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La Pratique du roman
Daunais Isabelle ; Ricard François
BOREAL
12,00 €
Épuisé
EAN :9782764621530
EssaiNouveauté hors office Janvier 2012 Informations génériques Titre : La Pratique du romanColl. : EssaiAuteur(s) : Sous la direction de François Ricard et Isabelle Daunais Editeur : Editions du Boréal Date de MEV : 15 février 2012Format : 14 x 21 cm Prix : 12 eurosNombre de pages : 144ISBN : 978-2-7646-2153-0 Contenu du livre Il existe, dans les domaines français et anglo-saxon, une longue tradition de réflexion sur ce qu¿on peut appeler l¿art du roman. Curieusement, cette réflexion est rare au Québec. Les romanciers parlent volontiers de leur ¿uvre ou de leurs projets, ou encore de la littérature en général, mais peu de l¿art précis qu¿ils pratiquent (les poètes, en cela, sont beaucoup plus prolixes). Pourtant, le roman constitue ici comme ailleurs une forme artistique majeure et il n¿échappe en rien aux grandes questions ¿ sur sa spécificité, son rôle, ses limites ¿ qui partout se posent à lui. Mieux encore : à ces grandes questions s¿ajoutent celles qui sont propres au contexte littéraire québécois comme aux conditions dans lesquelles s¿exerce ici l¿imaginaire romanesque. C¿est pour répondre à cette lacune que l¿équipe de recherche TSAR ("Travaux sur les arts du roman") de l¿Université McGill a tenu, en mars 2011, une journée consacrée à la " La pratique du roman ". Ont participé à cette journée Nadine Bismuth, Trevor Ferguson, Dominique Fortier, Louis Hamelin, Suzanne Jacob et Robert Lalonde. S¿ajoutent dans ce volume les contributions de Gilles Archambault et de Monique LaRue. Il était entendu que la réflexion des romanciers invités à cette journée serait la plus libre possible et qu¿elle pouvait porter sur n¿importe quel aspect de l¿art romanesque, du plus singulier au plus général, la seule condition étant que cette réflexion soit celle non d¿un critique, mais d¿un praticien. Les textes réunis ici ont été écrits dans le cadre de cette journée, dont ils constituent le prolongement. L¿auteur Isabelle Daunais et François Ricard animent au Département d langue et littérature française de l¿Université McGill un groupe de recherche consacré à l¿étude de l¿art romanesque, le groupe TSAR ("Travaux sur els arts du roman"). 1
Résumé : Son histoire l'a prouvé, le roman tient à deux mondes divergents, qu'il met en lutte autant qu'il les rapproche : celui de la réalité et celui des fictions imaginées par ses personnages. Mais lorsque les rêves des personnages tendent à se confondre avec la réalité, le roman n'atteint-il pas les limites de son action ? De cette frontière témoignent tout particulièrement les oeuvres romanesques du XIXe siècle. De Balzac à Zola, de Flaubert à Proust, le personnage réaliste rêve des fictions toujours plus ténues qui lui font perdre ses contours et vont jusqu'à le rapprocher des figures de plus en plus abstraites exposées par la peinture de la même époque. Parvenu à ce point critique, le roman doit trouver les moyens de se poursuivre : passage fascinant, analysé ici par Isabelle Daunais à la lumière de ce qu'elle appelle une histoire interne du roman. A travers le roman réaliste, c'est ainsi l' " oeuvre " générale du roman qu'elle éclaire sous un angle nouveau.
