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Le système amoureux de Brantôme. Essai
Daumas Maurice
L'HARMATTAN
19,00 €
Épuisé
EAN :9782738471963
Brantôme (v. 1539-1614) n'est plus aujourd'hui que l'auteur du Recueil des Dames, et surtout de sa seconde partie, plus connue sous le nom de Dames galantes. Ce recueil d'anecdotes grivoises et de remarques gaillardes, rédigé après 1582, est la première "somme" de la littérature érotique française. Mais si la vie de Brantôme a attiré les littéraires et les historiens, les Dames galantes, si souvent citées, n'ont jamais été considérées comme une œuvre littéraire ou un document historique. Plusieurs centaines de pages sur le sexe constituent pourtant un véritable témoignage sur les mentalités de la fin du XVII siècle. Cet essai est une tentative de reconstitution de l'univers sexuel mental des hommes au temps des derniers Valois. Sous la fonction de divertissement, les valeurs, les représentations, les fantasmes et les angoisses forment un système sur lequel repose l'identité masculine. La nécessaire cohérence de ce système est obtenue au prix de contorsions qui concilient l'amour divin et l'amour mondain, l'adultère et le cocuage, les Dames et les putains, la cour amoureuse et le viol. Telle est la matière du "système amoureux" de Brantôme.
Si l'adultère est un péché et un crime, que punissent les lois humaines et divines, le cocuage en est la face imaginaire et ludique. Aussi éternel que la réalité qu'il désigne, il connaît de la fin du Moyen Age au début des Temps modernes une sorte d'apogée: le cocu est alors l'un des grands personnages de la fête populaire et de la littérature facétieuse. Tromper son conjoint est d'abord un comportement de mâle, qui coïncide avec d'autres formes d'exploitation féminine: l'âge d'or de l'adultère masculin est aussi celui du viol et de la prostitution institutionnalisée. Or, durant toute la période, l'humiliation, le déshonneur du cocuage n'atteint que les hommes. Pas trace de femme cocue dans la langue, les fêtes, les farces, les nouvelles, les images. Pourquoi donc les hommes sont-ils seuls cocus? C'est un tableau inédit des m?urs masculines qui se fait jour ici, révélant derrière la figure du cocu une autre figure ambiguë, celle du bon compagnon, célibataire vaurien et séducteur. Et nous voici conviés à explorer une sociabilité virile complexe où s'affirme un goût sexuel inavoué: le partage d'une même femme. C'est ce désir caché que l'auteur dévoile à nos yeux, tandis que se dessine une identité sexuelle masculine en pleine mutation, dans un monde où la femme prend peu à peu la place qui lui revient.
Des sociologues ont proclamé récemment la fin de la domination masculine et l'entrée dans une société de femmes. Prophètes, visionnaires ou simples devins, ils apportent leur caution à cette opinion qui enfle depuis la deuxième vague féministe : que réclament encore les femmes, puisque leur combat est désormais gagné? Notre culture pane depuis ses origines l'empreinte de l'inégalité entre les sexes. L'emprise masculine reste très forte dans des domaines où elle parait inexpugnable, comme la langue, la religion, les comportements sexuels, la conception du passé... Au cours des derniers siècles s'est produit un rééquilibrage en faveur des femmes. Par un lent processus de conquête des positions adverses, elles ont gagné en visibilité et en pouvoir, alors même que l'autorité leur était refusée et que les leviers pour y accéder (réseaux et institutions) leur échappaient. Peu à peu se sont construites des représentations moins inégalitaires des relations entre les sexes. L'évolution est loin d'être achevée, puisque sous reflet de la mixisation croissante de la société, ridée de leur complémentarité, si prégnante au siècle précédent, a été reléguée au rang des pires préjugés sexistes, au profit de celle de leur interchangeabilité. Les avancées des femmes ont toujours été contestées, mais depuis le début du XXe siècle, la peur de la subversion par les valeurs féminines domine la pensée antiféministe. Si la dévirilisation des hommes relève du fantasme, la féminisation de notre culture est une réalité, qui présente un double visage. Le premier, bien visible, source de crainte et d'hostilité, correspond aux avancées féminines et au rééquilibrage des statuts des deux sexes. Le second, insensible et irrésistible, consiste dans la lente diffusion dans toute la société des valeurs qui étaient auparavant assignées aux seules femmes. Ce processus de féminisation est le principal responsable du polissage des moeurs au cours des cinq damiers siècles.
L'histoire du mouvement féministe a été bien étudiée. On connaît de mieux en mieux ses différentes "vagues" et ses actrices. L'antiféminisme aussi suscite des recherches. Enfin, nul ne peut ignorer les divisions du féminisme, amplement médiatisées. Mais on ne s'est pas encore vraiment penché sur cette question : comment devient-on féministe ? Le féminisme n'est pas inscrit dans les gènes des femmes (et encore moins dans ceux des hommes). L'origine sociale, l'éducation, les études, le vécu personnel peuvent conduire à l'activisme féministe ou, plus simplement, à se dire féministe. Surgit alors une autre question, plus délicate : pourquoi tout le monde n'est-il pas féministe ? Alors qu'il y a consensus pour reconnaître l'apport du féminisme à la marche vers l'égalité sociale, seule une minorité de femmes et d'hommes accepte de se dire féministe. Le féminisme présente une image ambivalente, mais il y a une raison plus profonde à la méfiance qu'il inspire : il est perçu comme l'anti-valeur de la féminité.
Ce livre constitue un inédit dans le domaine du music-hall. Les cinquante années envisagées s'étalent de la fin du XIXe siècle à la décennie cinquante. Les chercheurs et curieux y trouveront les noms d'artistes de talent qui eurent du succès en leur temps mais ne figurent dans aucun ouvrage, même spécialisé. Ce travail a demandé des recherches considérables mais n'a guère la prétention d'être exhaustif. Un des objectifs consiste également à réparer des injustices et susciter peut-être des rééditions d'enregistrements rares et précieux.
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.
Cette recherche part d'un intérêt pour la schizophrénie et des processus évolutifs qui peuvent être repérés. C G Jung a consacré sa vie à la description de ces dynamiques psychiques transformatrices. Ces potentiels s'animent lors de processus de crise psychique, de métamorphoses, ou lors d'épisodes psychopathologiques. Cette vision est de plus en plus partagée parmi les chercheurs en psychologie, en psychanalyse, en neurobiologie et dans les sciences du chaos.