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Solo
Dasgupta Rana ; Gee Francesca
GALLIMARD
24,99 €
Épuisé
EAN :9782070127085
La première partie de Solo, « Life », nous raconte la vie d?Ulrich, homme ordinaire, voire médiocre, qui semble condamné à échouer dans tout ce qu?il entreprend. Né d?un couple bourgeois du Sofia des années 1910, son goût pour le violon est vite étouffé par un père tyrannique. Ulrich se prend alors de passion pour la chimie, qu?il part étudier à Berlin. Persuadé qu?un destin grandiose lui est réservé, il déchante lorsqu?il est contraint de rentrer en Bulgarie pour s?occuper de ses parents ruinés. Ulrich renoue alors avec son grand ami Boris, un violoniste virtuose issu d?une grande famille, et qui fraye avec les milieux communistes. Mais c?est le fascisme qui menace alors le pays, et Boris est rapidement arrêté et exécuté pour sédition. Quelques années plus tard, Ulrich retrouve à nouveau la famille de Boris à travers Magdalena, sa soeur, qu?il épouse et avec qui il a un fils. Mais le métier d?Ulrich ne permet pas de subvenir aux besoins luxueux de la jeune femme, qui, au bout de quelques années, le quitte pour un riche pasteur protestant. Ulrich n?aura plus jamais de nouvelles de sa femme et de son fils: une fois de plus, tout ce qu?il a aimé lui est arraché. La fin de cette partie décrit la vie de plus en plus effilochée d?Ulrich, devenu un employé modèle dans une entreprise de chimie, traversant le siècle en spectateur d?un pays en proie à des bouleversements constants. La deuxième partie, « Daydreams », est un saisissant contrepoint à ce récit morne et plombant d?une vie ratée: elle évoque, sous forme d?un entrelacs de récits, les « rêves éveillés » de ce triste personnage qui compense dans l?imaginaire la monotonie de son quotidien. On découvre alors, en Géorgie, Irakli et sa soeur Khatuna, une jeune beauté à l?ambition sans limites, qui parvient à se faire épouser par un célébrissime milliardaire. Lors de l?assassinat de celui-ci, Khatuna et son frère s?envolent pour New York, où ils sont recueillis par Plastic Munari, un producteur de musique. Leur destin va croiser celui de Boris, un autre virtuose du violon élevé dans la misère en Bulgarie, mais qui, découvert par Plastic, va devenir une superstar. Le récit décrit l?attachement maladif et tragique du fragile Irakli pour ce fascinant Boris, et la relation houleuse de Khatuna et Plastic. La fin du roman, qui voit revenir le personnage d?Ulrich, emprunte au genre du réalisme magique pour entremêler différents niveaux de réalité et offrir au lecteur une forme de fin alternative. Rana Dasgupta tisse des liens subtils entre les récits que s?invente son personnage et sa vie « réelle », au point de semer le doute: à quoi, finalement, doit-on croire? L?auteur, avec virtuosité mais sans ostentation, nous rappelle que toute fiction est de l?ordre du croire, et célèbre avec nous cette jouissance gratuite qu?il y a à raconter, et à lire, une histoire. Traduit de l?anglais (Inde) par Francesca Gee.
Le bengali (ou bangla) est parlé par environ 215 millions de personnes dont plus de 140 millions au Bangladesh. Calcutta est la capitale indienne du Bengale occidental. Ce manuel propose l'apprentissage de la langue standard enseignée dans les écoles et universités, et dont se servent presse, radio et télévision. Ce manuel, comme tous ceux de la collection, est destiné aux étudiants comme aux diplomates, aux hommes et femmes d'affaires ou aux simples touristes. Le texte de chaque leçon est suivi d'exercices de transformation et de substitution, puis d'explications grammaticales. Traduction des textes, corrigés d'exercices et glossaire se trouvent en fin de volume. Les enregistrements audio accompagnant le livre sont disponibles en téléchargement gratuit sur le site de l?éditeur.