Sujet: Album CD de 13 chansons dont la première, «un petit chien de laine», est illustrée. Chiffon était un petit chien de laine avec une queue de coton. Un jour, ses parents l'enferment dans le placard de la salle de bain pour se rendre tranquillement à une exposition d'humains. Mais ce placard est habité par de nombreuses mites affamées, qui aiment la laine. Lorsque les parents de Chiffon rentrent, il ne reste du petit chien que sa queue de coton. Maman Chien va devoir tricoter un nouveau chien de laine...Commentaire: Cet album/CD à la couverture cartonnée transporte le jeune auditeur dans une atmosphère drôle et enjouée. La première chanson, illustrée de charmants dessins colorés très expressifs, emploie un langage poétique composé de rimes. De gros caractères facilitent la lecture suivie, et le refrain, simple à retenir, fait la joie des enfants. Les autres chansons, tout aussi réussies et dont les partitions et les paroles sont inclues dans le CD en fichier pdf, font travailler la diction et le raisonnement mathématique. L'alternance des voix, les thèmes variés et les rythmes entraînants inspirés de la musique country, rendent l'écoute dynamique et participative. Un album Canadien d'une grande qualité musicale et pédagogique, plein de fraîcheur et d'originalité!Âge: Dès 4 / 5 ans -- www.choisirunlivre.com
En marge de la fiction, le récit de voyage devient, au XIXe siècle, un véritable atelier d'écriture, où romanciers et essayistes vont confronter le texte au visible, la description à ce que l'image ne saurait montrer. C'est le rôle joué notamment par le cliché oriental, dont les paysages et les configurations, les reliefs et les tracés font l'objet d'une expérimentation textuelle. Attaché aux récits d'Orient - de Flaubert et de Frometin, de Loti et de Nerval - ce livre étudie les formes singulières qui relient l'invention scripturale de l'espace, entre mesure et abstraction, à une esthétique de la création.
Loin de chercher à définir ce que serait la beauté d'un roman ou à en fixer les critères, Isabelle Daunais nous invite plutôt à suivre les chemins que cette beauté peut emprunter, les façons qu'elle a eues d'exister ou qu'on a eues de la penser. Il en ressort une lecture nouvelle de la spécificité du roman en tant que genre littéraire et en tant qu'art à part entière. On parle volontiers d'un " bon " roman et l'on sait alors immédiatement à quoi l'on a affaire : une histoire bien menée, bien tournée, remplie d'événements dont les développements retiennent notre attention. En revanche, que veut-on dire exactement quand on parle d'un " beau " roman ? Loin de chercher à définir ce que serait la beauté d'un roman ou à en fixer les critères, Isabelle Daunais nous invite plutôt à suivre les chemins que cette beauté peut emprunter, les façons qu'elle a eues d'exister ou qu'on a eues de la penser. Guidée par la conviction que c'est dans la durée souterraine du roman, de ses personnages et de leur vie que se déploie la beauté romanesque, elle plonge dans de nombreuses oeuvres de la littérature occidentale - de Cervantès à Roberto Bolano, de Balzac à Marie-Claire Blais, de Dostoïevski à Magda Szabó - pour faire émerger les principales incarnations de cette idée. Il en ressort une lecture nouvelle de la spécificité du roman en tant que genre littéraire et en tant qu'art à part entière.
Dans ce roman d'atmosphère à l'écriture mélodieuse, Tristan Malavoy parcourt les imprévisibles trajets qui constituent toute trajectoire humaine. Il scrute la violence tapie dans l'ombre des déboires personnels et collectifs. Il exprime magnifiquement l'espoir de racheter ses fautes et de se reconstruire après la tempête. Comment vivre lorsqu'on porte en soi une indicible douleur ? Comment continuer sa route lorsqu'on rencontre à chaque carrefour les séquelles d'une vie amoureuse et familiale incendiée ? Simon Venne, quarante-neuf ans, démissionne de son poste de professeur d'histoire au cégep du Vieux-Montréal. Il met le cap sur La Nouvelle-Orléans, ville chargée d'histoire, de drames et d'exutoires, autant de repères auxquels s'accrocher pour cet homme blessé. On suit donc Simon dans sa découverte de La Nouvelle-Orléans. Les nuits endiablées pour éloigner Montréal auxquelles succèdent des matins pénibles où les maux de tête amplifient la culpabilité. L'envoûtante Ruth avec son français aux sonorités qui rappellent Moncton. Ruth qui l'entraîne dans les bars et les musées, qui ponctue leurs conversations de digressions sur les cyclones et les anticyclones de Jupiter, et qui devine bien que Simon affronte une tempête. Leurs rencontres, faites d'alcool et de désir, prennent des allures de chassés-croisés où chacun cherche à protéger ses