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La notion d'élection en droit constitutionnel. Contribution à une théorie juridique de l'élection à
Daugeron Bruno ; Denquin Jean-Marie
DALLOZ
62,00 €
Épuisé
EAN :9782247105434
Bruno Daugeron analyse avec une précision inégalée les évolutions anciennes et récentes de la doctrine publiciste française sur la question de l'élection et fait ainsi prendre conscience du caractère peu satisfaisant des interprétations aujourd'hui dominantes. Soit la doctrine renonce purement et simplement à penser juridiquement l'élection, soit elle se contente de généralités superficielles, dont la cohérence même paraît douteuse. (...) Ces démissions de la doctrine induisent en effet des conséquences inattendues et néfastes pour l'ensemble du droit constitutionnel. Le travail monumental accompli par l'auteur renouvelle donc une matière, considérée à tort comme figée, en trois directions : elle approfondir la description d'une métamorphose historique, elle situe les enjeux d'une théorie juridique de l'élection et elle met en lumière les incidences de la théorie électorale sur le droit constitutionnel. (...) deux termes jouent un rôle central. D'abord celui de mandat. (...) Puis le mot représentant lui-même : par un effet de miroir il paraît impliquer l'existence de représentés, alors que la théorie ne permettait d'admettre qu'un, ou plutôt une, représentée, la Nation. Ainsi s'impose subrepticement une idée nouvelle : les représentants représentent les représentés, c'est-à-dire les électeurs. (...) (Ce travail) marque avec force ce qui, dans le phénomène électoral, appartient au domaine du droit et ce qui relève de la politique. (...) l'élection est un moment clé de la vie politique, au point qu'en un sens on peut dire qu'elle est la vie politique. (...) L'élection au sens du droit électoral est nue : par elle-même elle ne dit rien des fonctions de l'élu, des relations qu'il entretient avec ses électeurs, de ses pouvoirs, leur portée, leurs limites, de la durée de son "mandat", de ses droits, devoirs ou indemnités... (...) où finit le juridique et où commence le politique ? (...) Mais l'ouvrage de Bruno Daugeron met également en lumière les répercussions - malheureuses - de la théorie de l'élection sur la doctrine constitutionnelle contemporaine, ou sur ce qui est censé en tenir lieu. (...) Si l'action d'un individu est légitimée a priori par son élection et non déterminée par une norme générale qui en définit la nature et les limites, on en revient à un pouvoir par droit subjectif tel qu'il existait avant la mise en oeuvre du constitutionnalisme : le titulaire du pouvoir a droit, en raison de son mode de désignation, à exercer les fonctions qu'il entend exercer, et peu importe si la Constitution ne les lui attribue pas (...)" Préface de Jean-Marie Denquin
L'ouvrage de Bruno Daugeron s'inscrit parfaitement dans la ligne de la collection "Thémis" : assurer la présentation synthétique et accessible des aspects les plus importants de la discipline d'une manière qui soit à la fois juridiquement exacte et épistémologiquement fondée. Juridiquement exacte en rendant compte, dans les catégories du droit et de manière la plus rigoureuse possible, des objets du droit constitutionnel que sont ses normes, ses institutions, ses organes, ses acteurs juridictionnels et non juridictionnels ; épistémologiquement fondée en accompagnant la démarche d'apprentissage du droit d'une démarche réflexive et analytique sur les catégories à travers lesquelles il est abordé grâce à un recul critique. Il prend aussi soin d'intégrer les sujets les plus actuels qui travaillent la matière afin d'être en prise avec le réel, de répondre aux questions des lecteurs et susciter leur réflexion.
Théoricien du droit et de l'Etat, Jean-Marie Denquin est un des rares juristes français à développer une approche conceptuelle et philosophique du droit constitutionnel. Non pour le réduire à des spéculations lointaines dépourvues de lien avec le réel mais pour montrer combien une réflexion sur le droit passe par une véritable attention aux concepts du droit afin que le droit constitutionnel ne soit pas pur verbiage ou reconduction perpétuelle de lieux communs et de notions approximatives. Parmi ses sujets de prédilection, le phénomène majoritaire sous la V' République, la représentation politique, la notion de démocratie dans ses différentes qualifications, le référendum, la justice constitutionnelle, le rapport entre l'Etat de droit et la démocratie ou encore l'évolution même du droit constitutionnel ont donné lieu à des réflexions critiques particulièrement riches et fécondes de sa part qui ont marqué les esprits. Elles ont éclairé d'une manière pointue à la fois les concepts en question et l'approche souvent peu satisfaisante dont ils sont trop souvent l'objet réduite à quelques clichés. Tous contribuent à offrir une dimension réflexive au traitement de ces notions afin de penser le droit constitutionnel.
