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CE QU'IL FAUT DE PATIENCE
BRETONNIERE
DE BLEU
11,50 €
Épuisé
EAN :9782840311034
Dans l'écriture de Bernard Bretonnière, née du rapport le plus intime aux événements et aux sensations, le je ne parle pas pour déposséder l'autre de sa vie, pour lui voler sa place : son désir, à l'inverse, est de l'y rejoindre, consolant, en nommant la part commune de nos destins. Depuis les douleurs des deuils jusqu'aux grâces de l'amour, pointant les enchantements des plus petits instants, ces poèmes préfèrent toujours dégager en touche de la poésie-poésie pour rejoindre le camp de la vie ; ainsi s'inscrivent-ils comme les jalons, tremblés et désordonnés - puisque rien n'est jamais gagné -, d'une " marche inapaisée vers la paix " au cours de laquelle l'homme va apprendre, jour après jour, la patience.
Constatant que 11 millions de lits sont vides en France alors que 300 000 personnes (dont de nombreux migrants) dorment à la rue, l'auteur dans un élan de générosité et d'humanisme exhorte les français à accueillir les migrants chez eux.
Beaucoup d'écrivains ont éprouvé la nécessité de dire leur père post-mortem, pour lui rendre un dernier hommage, voire pour engager ce qu'il est convenu d'appeler un "travail de deuil". Lisant leurs livres, souvent magnifiques, je me suis demandé pourquoi je ne tenterais pas d'écrire aujourd'hui sur mon père vivant. La perspective d'une telle écriture, ni idolâtrie ni règlement de compte, se trouve nécessairement, et considérablement déplacée - ne serait-ce parce qu'elle échappe, de fait, à la déploration; son risque devient alors totalement différent. Écrire au présent modifie et la forme, et le son, et le souffle; écrire "je t'aime" à un vivant auquel on ne l'a encore jamais vraiment dit représente un exercice troublant; écrire un livre - ce livre, plein de trous - qu'on ne saurait avoir la faiblesse de présenter à celui qui en est le sujet, et non le destinataire, relève d'un mouvement peu rationnel. N'empêche que tous les pères, tous les fils, les mères et les filles, sont humblement conviés, par ses pages, à se reconnaître, à se retrouver. Je rêve tout bonnement, entre candeur et vanité, d'avoir écrit le plus beau texte jamais écrit par un fils sur son père. B. B
Il a dû falloir au poète (il, elle) une énergie patiente, une sauvage révolte toujours à l'affût pour retourner à son " rectangle clair du papier qui la hèle, la hale [...] impérieux ". Il a dû y avoir l'évidence de l'inspiration, soudain douce et consolante mais aussi le froid, le vide, également le harassement du quotidien. Mais tout est né, de ce que dictaient en poésie, les violences des éléments, le sang perdu, les cellules en combat, les petites morts et les rebonds. La fraternité de poètes de même parage a encouragé, renouvelé, établi ce besoin de louanger, constater, méditer. La dureté de la vie, l'évidence de certaines joies ont développé ce qui existait déjà : un culte de la pudeur, de la mesure indispensable, si l'on veut que la référence à l'Universel soit durable. Le poète (il, elle) a écrit pour Autrui. Je suis autrui, conforté, et ma gratitude me poussera à dire ces poèmes, comme j'ai dit Eluard, Char, Follain, Cadou, Chedid, Reverdy et bien d'autres, pour améliorer un public concerné, le rendre plus fraternel. Je les dirai pour le " mieux vivre " de mes enfants (au nombre de cinq également). Je les dirai aussi pour les grands inconsolables. Espérant qu'ils méditeront d'une façon ou d'une autre : " que la mort n'aura pas eu le dernier mot ". Daniel Gélin.
Résumé : La petite feuille aux yeux bleus (dont c'est la réédition) a déjà conquis un jeune - et moins jeune - public enthousiaste. Les poèmes sont d'une grande limpidité, axés sur les thèmes de la nature (le Marais vendéen, les forêts...), de l'enfance aventureuse, de la grand-mère tant aimée - celle qui appelait sa petite fille, en patois, " ma petite feuille " - , de la fête, etc. On retrouve les thèmes des Moustaches vertes (ouvrage précédent, salué par France-Culture, Le Monde, et l'ensemble des revues destinées à la jeunesse) et de Une cigale dans la tête qui vient de paraître.
J'aime dans les poèmes de Jacqueline Astégiano cet humour grave, cette philosophie souriante, ces notations au petit point qui m'avaient frappé dès le début. En lisant ces poèmes, je songe au cher Bachelard pour qui la poésie était une métaphysique instantanée. Ici, l'instantané devient lapidaire : La moitié du soleil est en moi/l'autre flamboie dans tes certitudes. Le poète fait plus bref encore que le haïkaï et cela donne, sous le titre "Brouillard" : Le paysage/a oublié/son texte. Dans l'humour grave et le jeu sur les mots, voici un autre petit chef-d'œuvre : La feuille qui tombe effleure ma joue/La feuille qui joue effleure ma tombe. Les enfants adoreront ces poèmes. Les adultes seraient bien inspirés d'en faire autant.
Créer un poème et créer une ville, c'est un peu la même chose : ce condensé d'art poétique et politique formulé par Aimé Césaire s'applique tout à fait à Roland Nadaus qui, maire, a construit une ville et, poète, a bâti une œuvre. Dans les deux cas, multiplicité des entrées, des formes, des espaces, des lignes comme autant de voies d'accès. On s'y perd quand on ne les connaît, ni l'une, ni l'autre. On s'y sent bien, quand on les a bien arpentées, l'une et l'autre. On y décèle des endroits privilégiés, calmes, apaisants, apaisés. On y ressent des passages plus bruyants, plus chaotiques, plus difficiles d'accès. Mais l'ensemble est harmonie. Dans la ville, entre avenue passante et quartier calme ; dans l'œuvre, entre poème et pamphlet truculent. Parce que l'homme n'est pas que poète. Ou plutôt, si : il n'est que cela et avant tout cela.