secrets. Parallèlement à l'histoire de Simon et de Ruth, Tristan Malavoy explore d'autres fantômes, ceux d'une ville aux multiples sédimentations. A la fois française et espagnole, noire et blanche, La Nouvelle-Orléans révèle un destin aussi sinueux que le Mississippi. Et des personnages réels ou inventés qui expliquent l'attrait unique de cette ville. Il y a la prêtresse vaudou Marie Laveau. Il y a l'astronome noir Benjamin Banneker qui, dès la fin du e siècle, entretenait une passion pour Jupiter. Il y a enfin, et surtout, le personnage d'Anne, jeune femme rescapée d'un Saint-Domingue en proie à la révolution et qui a échoué en Louisiane en 1792. Dans ce roman d'atmosphère à l'écriture mélodieuse, Tristan Malavoy parcourt les imprévisibles trajets qui constituent toute trajectoire humaine. Il scrute la violence tapie dans l'ombre des déboires personnels et collectifs. Il exprime magnifiquement l'espoir de racheter ses fautes et de se reconstruire après la tempête. Finaliste Prix France-Québec 2021
Avec cette histoire du Québec devenu pays, Benoît Côté, prend un malin plaisir à nous inventer une existence parallèle. Mais si ce n'était qu'un prétexte pour examiner en profondeur notre fidélité à nos idéaux, à nos projets de vie, à nos engagements ? Le protagoniste de ce roman se nomme Benoît Côté. Il est banquier, coordonnateur des clients en Europe de l'Est, surtout en Russie, à la HSBCQ. Il est l'exemple parfait de ces Québécois quarantenaires, affairistes, ambitieux, hédonistes, comme il y en a tant depuis que la nouvelle république est devenue un paradis fiscal. C'est entre deux red-eyes Montréal-Saint-Pétersbourg qu'il croise par hasard Mathieu Rancourt, ancien compagnon d'études qu'il n'a pas revu depuis ses vingt ans. Mathieu est président d'une organisation confidentielle, la Société d'histoire du Québec, et il fait à Benoît une proposition étonnante. Ecrirait-il, pour la feuille de chou de la société, un texte autour de la question suivante : que serait devenu le Québec si, par un accident de l'histoire tout à fait improbable, le Non l'avait emporté en 1995 ? Benoît osera-t-il accepter ? Une telle entreprise ne risque-t-elle pas de faire ressurgir des souvenirs qu'il préfère oublier ? Avec cette histoire du Québec devenu pays, Benoît Côté, le vrai, prend un malin plaisir à nous inventer une existence parallèle. Mais si ce n'était qu'un prétexte pour examiner en profondeur notre fidélité à nos idéaux, à nos projets de vie, à nos engagements ? L'héritage reçu des générations passées a-t-il fait de nous ce que nous sommes ? Qui serions-nous si la vie avait été différente ?
Mon amour du Québec n'est pas nationaliste si l'on entend par là que je placerais la nation au-dessus de tout, que je serais incapable de reconnaître ses tares, au passé comme au présent, ou encore que je serais obsédé par sa différence, sa distinction, sa spécificité Mon amour du Québec n'est pas nationaliste si l'on entend par là que je placerais la nation au-dessus de tout, que je serais incapable de reconnaître ses tares, au passé comme au présent, ou encore que je serais obsédé par sa différence, sa distinction, sa spécificité. Reconnaître que le Québec est un cas unique dans l'histoire des Amériques, que sa situation linguistique fortement minoritaire au Canada et à plus forte raison sur le continent exige des politiques et motive un souci constant, être conscient des particularités de notre parcours historique - cela ne signifie aucunement que l'on doive se cantonner dans un provincialisme défensif et régressif qui en vient à considérer comme suspecte, voire péjorative, l'idée même d'un Québec ouvert, pluraliste, inclusif. A mes yeux, telle est pourtant l'idée de la nation qui colle le plus à sa réalité présente, et la seule apte à éviter sa stagnation et sa folklorisation. Mon discours n'est pas celui d'un historien, d'un sociologue, d'un politologue, d'un juriste ni même d'un philosophe, bien que toutes ces disciplines me nourrissent et qu'elles occupent une large place dans ma bibliothèque. Mon point de vue sur le monde est celui d'un littéraire et donc d'un généraliste ou, mieux encore, d'un " écologiste du réel " qui considère que le monde que nous habitons est, à portée de langage, une totalité concrète, complexe, diversifiée, qui se maintient dans des interrelations, qui vit et se recrée sans cesse dans des échanges et dont nos discours ont le devoir de faire entendre la polyphonie, les discordances autant que les harmonies. Le Québec dont je parle est imprévisible, mais il commence au seuil de ma porte, dans la proximité des choses et des êtres, dans un équilibre instable qui est, au bout du compte, la seule manière d'exister.