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Jouer dans l'Antiquité classique. Définition, transmission, réception, Textes en français et anglais
Dasen Véronique ; Vespa Marco
PULG
28,50 €
Épuisé
EAN :9782875622884
The European Research Council project (Locus Ludi. The Cultural Fabric of Play and Games in Classical Antiquity [ERC AdG # 741520]) investigates how play and games provide a privileged access to pass societal norms, values, identities, and collective imaginary. People play all over the world and throughout history, but they do not play the same games, nor do they attribute the same meaning and function to play. The pluridisciplinary volume investigates how such an important part of ancient cultures can be methodologically reconstructed. A first series of chapters based on Greek and Roman texts and vocabulary propose an emic definition of play and games. Beyond the common association of child and play (in Greek, paidia, "play", pais,"child", and paideia, "education", share the same root, in Latin ludus means "play", "school", and "rethorical games"), ancient views are more complex and nuanced. The boundaries between sport, dance, rites and play are fluid and differ from our modern view. Case studios show how playful practices can he defined in material culture and iconographic representations. The second part of the volume focuses on Greek and Roman ludic heritage in ancient literature with particular attention to the cultural and discursive codes according to literary genre (oniromancy, proverbs, children's rhymes, lexicography...). Close studies assess the transmission of a predominantly oral heritage in collections, lexicons and commentaries ranging from the Roman imperial period to Byzantine times (proverbs, riddles, and children's lore). New insights are provided on crucial issues about cultural continuities and discontinuities, as well as the definition of so-called "traditional" games.
Les avancées des nouvelles techniques d'intervention sur le développement prénatal et la procréation, ainsi que l'essor des travaux sur l'histoire de la parenté, du corps et de la sexualité, ont favorisé l'émergence de nouveaux questionnements sur ce qui construit notre identité d'être humain et ses multiples dimensions culturelles. La figure de l'embryon est au cour de ces interrogations. Pour saisir l'évolution des regards portés sur l'être humain en devenir, au confluent de l'histoire de la médecine, de la philosophie, des religions et des images, cet ouvrage rassemble des contributions des chercheurs de différentes disciplines qui se sont penchés sur l'histoire de la représentation scientifique, symbolique et imaginaire de l'embryon. Une démarche interdisciplinaire et diachronique originale s'insérant au cour du débat actuel sur la gestion du développement prénatal (clonage, tri d'embryons, manipulations génétiques.) SOMMAIRE : Table des matières Introduction, par Véronique Dasen et Jean-Louis Fischer I. Représenter l'embryon Cathie Spieser, De l'embryon humain à l'embryon divin en Egypte ancienne Véronique Dasen, Représenter l'invisible : la vie utérine et l'embryon sur les gemmes magiques Sandrine Ducaté-Paarmann, Voyage à l'intérieur du corps féminin. Embryons, utérus et autres organes internes dans l'art des offrandes anatomiques antiques Elisabeth Yota, L'embryon dans l'art byzantin : une image insolite Marie-France Morel, Embryons glorieux : iconographie des conceptions et des grossesses sacrées dans l'art occidental (XIVe-XVIe siècles) Caroline Schuster Cordone, De chair et de sang : vieillesse féminine et images de fécondation dans l'art de la fin du Moyen Age à la Renaissance Anita Petrovski, Le portrait extra-utérin. " Consuelo Vanderbilt, duchesse de Marlborough, et son fils, lord Ivor Spencer Churchill " (1906) par Giovanni Boldini Jean-François Ternay, Images médicales du fotus humain sur l'Internet : appropriations et détournements II. Penser et construire l'embryon Jérôme Wilgaux, Procréation et parenté : de la parenté grecque à la télégonie contemporaine Brigitte Maire, Conceptio, retentio et cotylédon ou quelques aspects de la vie intra-utérine Cathy McClive et Helen King, When is a foetus not a foetus ? Diagnosing false conceptions in early modern France Jean-Louis Fischer, Le choix du sexe, le choix d'une histoire Jean-Paul Galibert, Le jeu des temps embryonnaires Patrick Triadou, L'échographie fotale ou la révolution de l'obstétrique de la fin du XXe siècle, entre images et imaginaire Véronique Mauron, L'enfant venu du froid : penser le temps de la procréation médicalement assistée Présentation des auteurs Bibliographie récapitulative
Résumé : Cet ouvrage propose un parcours sur l'histoire de la commensalité et du goût. Il se compose de trois volets qui explorent de nouvelles pistes de recherche sur l'importance symbolique de la nourriture. La première partie est centrée sur l'imbrication de l'alimentation et du social au travers de l'exemple de l'allaitement, capable d'engendrer de la parenté et de créer des liens privilégiés entre des personnes biologiquement non apparentées. La deuxième réunit des études sur l'expression de la sensibilité gastronomique dans la littérature moderne, à la recherche d'une jouissance tant gustative que littéraire, tandis que la troisième explore différentes formes de convivialité, parfois détournées, où la consommation de nourriture sort des normes, du cannibalisme biblique au végétarisme. Des extraits d'oeuvres méconnues complètent le volume, ainsi que deux bibliographies sur le thème des nourrices et de la nourriture au Moyen Age.
