Depuis maintenant dix ans, les réformes législatives se succèdent en droit patrimonial de la famille : dévolution successorale, divorce, successions et libéralités, pacte civil de solidarité, incapacités... Sans être au coeur des débats, les régimes matrimoniaux n'ont pas été totalement ignorés du législateur (changement de régime, sort des avantages matrimoniaux). Dans ce contexte d'intense activité réformatrice, il était opportun qu'une question aussi fondamentale que celle de l'union patrimoniale du couple, plus précisément encore celle du choix de son association patrimoniale, fasse l'objet d'une réflexion croisée, d'un dialogue nourri entre université et notariat. Des universitaires et membres de la profession notariale, tous spécialistes de droit patrimonial de la famille livrent leur analyse critique et comparée des différentes formes d'association conjugale susceptibles d'être choisies par un couple, qu'il inscrive son destin patrimonial dans le mariage ou dans un PACS. Communautés d'acquêts, participation aux acquêts, société d'acquêts, indivision d'acquêts..., compte tenu de la diversité des solutions envisageables chacune des contributions est une aide précieuse à la décision patrimoniale. Leur mise en perspective nourrit également la réflexion quant au choix d'un régime légal ou à la nécessité du régime matrimonial. Cette journée d'étude consacrée à l'association patrimoniale du couple, dont les actes sont ici rassemblés, a été organisée à l'initiative de l'association des étudiants en droit notarial de Rouen avec le soutien du conseil régional des notaires de la cour d'appel de Rouen, des chambres des notaires de l'Eure et de la Seine-Maritime, de l'Ecole doctorale droit Normandie et du Centre de recherche Individus Justice Entreprises.
La question du social se pose dans une société fracturée régie par un individualisme ravageur, dans un système économique inégalitaire où la surpuissance des multinationales et une finance internationale incontrôlées s'affirment sans complexe, dans un monde où science et technologies sont marchandisées et où la puissance publique, évincée, peine à trouver son expression. Toute la question est donc aujourd'hui de savoir comment nos sociétés vont pouvoir maintenir un niveau de solidarité suffisant à leur équilibre social, soit par la modification des mécanismes existants, soit en développant d'autres formes de solidarité. Car quelle place reste-t-il encore à un social non seulement séparé de l'économique, mais maintenant subordonné à ce dernier ? Et comment approcher aujourd'hui cette question et produire un discours à la fois réaliste et conforme aux valeurs humanistes ? Les membres de la loge Roger Leray nous confient une réflexion cruciale bien au-delà de "la question sociale" et de la réduction des inégalités ou du mieux-être, qui lui sont généralement associés : prenant à bras le corps la problématique plus vaste du lien social lui-même, ils lèvent les nombreuses ignorances ou malveillances qui accompagnent un discours essentiellement technocratique et déshumanisé. Dans cette perspective, la pensée humaniste qui les anime ne peut que contribuer à l'élaboration d'un projet social radicalement novateur et profondément adapté aux réalités de notre monde en mouvement.
La parole telle que la conçoit la Maçonnerie est ce par quoi l'Homme va devoir définir et partager des règles et des lois qui lui permettront de vivre avec d'autres hommes. Et, pour avoir force de loi, les règles du vivre-ensemble devront réunir plusieurs conditions : être largement consenties (légitimité), être réalisables (performativité), s'imposer à tous (la puissance publique). Nos sociétés modernes n'ont jamais disposé d'autant de possibilités de communication, d'échanges et de débats, notamment avec les nouvelles technologies de l'information et les réseaux sociaux. " Tels des enfants découvrant de formidables jouets ", notre tentation est grande et légitime d'en user à toutes fins et... " pour ne rien dire ". Le danger est que le débat, déconnecté du pouvoir et de l'action, prive la démocratie d'un de ses ressorts les plus importants : sa capacité politique à transformer la parole en acte... En cela il est rejoint par l'appel d'Etienne Colin à une délibération collective dans le cadre de la démocratie représentative, mais à partir d'une totale rénovation ou refondation des corps intermédiaires. Car, en ce XXIe siècle encore naissant, la rapidité et l'ampleur des révolutions scientifiques, des technologies nouvelles et de la mondialisation font que le pouvoir que l'Homme commençait à avoir sur sa destinée s'éloigne une nouvelle fois. La parole lui échappe.
