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Heidegger et la pensée à venir
Dastur Françoise
VRIN
24,99 €
Épuisé
EAN :9782711623907
De la pensée qui n'est plus métaphysique, Heidegger dit qu'elle est moindre que la philosophie, plus "pauvre" que celle-ci, précisément parce qu'elle ne se tient plus à la hauteur d'une pensée de la fondation et que, loin de pouvoir rendre compte d'elle-même, elle est, dans sa finitude et son essence provisoire, tout entière au service de ce à quoi elle répond, à savoir l'événement même de l'être. Ce à quoi une telle pensée donne congé, c'est en effet à la structure onto-théo-logique du discours métaphysique de la fondation, au profit de ce que Heidegger nomme, dans son dernier séminaire, une "phénoménologie de l'inapparent". On ne peut guère s'autoriser de cette expression pour arguer, comme on l'a fait déjà bien des fois, d'une dérive vers la poétique ou la mystique de la pensée heideggérienne. Car cet "inapparent" ne renvoie à aucun "arrière-monde", mais seulement à cette inapparence qui réside en tout apparaître, à cet "être" de l'étant que la "philosophie" au sens traditionnel de ce terme n'est parvenu à penser que sous la figure "étante" du fondement. C'est dire que ce que Heidegger nomme "fin de la philosophie" ne signifie nullement son anéantissement, mais ouvre au contraire la possibilité d'une appropriation plus authentique de ce qui a été en question depuis le départ en elle. A la fin de la Lettre sur l'humanisme, Heidegger déclarait: "La pensée à venir ne sera plus philosophie, parce qu'elle pensera plus originellement que la métaphysique, mot qui désigne la même chose". C'est de cette pensée plus originelle, telle que Heidegger n'a cessé d'en préparer la venue depuis les années trente, dont il est question dans les essais réunis dans ce recueil.
L'oeuvre de Merleau-Ponty se situe au confluent de deux traditions de pensée : la philosophie française, de Descartes à Maine de Biran et Bergson, et la phénoménologie husserlienne et heideggérienne. C'est le rapport à cette seconde tradition de pensée, la plus déterminante du point de vue de l'évolution interne de l'oeuvre, que les essais réunis ici ont entrepris de mettre en évidence. Il s'agit en effet, en suivant l'évolution de la pensée de Merleau-Ponty, de la Phénoménologie de la perception à sa dernière oeuvre inachevée, Le Visible et l'invisible, de montrer que l'interpénétration de deux thématiques fondamentales, celle de la corporéité et de la chair, qui lui vient de Husserl, et celle du langage et de l'expression, qui le conduit dans une proximité toujours plus étroite avec Heidegger, lui a permis de former le projet d'une "ontologie indirecte" et de rompre ainsi décisivement avec le subjectivisme moderne.
Résumé : C'est à travers le débat qu'il a engagé très tôt avec Husserl et poursuivi tout au long de son oeuvre avec Heidegger que Derrida est devenu ce penseur de la " déconstruction ", mot qui est aujourd'hui généralement associé à son nom bien qu'il ne désigne pas une méthode, un acte ou une opération, mais un " événement " qui affecte tous les domaines - philosophique, éthique, politique et esthétique. C'est donc ce débat avec Husserl et Heidegger, les deux penseurs qui furent à l'origine de ce " mouvement phénoménologique ", qui constitue aujourd'hui encore le courant majeur de la pensée contemporaine et que les textes de ce volume ont tenté de rendre compte. Ils sont eux-mêmes les traces d'une lecture des textes de Derrida commencée très tôt, dès 1962, avec la parution de son premier livre, et poursuivie jusqu'au milieu des années 1980, période pendant laquelle son débat avec Heidegger s'est vu réanimé.
Ce cours, consacré à l'analyse de la genèse de la pensée dialectique, se propose d'en reconstituer le développement en trois étapes distinctes : celle de la lecture de Kant et de Fichte par Schelling et Hölderlin, qui s'achève en janvier 1797 ; puis celle qui réunit Hegel et Hölderlin à Francfort de 1797 à 1800, où c'est la question du rapport entre religion, philosophie et poésie qui domine ; enfin celle de la constitution de ce qui sera la matrice d'une pensée dialectique dans les derniers essais philosophiques et poétologiques de Hölderlin de 1799 à 1803 et dans les écrits publiés et non publiés de Hegel pendant la même période.
Résumé : La question que Martin Heidegger a posée à l?ensemble de la tradition occidentale est celle du sens de son concept fondamental, celui de l?être. En révélant que c?est à partir du temps que nous comprenons l?être, il a montré que la philosophie trouve son origine dans l?existence d?un être qui ne peut plus être compris, comme le veut la philosophie moderne depuis Descartes, comme un sujet centré sur lui-même. La question du temps n?est donc pas pour lui une question philosophique parmi d?autres, mais celle qui seule peut donner accès à ce qui constitue l?humanité comme telle. Ce que Martin Heidegger accomplit en posant la question du rapport de l?être et du temps, c?est cette ? révolution du mode de penser ? que requiert la prise en vue de l?essentielle finitude de l?homme et de l?être. La mise en évidence de l?historialité foncière de la pensée philosophique implique que celle-ci ne puisse plus se définir comme une pure théorie et qu?elle exige un engagement existentiel qui ne la met pas à l?abri de l?erreur. C?est uniquement à partir d?une telle conception de la pensée que l?on peut comprendre l?engagement politique de Martin Heidegger, ce qui ne signifie nullement l?excuser.
Des religieux voués à la prédication peuvent-ils se reconnaître "une vocation universitaire" ? L'Université, de son côté, est-elle prête à recevoir et intégrer la collaboration de "frères prêcheurs" ? En 1907, quelques jeunes dominicains français, professeurs au "Saulchoir" , en Belgique, où ils étaient alors exilés par les lois anti-congréganistes, créaient la Revue des Sciences philosophiques et théologiques : ils se donnaient ainsi un instrument qui leur permettrait de communiquer au public savant non seulement les fruits de leurs propres travaux, mais aussi les résultats d'autres spécialistes engagés dans les mêmes disciplines et de nourrir par là un dialogue constant au sein de la recherche universitaire. En 2007, célébrant son centenaire par un colloque à l'Institut Catholique de Paris, la revue a voulu évaluer la pertinence des intuitions qui présidèrent à sa fondation et dresser un inventaire critique de ses principales réalisations. L'intérêt des contributions ici rassemblées dépasse celui de l'histoire d'un siècle d'études dans l'Ordre des Prêcheurs : on y trouve des ressources originales pour penser aujourd'hui la question du rapport entre culture universitaire et appartenances religieuses, raison et foi.