Résumé : Delhi Capitale est un récit puissant et lyrique qui tente d'embrasser à la fois les origines et les implications de l'explosion urbanistique et démographique de Delhi. De capitale à capitalisme il n'y a qu'un pas, et c'est cette métaphore que file avec érudition et talent Rana Dasgupta : il dresse ici un portrait saisissant de la mégapole, et de l'arrogante classe aisée qui la domine aujourd'hui. Mais Dasgupta s'aventure aussi au-delà de ce portrait socio-économique et c'est en écrivain qu'il interroge la violence ? réelle, symbolique ? qui est au coeur du processus de croissance gigantesque et imparable qui travaille sans relâche la capitale indienne. A la fois balade littéraire et réflexion philosophique, Delhi Capitale se démarque très nettement des récits de voyage comme des pamphlets militants pour développer une complexité de réflexion aussi vertigineuse que les espaces urbains évoqués par le texte.
Résumé : Treize passagers sont bloqués dans un aéroport. Tokyo, leur destination, est couvert de neige ; tous les vols sont annulés. Pour passer la nuit, ils choisissent de s'installer en cercle non loin du carrousel désormais silencieux des bagages, et décident de raconter, à tour de rôle, des histoires. Le fils de Robert de Niro, conçu dans une laverie automatique new-yorkaise, tombe amoureux de la fille de Martin Scorsese et d'Isabella Rossellini, avant de maîtriser la transmutation de la matière et de s'en servir contre ses ennemis ; une marchande ukrainienne est guidée vers son amant, un marin du Bangladesh, par un oiseau sans ailes ; un homme, qui édite les souvenirs des autres, doit se mesurer à son propre passé ; un entrepreneur japonais est prêt à tout perdre pour l'amour d'une poupée ; dans Paris barricadé contre une épidémie de variole, un être mi-féerique, mi-humain, cherche des mots ; dans une ville du Moyen-Orient, un petit tailleur est victime d'une énorme injustice ; une jeune Turque muette est laissée à elle-même dans la maison d'un cartographe allemand...
Traduction de l'anglais par Madeleine Rossel, André Parreaux, Lucien Guitard et Pierre Leyris. Édition de Pierre Leyris. Traduction de Souvenirs intimes de David Copperfield sous la direction de Léon Lemonnier, revue et complétée par Francis Ledoux et Pierre Leyris.
4e de couverture : Si saisissant de mouvements, si éclatant d'images, si envoûtant de sonorités arabes que soit le Coran, il reste toujours un langage clair. C'est pourquoi, bien qu'il soit intraduisible, on peut en tenter des traductions. Elles disent au moins le sens de l'étonnante prédication de Mahomet (570-632). Depuis des siècles il n'y avait plus de ces grandes révélations qui réveillent l'humanité et après Mahomet il n'y en aura plus. "Dieu seul est Dieu."Notes Biographiques : Jean Grosjean (1912-2006), ordonné prêtre en 1939, renonce à son sacerdoce après la Seconde Guerre mondiale. Commentateur et traducteur de la Bible, du Coran et des tragédiens grecs, il publie aussi récits et poèmes (Terre du temps, Fils de l'homme, La Gloire). Il devient à partir de 1967 membre du comité de rédaction de La NRF, dont il est l'un des contributeurs réguliers à partir de 1955.
Résumé : Cette édition s'efforce de présenter les écrits purement littéraires de Chateaubriand dans un ordre à la fois chronologique et thématique. Ainsi le lecteur pourra relire un écrivain qui ne fut pas seulement chantre de sa propre désespérance et du néant, artiste frileux réfléchissant sur son art, historien consciencieux, mais aussi le plus intraitable génie contestataire. Toute son ouvre en effet s'insurge contre une religion mal comprise qui mutile l'homme, contre une fausse civilisation égoïste et cruelle qui monopolise morale et culture. Reflet de son temps, Chateaubriand l'est également du nôtre. Le texte a été établi d'après celui des Ouvres complètes parues chez Ladvocat. On a consulté les manuscrits accessibles et découvert des sources de l'ouvre qui s'ajoutent, nombreuses, à celles que nous connaissions déjà, surtout à propos des Martyrs et du Voyage en Amérique. Cette édition devient ainsi un instrument de travail enrichissant et suggestif.
