin de Rome ? Augustin relève le défi de cette interrogation. La force et l'originalité de La Cité de Dieu consistent à proposer un principe pour éclairer le jugement, pour comprendre des événements inédits qui instaurent de nouveaux équilibres. Augustin distingue en effet entre le devenir de deux cités : la cité de Dieu et la cité terrestre. Leur destin ne doit pas être confondu : le règne du Christ et la domination terrestre ne sont pas la même chose. La paix de Dieu et celle des hommes ne se recouvrent pas. La cité de Dieu est certes présente dans l'Eglise, et donc dans le monde : elle n'y est pas "réalisée" et ne le sera jamais. Bien au contraire, la cité de Dieu représente un principe critique par rapport à la cité de Dieu représente un principe critique par rapport à la cité de la terre. En celle-ci, tout - y compris donc l'empire romain - doit être relativisé, même si, dans la perspective du Jugement dernier, tout garde une valeur unique. Le chrétien vit dans cette ambiguïté, constitutive pour lui, de deux histoires. Les résonances politiques, religieuses, culturelles de La Cité de Dieu, dont c'est la première traduction intégrale en "poche", ont été immenses dans l'histoire de l'Occident.
L'histoire du christianisme commence par l'acte de foi des disciples juifs de Jésus devant son tombeau vide: ils croient en sa résurrection et le reconnaissent comme le Messie annoncé dans la Bible. Le christianisme n'est alors qu'une de ces nombreuses religions de salut, qui multiplient les adeptes dans le monde gréco-romain. Mais d'emblée, il définit le salut comme un événement historique unique et non comme le résultat d'initiations individuelles à la façon des religions à mystères; il donne à cet événement uneportée universelle, et ouvre la communauté de Jérusalem au monde polyglotte et diversifié que vient d'unifier l'empire romain. Par là, il lie son destin à celui de Rome, ce qu'affirment très tôt les auteurs chrétiens: l'Église et l'Empire sont les deux seules structures de l'Antiquité à penser la mondialisation, ce qui facilitera la christianisation de l'État et du pouvoir au IVe siècle, après celle de la société. Or, quoi qu'on en ait, il est impossible de restituer une histoire linéaire et complète de l'Église primitive, de Jésus à saint Augustin, non plus qu'une histoire complète de la christianisation de l'Empire. La nature des sources - le plus souvent indirectes, apologétiques ou postérieures aux événements - ne permet que des approches ponctuelles, diversifiées, particulièrementriches pour certaines régions comme la Palestine, Rome et, plus encore, l'Asie Mineure. C'est donc une histoire partielle, en kaléidoscope, à travers une Bible plurielle et des groupes éclatés, très personnalisés, que retracent une soixantaine d'historiens, archéologues et biblistes, tous spécialistes de ces cinq siècles décisifs. Les chapitres de cet ouvrage, remis à jour et complétés pour ce volume, ont initialement paru dans la revue Le monde de la Bible. Il est le troisième et dernier volume du triptyque commencé, dans cette même collection, avec Le monde de la Bible (n° 88) et Aux origines du christianisme (n° 98).