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IMAGES ET SEMIOTIQUE
DARRAS
PUB SORBONNE
22,00 €
Épuisé
EAN :9782859445294
Quelques secondes suffisent pour élaborer du sens à partir de la vision d'une image. Mais, si on lui consacre un peu plus de temps, on découvre des chemins plus riches permettant d'accéder à des significations plus complexes et à des enchaînements de sens plus sophistiqués. Ce processus interprétatif peut même être dilaté dans des expériences au long cours que l'on appelle des analyses d'images. Cet ouvrage présente huit analyses approfondies. Leurs auteurs, des chercheurs canadiens, belges, suisses et français, y ont travaillé avec méthode et, mieux encore, ils exposent ici leurs méthodes de travail. Les analyses d'images rassemblées dans cet ouvrage sont inspirées par des méthodes issues de la théorie des signes que l'on appelle la sémiotique. Et tout particulièrement par les approches sémiotiques pragmatiques et cognitives inspirées par les travaux du sémioticien américain Charles S. Peirce et les recherches en sciences cognitives. Leur objectif: tenter de comprendre comment les interactions entre les images et leurs destinataires produisent du sens. Pour le lecteur, étudiant, enseignant et chercheur, ces études offrent à la fois une exploration théorique et une approche méthodique appliquée. Pour tous, et notamment pour les amateurs d'images, ces études apportent des éclairages inédits sur le fonctionnement du monde visuel.
De la Moselle vigneronne au Neckar de Hölderlin, on monte à l'oblique vers la Prusse et la Baltique. À Berlin, on sonne hardiment au 125 Chausseestrasse pour dialoguer avec Bertolt Brecht qui y surplomba quotidiennement le cimetière où il est enterré, à côté de Hegel et de Fichte. Raidi par la surprise on rentre à Paris, plus que jamais ouverte aux gares et vents de l'univers - comprimé de nostalgie automnale à diluer dans un peu d'effervescence. On avale, on repart! Direction l'ouest d'où l'on espérait qu'allait venir une seconde Libération. Ce n'est pas celle qu'on croyait. À Clères, falaise normande où veillent Braque, Roussel et Prévert, est appuyée la nouvelle échelle du vivant. Les animaux de la fable nous enseignent l'exacte altitude de nos verticalités. Où que nous allions désormais sur Terre un changement d'allure s'impose. Nous devons nous réadapter au pas long et ample de la fable - Märchen, marches taillées en hauteur pour le souffle. À Romme (Aravis) où nous posons notre provisoire capitale des cimes, la petite rivière Maye nous avait étonnamment précédés. C'est à suivre..J. D
Nous nous appellerions tous Laurence Sterne et nous serions des "Voyageurs sentimentaux". Amoureux de la route, ses détours et digressions, comme des rencontres qu'elle nous ménage. Mais, à la différence du célèbre romancier, nous irions jusqu'au bout de nos sentiments. Nous serions des poètes du roman. Nous voyagerions le long des rivières, des petites villes, des vallées secrètes, nous arrêtant pour humer le parfum des noms et des roseraies. Sentimentaux, mais ayant le sens des infimes continuités qui font la beauté de l'existence. Amoureux, mais désireux de suivre nos humeurs jusqu'au bout. Bref, hommes et femmes d'au-delà les cassures, les ruptures où se complurent les siècles précédents. Petits pèlerins attentifs d'Europe, adeptes de la navigation lente, "beatniks cartésiens", nous ne rêverions plus jamais à l'Amérique. Depuis l'extrême pointe atlantique de l'Irlande, à Dingle, jusqu'à l'estuaire de la Meuse et du Rhin, à Rotterdam, nous filerions telles des hirondelles de mer au ras des vagues. Jacques Darras.
Résumé : La différence sexuelle de l'homme et de la femme est-elle un fait physiologique ou un effet des normes sociales ? En 1990, dans Trouble dans le genre, Judith Butler soutient que la catégorie de " sexe " ne décrit pas la différence naturelle de l'homme et de la femme mais la produit, par la répétition des normes du genre que nos discours et nos pratiques sociales véhiculent sans cesse. Pour déconstruire ces catégories naturalisantes d'homme et de femme, Butler inscrit sa critique du sexisme dans une critique globale de l'hétéro-sexisme, c'est-à dire de l'injonction sociale à l'hétérosexualité obligatoire. Trouble dans la matière part du contexte polémique de la réception de Butler en France, dans les cercles où l'on reproche aux études de genre de semer le trouble dans la lutte des classes. L'ouvrage entreprend de mettre en lumière la dimension matérialiste de la thèse butlerienne de la construction discursive du sexe, mais aussi d'interroger, en retour, la fécondité de son analyse du pouvoir des mots pour la critique sociale d'inspiration marxiste. L'exploration de la postérité inédite de Marx qui se dessine entre Althusser et Foucault, au prisme de l'épistémologie de Canguilhem, fait de la construction du " sexe " le point de départ d'une réflexion générale sur la production de la réalité sociale par les discours qui la ressaisissent. L'ouvrage envisage ainsi de penser la matérialité discursive de l'existence sociale, c'est-à-dire la manière dont le discours, esquissant les contours des sujets et des objets qu'il nomme, les constitue socialement comme tels. Il vise, à partir du problème de la construction discursive du sexe, à proposer des éléments pour une épistémologie matérialiste qui considère le pouvoir du discours de produire et de transformer la réalité sociale, et non simplement de la décrire ou de la refléter.
Dans cette étude, De l'esprit des lois est abordé sous l'angle théorique d'une science nouvelle ayant pour objet les institutions humaines, puis sous l'angle politique d'un recensement des moyens disponibles pour freiner le passage au despotisme.
Résumé : Comment définir la famille en Grèce ancienne ? Qui invite-t-on chez soi ? Suivant quelles modalités ? Pourquoi ? Longtemps, les historiens ont exclu la famille du champ d'étude de la sociabilité, considérant qu'elle relevait de la sphère privée. L'analyse de célébrations ritualisées et normées, le plus souvent festives (mariage, naissance, décès ; sacrifices, banquets, processions, danses, chants), entre parents, amis et voisins, autrement dit entre familiers (oikeioi), ainsi que des discours qui y font référence (tragédies, comédies, plaidoyers civils, discours philosophiques, lois), conduit cependant à éclairer des formes de sociabilité plus ou moins formelle propres à appréhender la composition de la famille grecque dans l'Antiquité, son ouverture, ses limites et à définir ses normes, sa cohésion et son identité par des comportements spécifiques et les liens créés. Elle permet également de situer les individus dans l'oikos en fonction de leur statut, de leur âge et de leur sexe. Les célébrations sont organisées et transformées en spectacle, les relations forgées sont théâtralisées. La famille est ainsi comprise comme un noeud de solidarités organiques et imbriquées, un espace de visibilité sociale aux frontières perméables et floues, plutôt que comme une structure juridique figée et un lieu d'expression du privé à l'intérieur de la cité grecque. Le livre met en lumière les liens qui se nouent et perdurent à l'intérieur de la famille et la manière dont ces relations tissées dans un cadre domestique façonnent des interactions plus larges de la famille à la cité, principalement aux époques archaïque et classique, dans le monde grec. Il pose en définitive la difficile question de la nature de la cité.