Pourquoi certaines cultures rejettent-elles la chair du porc ? Les Grecs se posaient déjà la question, qui n'a cessé de revenir au devant de la scène. Etudier le porc en Egypte ancienne est une manière de mettre cette problématique à l'épreuve. En effet, depuis que les Grecs s'y sont intéressés, l'Egypte pharaonique se retrouve dans ce débat anthropologique puisque le porc, dit-on, n'y aurait pas été vraiment en odeur de sainteté. Viande malsaine ? Animal infâme ? Bête "taboue" ? L'objet de ce livre est de comprendre ce discours et de voir sur quoi il se fonde, en offrant une approche historique et anthropologique du cochon en Egypte ancienne. Le portrait de l'animal au sein de la culture pharaonique émerge très contrasté d'une analyse qui permet de réfléchir à la genèse des interdits religieux, aux discours qui s'y rapportent et aux choix culturels et identitaires qu'ils véhiculent. Ce véritable "roman du cochon" entend ainsi contribuer à une anthropologie de l'alimentation, tout comme à une histoire des relations entre les hommes et les animaux.
Résumé : Bien moins nombreux que les papyrus grecs, les papyrus latins présentent néanmoins un grand intérêt pour l'étude des contacts entre les deux langues officielles du bassin méditerranéen antique, à savoir le grec et le latin. Ces contacts se manifestent non seulement par l'existence de papyrus bilingues, mais sont aussi perceptibles à d'autres niveaux : les emprunts lexicaux dans les papyrus documentaires et l'influence d'une écriture sur l'autre. Ces aspects ont été fortement renouvelés ces dernières années. Les Actes de la Table Ronde organisée à Liège les 12 et 13 mai 2011 proposent non seulement des pistes de réflexion sur les phénomènes inter-linguistiques en Egypte gréco-romaine, mais font également le bilan des avancées récentes de la papyrologie latine en prenant en considération deux phénomènes étroitement liés, le bilinguisme et le digraphisme.
D'Euripide à T. S. Eliot, en passant par Gluck et Rilke, la figure d'Alceste, épouse aimante qui accepte de mourir à la place de son mari, a inspiré maint artiste. A la fin de l'Antiquité, un poète latin, dont l'identité nous est inconnue, composa des vers sur le mythe de la reine de Thessalie. Son poème aurait été à jamais perdu, si les sables d'Egypte ne nous en avaient pas livré une copie sur un papyrus du IVe siècle. Connu comme l' "Alceste de Barcelone" , il représente un des apports majeurs de la papyrologie à notre connaissance de la littérature latine et, depuis sa première édition, en 1982, il n'a cessé d'attirer l'attention des spécialistes et des amateurs de culture classique. Le présent ouvrage propose une nouvelle édition du poème latin, accompagnée d'une traduction française, ainsi que d'un commentaire critique et linguistique. Exceptionnel à plusieurs égards, le manuscrit qui le contient fait l'objet d'une analyse codicologique et paléographique détaillée. On examine également son contexte de production et d'utilisation et, par extension, celui dans lequel l' "Alceste de Barcelone" a pu, de par sa langue, son style et son sujet, susciter l'intérêt dans l'Antiquité tardive. En filigrane aux discussions autour du texte et de son manuscrit, on aborde les questions de la transmission et la réception de la culture classique à la fin de l'Antiquité, notamment en Egypte, terre de riches entrecroisements culturels.