Avant de s'engager dans l'armée iranienne pour combattre l'ennemi irakien, Amir Yamini était un playboy, qui passait le plus clair de son temps à séduire les femmes et exaspérer sa très pieuse famille. Cinq ans plus tard, sa mère et sa soeur le retrouvent, amputé de son bras gauche, dans un hôpital psychiatrique pour soldats traumatisés. Quasi amnésique, Amir est hanté par la vision d'une mystérieuse femme sans visage, au front orné d'un croissant de lune. De retour à Téhéran, le fils prodigue est tour à tour salué comme un martyr de la Révolution islamique et confiné dans sa chambre comme un fou dangereux. Avec la complicité de sa soeur, il s'évade en escaladant le mur de leur jardin et repart sur le champ de bataille à la recherche de celle qu'il surnomme "Front de lune" , accompagné dans ce périple au fil de la mémoire par deux scribes perchés sur ses épaules - l'ange de la vertu et l'ange du péché - qui consignent depuis toujours son histoire. Avec cette épopée amoureuse, guerrière et poétique d'une inventivité exubérante, porteuse d'un regard subtil sur la société iranienne contemporaine et empreinte d'une sensualité tout droit héritée de la grande tradition des contes persans, le grand romancier iranien Shahriar Mandanipour signe une oeuvre forte, envoûtante et pleine d'humanité.
Résumé : "Ce sera un essai-roman [...]. Il devra tout englober, sexualité, éducation, manière de vivre, de 1880 à nos jours ; et mettre à franchir les années toute l'agilité et la vigueur du chamois qui bondit par-dessus les précipices. C'est l'idée générale, en tout cas, et cela m'a plongée dans un tel brouillard, une telle ivresse, un tel rêve que, déclamant des phrases, et voyant des scènes alors que je remonte Southampton Row, je me demande si j'ai tant soit peu vécu sur terre depuis le 10 octobre. Comme pour Orlando, tout se précipite de soi-même dans le courant". Journal 1915-1941, 2 novembre 1932, à propos des Années.
Résumé : Si Truman Capote est surtout connu pour deux titres, De sang-froid et Petit déjeuner chez Tiffany, il fut extraordinairement doué pour des genres très variés : romans, nouvelles, journalisme, enquêtes, portraits sont connus. Mais il mérite tout autant d'être redécouvert comme auteur de récits de voyage, de scénarios, de pièces de théâtre, et même d'une comédie musicale. Ses entretiens comme sa correspondance, sont émaillés de phrases cinglantes - on le traitait volontiers de langue de vipère... - qui, avec le recul du temps, semblent le plus souvent pertinentes malgré leur extrême méchanceté : il écrit ainsi à propos d'un roman qui vient de paraître " J'ai sûrement lu pire, mais je ne m'en souviens pas "... Cet homme immensément cultivé fut aussi l'un des pionniers, sinon l'inventeur, d'un genre littéraire, avec De sang-froid qui répond à un défi : " transformer la vérité en fiction ou la fiction en vérité ". Il aura beaucoup d'imitateurs, mais peu parviendront à atteindre la même profondeur. Enfin, ce " solitaire mondain " a connu " tout le monde " en Europe et aux Etats-Unis, a été photographié par les plus grands photographes (Richard Avedon, Cartier-Bresson ou le futur lord Snowdon), était présent dans les shows de télévision et dans les pages de Playboy et de Vanity Fair. À travers ses écrits comme à travers les documents présentés dans le " Vie et oeuvre " c'est tout le milieu littéraire et artistique de son temps qui revit.
O'Connor Flannery ; Goffette Guy ; Coindreau Mauri
Résumé : " Mr. Greenleaf accourait vers elle, brandissant son fusil, et elle le vit venir à elle, bien qu'elle ne regardât pas dans sa direction. Elle le vit s'approcher en longeant la lisière d'un cercle invisible, et la ligne d'arbres était béante derrière lui, et ses pieds ne foulaient que le vide. Il visa l'oeil de la bête et fit feu quatre fois. Elle n'entendit pas les détonations, mais elle perçut le tremblement de l'énorme corps alors que le taureau s'affaissait et l'entraînait dans sa chute, rivée à sa tête au point qu'elle semblait, lorsque Mr. Greenleaf fut près d'elle, se pencher sur l'oreille de l'animal et lui chuchoter une ultime révélation.". Mon mal vient de plus loin, " Greenleaf ".