Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Datés du jour de ponte
Bretonnière Bernard
DESSERT DE LUNE
12,00 €
Épuisé
EAN :9782930607696
Datés tantôt d'une bonne pinte de bon sang prise dans le jardin d'un couple d'amis – jour de pinte ! –, tantôt du jour d'une descente plus intériorisée sur une pente personnelle plus amère – jour de pente ! ça arrive –, les poèmes de Bernard Bretonnière nous parlent de tous ces petits riens qui ne sont pas rien ! Il y évoque tout aussi bien ses proches – les siens qu'il a à coeur ou les vieux qui l'émeuvent et le touchent ! – que les poètes qu'il apprécie : Pierre Tilman et Jacques Rebotier ou Valérie Rouzeau et les Nantais Jean-Pascal Dubost, Daniel Biga ou Guy Bellay, l'inoubliable auteur de "Léone, mets-toi nue", ou encore Lucien Suel, le rocker de Star Scriwer, qui comme lui appartient à la Confrérie des Camés de l'Oreille, la grande Internationale de ceux qui entendent un mot pour un autre comme disait Tardieu ! On connaît la virtuosité de Bretonnière pour litaniser les glissements de sens, les dégelées de noms propres, les à-peu-près langagiers, les répétitions insistantes et révélatrices que l'on retrouve, entre autres, dans cette déclinaison caustique faite d'une suite de "naturellement" : Naturellement Mercedes. / Naturellement décapotable. / Naturellement dimanche midi. / Naturellement grand soleil. / Naturellement route de l'océan. / Naturellement lunettes noires. / Naturellement beaucoup plus jeune que lui. / Naturellement blonde. / Naturellement ? jusqu'à cette interrogation finale plus expressive que bien des longs discours. On la redécouvre ici et là bien sûr mais, pour le reste, le propos est plus humainement fibreux si j'ose dire, plus tendrement désabusé. Personnellement j'aime beaucoup cette alternance et ce regard à la Buster Keaton que Bretonnière porte sur certaines choses anodines comme ses chaussettes par exemple – un divin cadeau de Reine ! sa Reine ! Allez-y voir au jour de ponte daté du mercredi 22 mai et revenez ensuite à la case départ. C'est tout un bonheur, tout un bonhoeufs.
Dans l'écriture de Bernard Bretonnière, née du rapport le plus intime aux événements et aux sensations, le je ne parle pas pour déposséder l'autre de sa vie, pour lui voler sa place : son désir, à l'inverse, est de l'y rejoindre, consolant, en nommant la part commune de nos destins. Depuis les douleurs des deuils jusqu'aux grâces de l'amour, pointant les enchantements des plus petits instants, ces poèmes préfèrent toujours dégager en touche de la poésie-poésie pour rejoindre le camp de la vie ; ainsi s'inscrivent-ils comme les jalons, tremblés et désordonnés - puisque rien n'est jamais gagné -, d'une " marche inapaisée vers la paix " au cours de laquelle l'homme va apprendre, jour après jour, la patience.
Un jour, c'est l'annonce..." L'artiste Nadja Atti va alors commencer de longues séances de chimiothérapie. Elle apporte ses armes-crayons, dessine. Puis, utilisant des techniques mixtes, elle rehausse de couleurs ses dessins et y typographie les brèves phrases qu'elle a proposé à Bernard Bretonnière d'écrire. Ici se trouve inévitablement évoquée l'idée de la maladie, mais davantage en ce qu'elle porte d'espérance et de force vitale que de souffrance et d'inquiétude, pour témoigner de ce qu'elle ne saurait empêcher de vivre ni de créer. Un livre de patience et d'impatience, de fatigue et de courage, de bataille et de renaissance, un livre de vivants.
Ce dictionnaire de citations a pour ambition de distraire, et, s'il se peut, instruire... Drôles ou énigmatiques, lapidaires ou bavards, certains articles font hurler (de rire ou d'indignation), ou bien encore, nous plongent dans des océans de perplexité.
Tu causes, tu causes, c'est tout ce que tu sais faire" répète invariablement le perroquet de Raymond Queneau dans son fameux Zazie dans le métro. "Tu causes, tu causes..." s'amuse à reprendre Christine Van Acker avant de s'insurger avec ironie et humour contre toutes ces conversations creuses, ces dialogues qui n'en sont pas, ces phrases toutes faites et qui ne veulent rien dire, ou plutôt qui ne veulent pas dire. En 12 courts récits parfois touchants, parfois drôles, souvent pitoyables, de la tour de Babel aux techniques de rencontres amoureuses, elle dresse un portrait au vitriol de nos habitudes langagières et nous promène sans ménagement dans un univers de poncifs et de faux semblants qui encombrent régulièrement les tentatives de véritables dialogues.
Résumé : Dans Mémoires des pluies, l'auteure s'appuie sur l'intensité des pluies et leur fonction régénérante, pour dire les nostalgies de l'enfance et de l'amour enfui. En convoquant et en dialoguant avec le monde végétal, animal et celui des émotions humaines Sibylle Bolli nous entraine au coeur de sa vibration poétique et d'une intimité qui révèle une part d'universel. C'est une ode à l'essentiel avec un très beau travail sur les sonorités. L'écriture est élégante, ciselée. Si elle semble douce, la vie et la mort s'y entremêlent.
Une poésie qui se rit des supposés fossés entre les générations Un éloge de l'imaginaire Le regard émerveillé d'un grand-père sur la capacité d'invention de sa petite-fille Une écriture légère et qui fait mouche
Résumé : Un recueil de poèmes brefs, posfacé par Gil Jouanard, par l'auteur du roman Tête Dure (finaliste du Rossel 2015) et auteur de nombreux livres jeunesse avec Bernadette Gervais chez Gallimard, Le Seuil, Albin Michel et chez d'autres éditeurs pour dire furtivement le quotidien, la vie qui passe, "la vie, telle qu'en poésie l'instant furtif la change".