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L'expression des émotions chez l'homme et les animaux
Darwin Charles
CTHS EDITION
13,00 €
Épuisé
EAN :9782735503865
Chronologiquement postérieure aux ouvrages qui ont consacré la célébrité de Darwin, l'expression des émotions jette un pont entre la biologie évolutionniste et les nouvelles formes de connaissance de l'homme comme l'ethnologie et la psychanalyse. En appliquant la théorie évolutionniste aux gestes et mouvements du visage par lesquels l'homme exprime des émotions, Darwin ruine définitivement la psychologie métaphysique de son époque. L'expression des émotions n'est pas, comme le soutenaient ses contemporains, un reflet de l'âme qui serait réservé à l'élite civilisée. Elle est, en revanche, le résultat imprévisible d'un processus évolutif commun à l'ensemble des ressortissants de l'espèce humaine. La place déterminante qu'il accorde à la force de l'habitude et de l'hérédité pour expliquer le caractère involontaire de comportements aussi complexes que les expressions des émotions met en évidence les défaillances de la volonté humaine en tant qu'instrument de la raison. Darwin découvre alors des modalités insoupçonnées du comportement humain dont l'exploitation sera réservée à Freud. De plus, en pénétrant dans les zones obscures de la psyché humaine, il ouvre la voie à une nouvelle compréhension des comportements collectifs. Marquant nettement la distance qui le sépare des positions spiritualistes de ses contemporains, l'expression des émotions rapproche Darwin des grandes mutations intellectuelles qui marquent la fin du XIXe siècle.
Résumé : Au retour de son célèbre voyage, qui a duré près de cinq ans (27 décembre 1831-2 octobre 1836), à bord du Beagle, Charles Darwin, tout en préparant la publication de son Journal, classe ses spécimens d'animaux vivants naturalisés ainsi que ses échantillons fossiles, et en confie l'identification et la description savante à plusieurs spécialistes : les Mammifères actuels sont attribués à George Robert Waterhouse, les Oiseaux à John Gould, les Poissons à Leonard Jenyns, les Reptiles à Thomas Bell. C'est à Richard Owen (1804-1892) qu'incombe la charge délicate d'expertiser les vestiges fossiles des grands Mammifères, pour la plupart argentins, dont Darwin a exhumé les fragments durant son exploration des côtes de l'Amérique du Sud. Les dix-neuf fascicules qui composent la Zoologie du voyage du HMS Beagle paraîtront de février 1838 à octobre 1843. Or Darwin est intimement convaincu, depuis le début du printemps de 1837, que les espèces ne sont pas fixes, et entame à partir du mois de juillet de cette même année une recherche secrète visant à le démontrer. Aucun de ses collaborateurs d'alors ne saura qu'il contribue à sa manière à cette démonstration, et Owen moins que tout autre, qui combattra à partir de 1860, avec une âpreté jalouse et parfois sournoise, la théorie exposée dans L'Origine des espèces. Dans sa préface, Patrick Tort montre comment, dès les premiers résultats publiés de cette entreprise, et en dépit du respect imposé des convictions académiques, la paléontologie commence à servir de champ d'illustration dans la recherche des "preuves du transformisme".
La publication en 1859 de L'Origine des espèces a marqué une révolution intellectuelle, comparable à celle qui est associée au nom de Copernic et de Galilée. En proposant une "théorie de la descendance avec modification" et de la "sélection naturelle" , Darwin apportait des réponses aux questions qui préoccupaient les naturalistes de son époque. Le caractère radical de ses réponses aussi bien que les problèmes qu'elles laissaient en suspens, ont alimenté d'emblée polémiques et controverses. De là ces ajouts et ces digressions qui, au fil de six éditions successives, en vinrent à obscurcir le propos initial. Darwin se fait engager comme naturaliste à 22 ans sur le Beagle pour une expédition océanographique de cinq ans autour du monde. En Patagonie, il observe des fossiles et des squelettes d'espèces disparues alors que des individus semblables, mais plus petits, sont encore visibles. De retour en Angleterre, Darwin rassemble les preuves de la non-fixité des espèces. Il publie enfin, au bout de trente ans, le fruit de ses travaux. Le 24 novembre 1859 sort en librairie, à Londres, un ouvrage au titre ambitieux qui résume à lui seul le contenu : De l'Origine des espèces par la sélection naturelle ou la préservation des races favorisées dans la lutte pour la vie. Son ouvrage bénéficie d'un succès immédiat et le premier tirage (1250 exemplaires) est épuisé dans la journée. Les théories développées par Charles Darwin allaient bouleverser le dogme d'une nature immuable depuis la création du monde. En proposant à la lecture le texte intégral de l'édition de 1859 et en y rétablissant ce qui en avait disparu des éditions ultérieures, cet ouvrage permet au lecteur e retrouver une oeuvre majeure de l'histoire des sciences dans son contexte initial.