Au XXIe siècle, les micro-Etats semblent relever à la fois de l'énigme et du paradoxe. De l'énigme, dès lors que leur identification reste incertaine et que leur caractère étatique lui-même peut parfois paraître discutable. Mais aussi du paradoxe : apparemment archaïques et souvent anciennes, du moins pour celles qui se situent en Europe, ces entités se portent mieux que jamais, au point qu'elles semblent constituer, comme l'écrivait naguère le ministre d'Etat de la Principauté de Monaco, de véritables "laboratoires" des nouvelles pratiques économiques, sociales et politiques. Et peut-être même, à l'ère de la mondialisation, des modèles inédits pour les Etats "ordinaires" ...
Le texte intégral de la Convention européenne des droits de l'Homme Signée le 4 novembre 1950, entrée en vigueur le 3 septembre 1953, la Convention européenne des droits de l'Homme, inspirée par la Déclaration universelle des droit de l'Homme de 1948, est aujourd'hui le modèle le plus perfectionné de garantie effective des droits de l'Homme, par le contrôle judiciaire du respect de leurs droits. Il s'agissait d'établir un ordre public des démocraties d'Europe . L'originalité du système résidait dans son caractère évolutif et souple, qui a été progressivement renforcé à travers les réformes successives. La Convention a eu un indéniable effet d'entraînement de l'ensemble des pays européens pour une meilleure défense des droits de l'Homme.
Résumé : Parler est un art dont les lois sont trop souvent méconnues par qui s'expose à un auditoire. Des penseurs, des praticiens, des pédagogues ont pourtant depuis plus de 2 500 ans confronté leurs savoirs et partagé leurs enseignements. Un voyage à travers les siècles révèle les méthodes communes entre l'acteur et l'orateur que chacun peut s'approprier par des entraînements simples pour développer son charisme. Frère de la danse et du chant, du yoga et du zen, de l'art du comédien et des arts martiaux, cousin de la plupart des sports, l'art oratoire commence par la conscience du corps. Puis viennent les mots pour le dire. Avec un enjeude taille : Toute parole contribue au réel et à sa perception.
A quoi sert le droit ? Quelles problématiques émergent, dès lors que l’on tente de régir la vie humaine au travers de lois ? C’est au travers de récits – de la fable à la science fiction, en passant par la dystopie – que l’auteur veut susciter le débat et enrichir la réflexion. Parfait pour les amoureux du droit !
Résumé : Georges Picquart (1854-1914), officier brillant, chef de l'espionnage militaire, refuse, contre toutes les pressions, d'ignorer la preuve de l'innocence d'Alfred Dreyfus qu'il a découverte en 1896 du fait de ses fonctions à la tête du service secret. Ses chefs, l'état-major, les ministres,jusqu'au président de la République, s'irritent de ce qu'ils prennent pour de l'entêtement orgueilleux. Picquart, lui, sait d'instinct que l'exactitude des faits et le professionnalisme sont le premier rempart contre les renoncements, les injustices qui mènent à l'indignité. Dans cette vie de roman, l'officier supérieur est exilé puis banni de l'armée pendant dix ans. Il subit un an de prison sans jugement, affronte deux duels, lutte sans répit pour sa propre réintégration dans l'armée et la réhabilitation de Dreyfus. Ce symbole de la Grande muette qui prend la parole pour faire prévaloir la vérité, vilipendé pour sa détermination, devient en 1906, par un retournement saisissant qui soulève l'indignation des anti dreyfusards, ministre de la Guerre de Clemenceau. Sans se montrer un grand réformateur à ce poste, il concourt à ancrer fermement l'armée dans la République. Ambitieux, déterminé, stratège, laïc, distancié, secret, mélomane, polyglotte, curieux de tout, ironique, rejetant les réflexes antisémites que son milieu lui avait légués, mais aussi hautain, égocentrique et rancunier, Picquart reste une figure significative de celles que la IIIe République a su produire pour construire un Etat de droit. Son itinéraire, entre guerre et paix, culture et polémiques, administration et politique, Clemenceau et Jaurès, Mirbeau et Mahler, est marqué par son indépendance d'esprit et son courage. Il témoigne de l'attitude que peut choisir un fonctionnaire face à la déraison d'Etat.