Résumé : Je pensais ne jamais tomber amoureuse. J'avais parfaitement tort. En entrant à l'Université, Cami espère prendre un nouveau départ. Elle ne s'imagine certainement pas que celui-ci pourrait venir avec Alexander. Arrogant et séducteur, il représente tout ce que Cami déteste. Pourtant, aussi cliché que ça puisse être, elle est irrémédiablement attirée par lui. Elle le sait, elle le sent, mais elle le repousse. Avant d'aller de l'avant, Cami doit accepter les traces laissées par son passé. Comment accepter une relation si passionnelle quand elle s'empêche de vivre pleinement ? Alex n'a jamais couru après le grand amour. Enfermé dans une spirale infernale aux côtés de son frère, il n'a pas le temps pour ça. Pourtant, quand Cami le rejette, il commence à revoir ses positions. Et si elle était la nuance de bleu dans son ciel gris ?
En tant que liberté absolue de conscience, la laïcité n'appelle pas le renoncement à nos convictions ou à nos croyances, mais à leur dépassement libre et consenti pour le besoin de vivre ensemble. Aussi faut-il rappeler qu'elle est universelle car liée à une conception de l'Homme et de la Liberté valable pour tous et partout et que, bien comprise, elle est même civilisatrice et parfaitement exportable dans tous les pays, tous les régimes, et toutes les cultures qui veulent permettre aux êtres humains de vivre pacifiquement et respectueusement ensemble. Dans ce deuxième Cahier de Francs-Maçons, la loge Roger Leray nous invite à réfléchir à ces questions cruciales en nous tenant à distance des fausses évidences. Une mise au point sans concession et d'une radicalité nécessaire - l'enjeu étant tout simplement, à l'échelle du monde, de vivre ensemble librement, harmonieusement et dignement, dans le respect mutuel de nos différences.
Résumé : Georges Picquart (1854-1914), officier brillant, chef de l'espionnage militaire, refuse, contre toutes les pressions, d'ignorer la preuve de l'innocence d'Alfred Dreyfus qu'il a découverte en 1896 du fait de ses fonctions à la tête du service secret. Ses chefs, l'état-major, les ministres,jusqu'au président de la République, s'irritent de ce qu'ils prennent pour de l'entêtement orgueilleux. Picquart, lui, sait d'instinct que l'exactitude des faits et le professionnalisme sont le premier rempart contre les renoncements, les injustices qui mènent à l'indignité. Dans cette vie de roman, l'officier supérieur est exilé puis banni de l'armée pendant dix ans. Il subit un an de prison sans jugement, affronte deux duels, lutte sans répit pour sa propre réintégration dans l'armée et la réhabilitation de Dreyfus. Ce symbole de la Grande muette qui prend la parole pour faire prévaloir la vérité, vilipendé pour sa détermination, devient en 1906, par un retournement saisissant qui soulève l'indignation des anti dreyfusards, ministre de la Guerre de Clemenceau. Sans se montrer un grand réformateur à ce poste, il concourt à ancrer fermement l'armée dans la République. Ambitieux, déterminé, stratège, laïc, distancié, secret, mélomane, polyglotte, curieux de tout, ironique, rejetant les réflexes antisémites que son milieu lui avait légués, mais aussi hautain, égocentrique et rancunier, Picquart reste une figure significative de celles que la IIIe République a su produire pour construire un Etat de droit. Son itinéraire, entre guerre et paix, culture et polémiques, administration et politique, Clemenceau et Jaurès, Mirbeau et Mahler, est marqué par son indépendance d'esprit et son courage. Il témoigne de l'attitude que peut choisir un fonctionnaire face à la déraison d'Etat.
Emmanuel Macron aime les mots. Toutes sortes de mots. Les mots courants comme les mots rares, les mots politiques et les philosophiques, les techniques et les littéraires, les rassurants et les provocants... Avec plus de cinq cent cinquante citations, ce petit dictionnaire des Mots de Macron permettra à chacun de se faire une idée plus précise du plus atypique et imprévu de nos Présidents. De mieux connaître aujourd'hui ses convictions, ses obsessions, ses ambitions. D'apprécier demain ses réalisations, ses rétractations, ses contradictions.
Le texte intégral de la Convention européenne des droits de l'Homme Signée le 4 novembre 1950, entrée en vigueur le 3 septembre 1953, la Convention européenne des droits de l'Homme, inspirée par la Déclaration universelle des droit de l'Homme de 1948, est aujourd'hui le modèle le plus perfectionné de garantie effective des droits de l'Homme, par le contrôle judiciaire du respect de leurs droits. Il s'agissait d'établir un ordre public des démocraties d'Europe . L'originalité du système résidait dans son caractère évolutif et souple, qui a été progressivement renforcé à travers les réformes successives. La Convention a eu un indéniable effet d'entraînement de l'ensemble des pays européens pour une meilleure défense des droits de l'Homme.