Résumé : Lorsque, plus de onze ans après la première édition de L?Origine des espèces, Darwin publie en 1871 La Filiation de l?Homme (The Descent of Man), il s?acquitte d?une obligation de cohérence contractée dès sa première adhésion à l?idée de l?origine commune des espèces vivantes : couronner l?illustration de la grande vérité transformiste en montrant la nécessité d?inscrire généalogiquement l?Homme au sein de la série animale. Au terme d?une assez longue réserve, Darwin, affrontant une nouvelle fois les mythes de la création et l?univers dogmatique des croyances, expose alors une version strictement naturaliste de l?origine de l?Homme et de son devenir. Au-delà, il s?agit pour lui d?expliquer, par la seule dynamique d?avantages sélectionnés et transmis, l?accession de l?Homme à sa position d?éminence évolutive, représentée par l?état de " civilisation ", lequel manifestement contrarie en son sein le mouvement d?élimination des moins aptes impliqué dans la sélection naturelle, pour y substituer des institutions protectrices, une éducation altruiste et une morale de la bienveillance, du secours et de la sympathie. Une telle explication ne pouvait s?effectuer sans une théorie des instincts. Si la notion du développement sélectionné des instincts sociaux, combinée à celle de l?accroissement des capacités rationnelles, sert à désigner globalement ce à travers quoi l?humanité élabore la civilisation, c?est dans l?analyse fine des instincts procréatifs et parentaux, ainsi que des sentiments affectifs et des comportements qui leur sont associés, que Darwin découvre l?opération d?une autre sélection, détentrice elle aussi d?un grand rôle évolutif : la sélection sexuelle, qui préside dans le monde animal à la rencontre amoureuse, aux rituels et aux choix nuptiaux ainsi qu?à la transmission des caractères sexuels secondaires, et qui complète l?action de la sélection naturelle tout en paraissant parfois lui faire obstacle. Il ressort de ce livre essentiel que l?anthropologie de Darwin, fruit du strict continuisme évolutif qui l?attache à la zoologie, établit, au lieu d?une recommandation d?élimination que beaucoup ont cru, de ce fait, y être incluse, l?indispensable socle naturaliste d?une généalogie réelle de la morale, et fonde la civilisation sur le renversement progressif et le dépérissement de l?ancienne loi sélective : à travers le développement des instincts sociaux et des capacités rationnelles, la sélection naturelle sélectionne la civilisation, qui s?oppose à la sélection naturelle. Telle est l?inépuisable nouveauté de ce que Patrick Tort nomme, dans sa préface, l?effet réversif de l?évolution.
Résumé : Au retour de son célèbre voyage, qui a duré près de cinq ans (27 décembre 1831 - 2 octobre 1836), à bord du Beagle, Charles Darwin, tout en préparant la publication de son Journal, classe ses spécimens d'animaux vivants naturalisés ainsi que ses échantillons fossiles, et en confie l'identification et la description savante à plusieurs spécialistes : les Mammifères fossiles sont attribués à Richard Owen, les Oiseaux à John Gould, les Poissons à Leonard Jenyns, les Reptiles à Thomas Bell. C'est à un jeune naturaliste, George Robert Waterhouse (1810-1888), que Darwin, son aîné d'un an, propose d'expertiser, outre certains insectes, les spécimens de Mammifères ? chauves-souris, canidés, félidés, un dauphin et un grand nombre de rongeurs ? qu'il a rapportés, conservés avec plus ou moins de bonheur, de ses explorations. Les dix-neuf fascicules qui composent la Zoologie du voyage du H.M.S. Beagle paraîtront de février 1838 à octobre 1843. Or Darwin est intimement convaincu, depuis le début du printemps de 1837, que les espèces ne sont pas fixes, et entame à partir du mois de juillet de cette même année une recherche secrète visant à le démontrer. Aucun de ses collaborateurs d'alors ne saura qu'il contribue à sa manière à cette démonstration, et Waterhouse, pour sa part, ne s'est pas encore affranchi de la sphère d'influence de la théologie naturelle qui gouverne à l'époque, avec une autorité sans cesse réaffirmée malgré ses adaptations nécessaires, l'histoire et la classification des organismes en Angleterre. Dans sa préface, Patrick Tort montre comment Darwin, au fil de cette longue publication, et en dépit du respect imposé des convictions académiques, réagit déjà vigoureusement contre les systèmes classificatoires fixistes, tout en examinant avec un intérêt presque diagnostique les tentatives de réforme qu'illustrait alors, entre autres, le système "quinaire" de Macleay.
Résumé : Le Garde-Meuble de la Couronne était l'administration chargée de la gestion du mobilier et des objets d'art destinés à l'ornement des appartements royaux. Tout d'abord simple attribution du valet de chambre du roi depuis le Moyen Âge, la création d'une administration spécifique, dirigée par un intendant, s'avéra nécessaire pendant le règne de Henri IV devant le développement des maisons royales. La charge d'intendant général des meubles de la Couronne devint de plus en plus prestigieuse à partir du règne de Louis XIV grâce à l'attention croissante portée au mobilier royal par les souverains. Les intendants furent des personnalités intéressantes et l'étude de leur origine sociale et de leurs parcours permet de mieux comprendre leur action à la tête du Garde-Meuble. Tour à tour excellents administrateurs, amateur éclairé ou favori du roi, ils contribuèrent au rayonnement du mobilier royal et de leur administration. Pour la première fois, le statut juridique du mobilier royal est abordé avec particulièrement la question de son inaliénabilité et les limites de celle-ci, ainsi que. parallèlement, celui des garde-meubles personnels des souverains qui géraient leurs biens mobiliers privés. Cette étude de l'histoire administrative, juridique et sociale du Garde-Meuble apporte un regard nouveau et complémentaire sur cette importante institution de l'Ancien Régime et son fonctionnement, incontournable pour l'étude du mobilier des XVIIe et XVIIIe siècles, ainsi que sur la personnalité de ses directeurs.