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La science politique une et multiple
Darras Eric ; Philippe Olivier ; Favre Pierre
L'HARMATTAN
30,00 €
Épuisé
EAN :9782747563383
La science politique française - les chapitras de ce livre en donnent presque tous l'exemple - se perçoit aujourd'hui comme légitime, et, assurée de l'être, elle ne mesure plus sa légitimité à celles des disciplines qui pourraient paraître peu ou prou concurrentes. Les disciplines de l'arc des sciences sociales sont acceptées dans leur validité scientifique et dans leur diversité interne. Le débat entre disciplines redevient possible et peut avoir sa pleine fécondité. L'événement vaut d'être commenté. Il clôt une période, sur laquelle il n'est pas utile de revenir, où la science politique française vivait fort mal ses relations avec les disciplines voisines, le droit, la sociologie, l'histoire, l'économie, d'autres encore. Tantôt la science politique était conçue comme devant se fondre dans l'une ou l'autre de ces disciplines, et par exemple la sociologie, tantôt, elle s'érigeait en machine de guerre contre ses voisines, affirmant détenir seule la compréhension des phénomènes, et par exemple de la "force du droit". Cette période est révolue. Ce n'est pas pour autant la fin de l'histoire... Préface de Pierre Favre.
Paradeisos est un poème épique dans lequel le narrateur cherche à soutirer la femme qu'il aime du Néant où elle s'enferme. Pour cela il devra braver non les dieux mais le temps. A force d'intuitions, il parviendra à la hisser et lui-même, l'autre qui est en nous, en un espace pacifié appelé ici "? Paradeisos ? ", non au sens chrétien, mais selon une mythologie inventée et personnelle. Paradeisos apparaît donc bien comme un Absolu, le lieu d'une quête infinie.
De la Moselle vigneronne au Neckar de Hölderlin, on monte à l'oblique vers la Prusse et la Baltique. À Berlin, on sonne hardiment au 125 Chausseestrasse pour dialoguer avec Bertolt Brecht qui y surplomba quotidiennement le cimetière où il est enterré, à côté de Hegel et de Fichte. Raidi par la surprise on rentre à Paris, plus que jamais ouverte aux gares et vents de l'univers - comprimé de nostalgie automnale à diluer dans un peu d'effervescence. On avale, on repart! Direction l'ouest d'où l'on espérait qu'allait venir une seconde Libération. Ce n'est pas celle qu'on croyait. À Clères, falaise normande où veillent Braque, Roussel et Prévert, est appuyée la nouvelle échelle du vivant. Les animaux de la fable nous enseignent l'exacte altitude de nos verticalités. Où que nous allions désormais sur Terre un changement d'allure s'impose. Nous devons nous réadapter au pas long et ample de la fable - Märchen, marches taillées en hauteur pour le souffle. À Romme (Aravis) où nous posons notre provisoire capitale des cimes, la petite rivière Maye nous avait étonnamment précédés. C'est à suivre..J. D
Quelques secondes suffisent pour élaborer du sens à partir de la vision d'une image. Mais, si on lui consacre un peu plus de temps, on découvre des chemins plus riches permettant d'accéder à des significations plus complexes et à des enchaînements de sens plus sophistiqués. Ce processus interprétatif peut même être dilaté dans des expériences au long cours que l'on appelle des analyses d'images. Cet ouvrage présente huit analyses approfondies. Leurs auteurs, des chercheurs canadiens, belges, suisses et français, y ont travaillé avec méthode et, mieux encore, ils exposent ici leurs méthodes de travail. Les analyses d'images rassemblées dans cet ouvrage sont inspirées par des méthodes issues de la théorie des signes que l'on appelle la sémiotique. Et tout particulièrement par les approches sémiotiques pragmatiques et cognitives inspirées par les travaux du sémioticien américain Charles S. Peirce et les recherches en sciences cognitives. Leur objectif: tenter de comprendre comment les interactions entre les images et leurs destinataires produisent du sens. Pour le lecteur, étudiant, enseignant et chercheur, ces études offrent à la fois une exploration théorique et une approche méthodique appliquée. Pour tous, et notamment pour les amateurs d'images, ces études apportent des éclairages inédits sur le fonctionnement du monde visuel.
Dans un contexte économique caractérisé par la mondialisation où les fusions, délocalisations et liquidations d'entreprises sont autant de risques pour les managers, la ressource principale de l'entreprise reste la connaissance. Véritable capital technique, social et culturel, il convient de la préserver, de l'enrichir et de la transmettre. Le capital mémoire de l'entreprise ouvre la voie au management des savoirs, à la gestion des connaissances et à l'ingénierie de la mémoire organisationnelle qui, chacun dans son domaine, cartographient les compétences et les savoirs que recèle l'entreprise et en définissent les enjeux stratégiques. Loin d'être un tout homogène, la mémoire de l'entreprise emprunte à de multiples sources, individuelles ou collectives, se pourrit de cultures conflictuelles et se fixe sur des supports composites - simples récits d'anecdotes, documents de presse ou institutionnels (affiche, film d'entreprise, banque de données...). Par-delà les clivages culturels, les querelles de territoires, les tactiques du secret, les justifications plus ou moins excusables de l'oubli, cet ouvrage montre en quoi la mémoire constitue, pour l'anticipation stratégique et la construction identitaire des collectifs de travail, un facteur-clef dé la communication d'entreprise. L'exemple des Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire illustre toute là complexité et la richesse du capital mémoire d'une grande organisation.
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.
?Quels sont les secrets d'une vocation ? Par quels chemins mystérieux voyage-t-elle ? Devenir galeriste, est-ce un appel, un destin, ou le résultat des hasards successifs ? A priori, être galeriste c'est vivre entre l'économie et l'esthétique, c'est être partagé entre les échanges et le coeur. Quel impératif l'emporte et comment passer du numéraire à l'esprit, du matériel au spirituel ? A travers quelques anecdotes et faits saillants d'une carrière de vingt ans, l'auteur tente de répondre à ces questions.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.