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MEI N° 36 : Handicap & communication
Darras Bernard ; Valente Dannyelle
L'HARMATTAN
26,00 €
Épuisé
EAN :9782343017549
Plus d'un milliard d'humains vivent avec un handicap. Un humain sur 7, selon les chiffres présentés en 2012 par l'Organisation Mondiale de la Santé. Comment peut-on faciliter la communication des personnes en situation de handicap ? Quelles nouvelles pratiques et méthodes de conception sont utilisées pour favoriser l'accès de ces personnes à l'éducation, à la culture, aux transports et aux services de santé ? Dans cet ouvrage, une trentaine de chercheurs spécialistes des sciences de l'information et de la communication, du design, de la psychologie cognitive, de la sémiotique et de la sociologie du handicap présentent leurs travaux sur les nouvelles formes de communication et les pratiques inclusives du handicap dans toutes ces formes. Cet ouvrage bilingue s'adresse à tous les spécialistes de la communication et à tous les professionnels du handicap ainsi qu'aux personnes en situation de handicap et à leur entourage.
Le travail de mémoire est-il remis en cause sur l'Internet ? Cet ouvrage invite à se défaire de l'apparente évidence des discours sur l'internet pour (ré) interroger les effets des visages de ce méta-médium sur la mémoire humaine. Des chercheurs canadien, belge, italien, français bous font partager leurs réflexions tant sur la production de mémoire individuelle, collective via les supports médiatiques propres à l'internet que sur le travail de mémorisation possible via ces derniers. Les auteurs, issus de disciplines différentes, bouleversent les a priori sur la question avec des angles d'approche complémentaires. Ce numéro de MEI s'adresse à tous les spécialistes de la communication mais aussi à tous ceux, particuliers, professionnels, étudiants, qui s'intéressent aux rapports d'influence que les médias entretiennent avec la mémoire humaine.
Les Cultural Studies qui font l'objet de cet ouvrage sont apparues dans les années soixante à Birmingham, à quelques centaines de kilomètres de la France. Or ces théories n'ont pas traversé la Manche, alors qu'elles se répandaient dans tout le monde anglo-saxon. De leur côté, les French Theories (Baudrillard, Barthes, Bourdieu, Certeau, Deleuze, Derrida, Foucault, Guattari, Lacan, Lyotard, etc.) qui ont participé à l'enrichissement des "études culturelles" n'ont pas contribué en France à l'émergence d'un secteur de recherche spécifique. Pourtant, hors de France et de la zone francophone, et à l'exception du Québec, les Cultural Studies et leur nombreuse descendance constituent un grand mouvement de doute et de protestation, de questionnement et de recherche, de décentrement et de recentrement, de désarticulation et de re-articulation, de déconstruction et de re-signification qui s'intéresse à toutes les institutions chargées de maintenir des rapports asymétriques de pouvoir et de domination. Le patriarcat oppressant, l'impérialisme écrasant, les Etats-nations uniformisant, l'Occident dominant, etc. sont tous de grands générateurs de hiérarchies que les Cultural Studies démontent patiemment. Les sujets ne sont pas près d'être épuisés mais à chaque pas c'est un peu plus de démocratie critique qui entre dans le monde académique et, au-delà. dans la société. De Belgique, de Suisse, de Tunisie et de France, vingt-quatre chercheurs donnent leur avis sur les études culturelles et rendent compte de leurs recherches en sciences humaines, très humaines.
Résumé : Sommes-nous attentifs aux images qui se télescopent et se renouvellent en permanence dans notre environnement ?. Ne sommes-nous pas trop pressés pour accorder un peu de notre attention à notre culture visuelle et pour observer la façon dont les images produisent du sens ?. Dans cet ouvrage, des chercheurs en sémiologie et sémiotique ont pris tout leur temps pour disséquer des dessins de presse ou d'illustration, une affiche, des pictogrammes, une planche de bande dessinée, une photographie, des peintures, ou une fresque. Ils présentent ici les résultats de leurs analyses mais aussi leurs méthodes d'investigation. Ces études sont dérivées des travaux fondateurs de Ferdinand de Saussure et des théories structuralistes et néostructuralistes qui poursuivent ses recherches. Les images y sont traitées comme des objets construits dont l'analyse démonte les rouages avant d'étudier leurs systèmes d'interprétation. Cette importante phase herméneutique se concentre alors sur la convergence du sens et sur la diffraction de la signification. En abordant les théories structuralistes et herméneutiques, cet ouvrage complète son prédécesseur consacré aux théories de la sémiotique pragmatique et cognitive. Ces deux livres s'adressent à tous ceux qui souhaitent faire un arrêt sur les images pour mieux les comprendre. Il intéressera notamment les étudiants, les enseignants et les chercheurs qui sont concernés par l'étude de la culture visuelle et par l'éducation aux images
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.
Dans un contexte économique caractérisé par la mondialisation où les fusions, délocalisations et liquidations d'entreprises sont autant de risques pour les managers, la ressource principale de l'entreprise reste la connaissance. Véritable capital technique, social et culturel, il convient de la préserver, de l'enrichir et de la transmettre. Le capital mémoire de l'entreprise ouvre la voie au management des savoirs, à la gestion des connaissances et à l'ingénierie de la mémoire organisationnelle qui, chacun dans son domaine, cartographient les compétences et les savoirs que recèle l'entreprise et en définissent les enjeux stratégiques. Loin d'être un tout homogène, la mémoire de l'entreprise emprunte à de multiples sources, individuelles ou collectives, se pourrit de cultures conflictuelles et se fixe sur des supports composites - simples récits d'anecdotes, documents de presse ou institutionnels (affiche, film d'entreprise, banque de données...). Par-delà les clivages culturels, les querelles de territoires, les tactiques du secret, les justifications plus ou moins excusables de l'oubli, cet ouvrage montre en quoi la mémoire constitue, pour l'anticipation stratégique et la construction identitaire des collectifs de travail, un facteur-clef dé la communication d'entreprise. L'exemple des Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire illustre toute là complexité et la richesse du capital mémoire d'une grande organisation.
La maladie d'Ehlers-Danlos est une maladie héréditaire qui touche, de façon diffuse mais très variable, l'ensemble du tissu conjonctif, c'est-à-dire la quasi-totalité des tissus du corps humain, à l'exclusion du système nerveux. Le diagnostic est possible, avec certitude, sur un regroupement significatif de signes cliniques et la présence d'autres cas familiaux. La transmission est systématique à tous les enfants de parents dont un, au moins, est atteint. C'est un argument pour éviter l'accusation erronée de violences sur un nourrisson qui présente des ecchymoses ou des fractures spontanées. Toutes les personnes avec un Ehlers-Danlos peuvent avoir des anévrysmes qui sont à rechercher systématiquement. Ce n'est pas une maladie rare mais au contraire très fréquente (2 % de la population française). Ce n'est pas une maladie orpheline puisque des traitements efficaces ont pu être mis en place pour atténuer les conséquences fonctionnelles, principalement des orthèses dont des vêtements compressifs spéciaux et l'oxygénothérapie intermittente. Ce livre vient apporter les réponses que des centaines de milliers de patients attendent pour expliquer leurs souffrances et les multiples situations de handicap qu'ils rencontrent au quotidien, le plus souvent dans l'incompréhension parfois hostile de leur entourage et de leurs médecins.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.