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Tchekhov. Des histoires dans l'Histoire
Darnal-Lesné Françoise
L'HARMATTAN
21,00 €
Épuisé
EAN :9782343151984
Analyser encore et encore, tenter de dénicher la "pépite" ou l'intime conviction qui ferait basculer peut-être à tout jamais les impressions laissées ici ou là auprès d'un public toujours aussi friand ou de lecteurs assidus de Tchekhov, relève d'un immense bonheur qui ne se refuse pas... Et pourtant ! A force de lire, relire, voire ratiociner, je ne sais plus si ce chemin est digne d'intérêt... J'ai l'impression d'étaler mes connaissances sans en être très fière tant la peur d'être pédante m'obsède. Mon confort personnel ne me dit-il pas, une fois encore, que je devrais me taire, laisser tout un chacun sur son ressenti, bref, ne pas donner le sentiment à quiconque d'être passé à côté du message essentiel délivré par Tchekhov il y a un peu plus d'un siècle maintenant et sans jamais juger ? Mais Tchekhov n'obsède-t-il pas les metteurs en scène et les spectateurs sans discontinuer ? On le joue triste, absurde, révolutionnaire, parfois de nos jours braillard, vitupérant, laissant plus d'une fois une impression de gâchis d'un instant, d'anéantissement des rêves de Cerisaie...
A la datcha est une comédie subtile et jubilatoire sur les soucis qui tombent sur les Moscovites dès qu'ils se retrouvent à la campagne... Le texte traite, au travers de dialogues savoureux, non pas de "petites choses" humoristiques, mais de l'homme bien souvent "de trop", concept créé par Tourgueniev, un homme qui ne trouve pas sa place dans la société civile nouvellement créée, désemparé qu'il est devant la vie nouvelle. Apparaissent, au fil des répliques, la misogynie, maladie répandue en Russie tsariste et réaction masculine devant les femmes qui cherchent à s'émanciper et délaissent leurs enfants... Les escarmouches entre gens de bonne compagnie donnent ainsi déjà à voir ce qui dérangera au plus haut point la censure impériale soucieuse de l'ordre et de la non-propagation d'une quelconque subversion des esprits, non pas "des marionnettes grinçantes et se courbant devant des spectateurs peu exigeants", mais des êtres ni bons ni méchants et porteurs d'humanité à travers le regard que l'écrivain débutant porte sur la société dès ses plus jeunes années.
Avec le roturier devenu médecin Bazarov, héros de Pères et Fils, Tourgueniev crée un personnage négateur et intransigeant, à qui il donne le nom de nihiliste. Mais parce que Bazarov tombe dans le piège de l'amour et se résigne, puis meurt tel un héros romantique, la jeunesse tsariste cria à l'imposture... Quelque trente ans plus tard, Tchekhov décrit à son tour un nihiliste, Misaïl Polozniev. Mais a contrario. Aristocrate, il nie de bout en bout les privilèges que sa naissance lui octroie, idéalise le travail physique, veut percer à jour le vernis de la politesse et se débarrasser des simulacres de la convention... Sur fond de campagne russe, où cosmos et chaos s'affrontent sans se départager, Misaïl entraîne dans sa rébellion sa soeur Kleopatra sans jamais se résigner un seul instant, ni venir implorer le pardon paternel. Il est un être libre à tout jamais... Et ouvre une voie nouvelle dans la littérature russe par la découverte de sa vérité qui le mène à sa liberté et à la beauté, qui depuis Dostoïevski "sauvera le monde". La jeunesse tsariste n'eut pas alors à crier à l'imposture. C'est pourquoi ce roman nous interpelle encore aujourd'hui...
- [...] Je sais tout, que tu crèves! - Que sais-tu? lui demanda-t-elle doucement sans détacher les yeux de la fenêtre. - [...] Je sais que tout ça, c'est ton oeuvre, diablesse! C'est toi qui fais tout ça, que tu crèves! Et la tempête, et la poste qui s'est perdue!... C'est toi qu'as tout fait! Toi! Tu deviens fou, tu dis des bêtises... dit calmement la sacristaine. - Ça fait un temps que je t'observe! Je venais de te marier, le premier jour il était pas passé, j'ai remarqué que ton sang était vicié!" A.T.
?Quels sont les secrets d'une vocation ? Par quels chemins mystérieux voyage-t-elle ? Devenir galeriste, est-ce un appel, un destin, ou le résultat des hasards successifs ? A priori, être galeriste c'est vivre entre l'économie et l'esthétique, c'est être partagé entre les échanges et le coeur. Quel impératif l'emporte et comment passer du numéraire à l'esprit, du matériel au spirituel ? A travers quelques anecdotes et faits saillants d'une carrière de vingt ans, l'auteur tente de répondre à ces questions.
Mukendji Mbandakulu Martin Fortuné ; Lianza Zalonk
L'ouvrage s'attèle à montrer le rapport dialectique entre la guerre et la paix. La guerre semble être le lot des hommes. Les causes, les sources de la guerre sont relevées ici. Les théories sur les guerres traditionnelles et modernes y sont développées. Il n'y a pas de paix sans guerre. Bien que celle-ci ait des germes de destruction de celle-là, elle en est aussi génératrice. Les relations entre les états sont sujettes à cette ambivalence. On fait la guerre pour avoir la paix. La guerre ne peut cesser que si les causes des conflits entre les nations, entre les hommes peuvent être extirpées. La paix est préférable mais elle reste à conquérir. Cette étude corrige l'opinion selon laquelle les relations internationales et la philosophie ne peuvent faire bon ménage. La polémologie et l'irénologie sont donc inséparablement liées aux réflexions philosophiques.
Cette recherche part d'un intérêt pour la schizophrénie et des processus évolutifs qui peuvent être repérés. C G Jung a consacré sa vie à la description de ces dynamiques psychiques transformatrices. Ces potentiels s'animent lors de processus de crise psychique, de métamorphoses, ou lors d'épisodes psychopathologiques. Cette vision est de plus en plus partagée parmi les chercheurs en psychologie, en psychanalyse, en neurobiologie et dans les sciences du chaos.
Dans un contexte économique caractérisé par la mondialisation où les fusions, délocalisations et liquidations d'entreprises sont autant de risques pour les managers, la ressource principale de l'entreprise reste la connaissance. Véritable capital technique, social et culturel, il convient de la préserver, de l'enrichir et de la transmettre. Le capital mémoire de l'entreprise ouvre la voie au management des savoirs, à la gestion des connaissances et à l'ingénierie de la mémoire organisationnelle qui, chacun dans son domaine, cartographient les compétences et les savoirs que recèle l'entreprise et en définissent les enjeux stratégiques. Loin d'être un tout homogène, la mémoire de l'entreprise emprunte à de multiples sources, individuelles ou collectives, se pourrit de cultures conflictuelles et se fixe sur des supports composites - simples récits d'anecdotes, documents de presse ou institutionnels (affiche, film d'entreprise, banque de données...). Par-delà les clivages culturels, les querelles de territoires, les tactiques du secret, les justifications plus ou moins excusables de l'oubli, cet ouvrage montre en quoi la mémoire constitue, pour l'anticipation stratégique et la construction identitaire des collectifs de travail, un facteur-clef dé la communication d'entreprise. L'exemple des Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire illustre toute là complexité et la richesse du capital mémoire d'une grande organisation.