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Comment devient-on féministe ? ...Ou non
Daumas Maurice
L'HARMATTAN
22,50 €
Épuisé
EAN :9782343214948
L'histoire du mouvement féministe a été bien étudiée. On connaît de mieux en mieux ses différentes "vagues" et ses actrices. L'antiféminisme aussi suscite des recherches. Enfin, nul ne peut ignorer les divisions du féminisme, amplement médiatisées. Mais on ne s'est pas encore vraiment penché sur cette question : comment devient-on féministe ? Le féminisme n'est pas inscrit dans les gènes des femmes (et encore moins dans ceux des hommes). L'origine sociale, l'éducation, les études, le vécu personnel peuvent conduire à l'activisme féministe ou, plus simplement, à se dire féministe. Surgit alors une autre question, plus délicate : pourquoi tout le monde n'est-il pas féministe ? Alors qu'il y a consensus pour reconnaître l'apport du féminisme à la marche vers l'égalité sociale, seule une minorité de femmes et d'hommes accepte de se dire féministe. Le féminisme présente une image ambivalente, mais il y a une raison plus profonde à la méfiance qu'il inspire : il est perçu comme l'anti-valeur de la féminité.
Résumé : Le mariage d'amour est devenu la norme de notre époque : il nous est aujourd'hui impossible de concevoir une union librement consentie qui ne soit pas fondée sur l'attachement réciproque et l'intensité des sentiments. Cette exigence était, au 16e siècle, une idée neuve. L'historien peut à présent évaluer dans le détail, et retracer, les étapes d'une longue évolution qui a vu son aboutissement, au 18e siècle, dans une " révolution sentimentale " consacrant la fidélité conjugale, la félicité construite au sein de la famille et le rôle central de l'enfant. Pour étayer cette démonstration, ce sont des archives privées d'une extraordinaire richesse qui ont été utilisées ici correspondances des époux, journaux intimes, mémoires... Tous témoignent, avec force, de la constitution de ce nouvel univers amoureux, à mi-chemin de l'amitié et de la passion, également chères aux moralistes de l'Ancien Régime. Et nous permettent de mieux comprendre comment l'amour conjugal s'est finalement imposé à l'homme des Lumières comme la meilleure voie d'accès au bonheur sur cette terre.
Si l'adultère est un péché et un crime, que punissent les lois humaines et divines, le cocuage en est la face imaginaire et ludique. Aussi éternel que la réalité qu'il désigne, il connaît de la fin du Moyen Age au début des Temps modernes une sorte d'apogée: le cocu est alors l'un des grands personnages de la fête populaire et de la littérature facétieuse. Tromper son conjoint est d'abord un comportement de mâle, qui coïncide avec d'autres formes d'exploitation féminine: l'âge d'or de l'adultère masculin est aussi celui du viol et de la prostitution institutionnalisée. Or, durant toute la période, l'humiliation, le déshonneur du cocuage n'atteint que les hommes. Pas trace de femme cocue dans la langue, les fêtes, les farces, les nouvelles, les images. Pourquoi donc les hommes sont-ils seuls cocus? C'est un tableau inédit des m?urs masculines qui se fait jour ici, révélant derrière la figure du cocu une autre figure ambiguë, celle du bon compagnon, célibataire vaurien et séducteur. Et nous voici conviés à explorer une sociabilité virile complexe où s'affirme un goût sexuel inavoué: le partage d'une même femme. C'est ce désir caché que l'auteur dévoile à nos yeux, tandis que se dessine une identité sexuelle masculine en pleine mutation, dans un monde où la femme prend peu à peu la place qui lui revient.
Résumé : Les Contes d'Ithaque rassemblent les discours tenus par les personnages d'un grand dessin sur le thème du "Retour d'Ulysse dans sa patrie" . Dans cette première partie, les Prétendants racontent leur histoire, chaque individu ayant son "quart d'heure de célébrité" . Les contes abordent des thèmes universels (la mort, l'amour, le sexe, le devenir?) et entremêlent les lieux et les époques sous la façade d'un décor "à l'antique" inspiré de L'Odyssée et des Métamorphoses. Dans Les contes, les images ont la parole. Le dessin ayant précédé les discours d'un quart de siècle, les portraits des personnages ne sont pas des illustrations mais des sources d'inspiration. Au fil des récits se dessine une réflexion sur le statut de vérité de l'image, qui révèle et dévoile, mais aussi dissimule et ment.
Cette recherche part d'un intérêt pour la schizophrénie et des processus évolutifs qui peuvent être repérés. C G Jung a consacré sa vie à la description de ces dynamiques psychiques transformatrices. Ces potentiels s'animent lors de processus de crise psychique, de métamorphoses, ou lors d'épisodes psychopathologiques. Cette vision est de plus en plus partagée parmi les chercheurs en psychologie, en psychanalyse, en neurobiologie et dans les sciences du chaos.
?Quels sont les secrets d'une vocation ? Par quels chemins mystérieux voyage-t-elle ? Devenir galeriste, est-ce un appel, un destin, ou le résultat des hasards successifs ? A priori, être galeriste c'est vivre entre l'économie et l'esthétique, c'est être partagé entre les échanges et le coeur. Quel impératif l'emporte et comment passer du numéraire à l'esprit, du matériel au spirituel ? A travers quelques anecdotes et faits saillants d'une carrière de vingt ans, l'auteur tente de répondre à ces questions.
Le 1er août 1909, François Faber remporte la septième édition du Tour de France cycliste. Le " Géant de Colombes ", ancien docker sur le port de Courbevoie, entre dans la légende, mais bien plus qu'un parcours sportif exemplaire son itinéraire est un condensé de la France de la Belle époque. L'histoire d'un gamin de banlieue au physique hors du commun et à l'appétit féroce, grandi entre maraîchages et usines, puis saisi par le démon d'une petite reine qui fera sa fortune. Un enfant de son siècle, qui croise aussi en chemin la terrible crue de la Seine en janvier 1910, le grand Jaurès quelques jours avant son assassinat, puis fauché en pleine gloire en mai 1915, lors de l'une des plus formidables offensives de la Grande Guerre... En s'appuyant sur la presse d'époque et sur de nombreux documents inédits, ce livre retrace le destin romanesque de ce champion attachant, l'un des plus populaires de son temps, né et grandi en France, devenu luxembourgeois à sa majorité sans jamais quitter sa ville de Colombes, puis engagé volontaire dans la Légion étrangère pour défendre sa patrie d'adoption.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.