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A LA DATCHA - COMEDIE EN 10 TABLEAUX
DARNAL-LESNE F.
L'HARMATTAN
13,00 €
Épuisé
EAN :9782343120522
A la datcha est une comédie subtile et jubilatoire sur les soucis qui tombent sur les Moscovites dès qu'ils se retrouvent à la campagne... Le texte traite, au travers de dialogues savoureux, non pas de "petites choses" humoristiques, mais de l'homme bien souvent "de trop", concept créé par Tourgueniev, un homme qui ne trouve pas sa place dans la société civile nouvellement créée, désemparé qu'il est devant la vie nouvelle. Apparaissent, au fil des répliques, la misogynie, maladie répandue en Russie tsariste et réaction masculine devant les femmes qui cherchent à s'émanciper et délaissent leurs enfants... Les escarmouches entre gens de bonne compagnie donnent ainsi déjà à voir ce qui dérangera au plus haut point la censure impériale soucieuse de l'ordre et de la non-propagation d'une quelconque subversion des esprits, non pas "des marionnettes grinçantes et se courbant devant des spectateurs peu exigeants", mais des êtres ni bons ni méchants et porteurs d'humanité à travers le regard que l'écrivain débutant porte sur la société dès ses plus jeunes années.
Le Dictionnaire Tchekhov se propose de donner des réponses à l'attente des lecteurs et des spectateurs, amateurs de l'oeuvre de Tchekhov. Il contient quelque 3160 entrées. Ces dernières renvoient non seulement aux récits, aux pièces de théâtre et aux personnages tchékhoviens, objets de descriptions succinctes mais substantielles, mais aussi à tout ce que nous savons par sa correspondance, de sa vie, sa philosophie, ses goûts, sa famille, ses principaux contemporains, des milieux et mouvements artistiques, politiques, sociétaux et religieux de son époque. Il s'intéresse tout autant aux thèmes qui circulent dans la poétique, aux diverses questions que posent son style, son langage poétique, sa conception théâtrale, les traductions et les adaptations parfois archaïsantes ou faussement modernistes auxquelles elles donnent lieu. L'influence de Tchekhov sur la littérature est mondialement reconnue, la russité élégiaque qui émeut artificiellement les spectateurs et les lecteurs occulte la modernité de l'écrivain. Ce Dictionnaire se veut découverte de la poétique remarquable et attachante qui fait de Tchekhov un grand novateur.
Analyser encore et encore, tenter de dénicher la "pépite" ou l'intime conviction qui ferait basculer peut-être à tout jamais les impressions laissées ici ou là auprès d'un public toujours aussi friand ou de lecteurs assidus de Tchekhov, relève d'un immense bonheur qui ne se refuse pas... Et pourtant ! A force de lire, relire, voire ratiociner, je ne sais plus si ce chemin est digne d'intérêt... J'ai l'impression d'étaler mes connaissances sans en être très fière tant la peur d'être pédante m'obsède. Mon confort personnel ne me dit-il pas, une fois encore, que je devrais me taire, laisser tout un chacun sur son ressenti, bref, ne pas donner le sentiment à quiconque d'être passé à côté du message essentiel délivré par Tchekhov il y a un peu plus d'un siècle maintenant et sans jamais juger ? Mais Tchekhov n'obsède-t-il pas les metteurs en scène et les spectateurs sans discontinuer ? On le joue triste, absurde, révolutionnaire, parfois de nos jours braillard, vitupérant, laissant plus d'une fois une impression de gâchis d'un instant, d'anéantissement des rêves de Cerisaie...
Les personnages de Médecins malgré eux ne sont-ils que clin d'oeil au médecin dans le monde de Molière, un médicastre, un charlatan ou autre morticole, donné en pâture aux spectateurs ? Armés eux aussi de lancettes, de pilules de rhubarbe, d'onguents, de fioles de bromure, de ventouses et autres gouttes de muguet, ils font usage certes sans détour de leurs stéthoscopes (bacille de Koch oblige), mais tentent surtout de comprendre les esprits que l'on dit encore "insanes". Risibles peut-être, roués parfois mais rarement, cyniques certainement, ils sont surtout désespérés car Tchekhov, le satiriste, reste un observateur du sinistre... Ces hommes, toujours pris à première lecture dans le confinement, l'enfermement, l'internement pouvant aller jusqu'à l'incarcération, nous semblent en effet des êtres décalés qui ne savent où aller... Et pourtant ! Une fois encore, l'horizon plombé qui semble le leur se déchire soudain sur une trouée lumineuse et laisse entrevoir une espérance inespérée au sein de l'inhumanité. Ces "médecins malgré eux" offrent alors un cheminement de vie qui nous étreint...
Le 1er août 1909, François Faber remporte la septième édition du Tour de France cycliste. Le " Géant de Colombes ", ancien docker sur le port de Courbevoie, entre dans la légende, mais bien plus qu'un parcours sportif exemplaire son itinéraire est un condensé de la France de la Belle époque. L'histoire d'un gamin de banlieue au physique hors du commun et à l'appétit féroce, grandi entre maraîchages et usines, puis saisi par le démon d'une petite reine qui fera sa fortune. Un enfant de son siècle, qui croise aussi en chemin la terrible crue de la Seine en janvier 1910, le grand Jaurès quelques jours avant son assassinat, puis fauché en pleine gloire en mai 1915, lors de l'une des plus formidables offensives de la Grande Guerre... En s'appuyant sur la presse d'époque et sur de nombreux documents inédits, ce livre retrace le destin romanesque de ce champion attachant, l'un des plus populaires de son temps, né et grandi en France, devenu luxembourgeois à sa majorité sans jamais quitter sa ville de Colombes, puis engagé volontaire dans la Légion étrangère pour défendre sa patrie d'adoption.
Cette recherche part d'un intérêt pour la schizophrénie et des processus évolutifs qui peuvent être repérés. C G Jung a consacré sa vie à la description de ces dynamiques psychiques transformatrices. Ces potentiels s'animent lors de processus de crise psychique, de métamorphoses, ou lors d'épisodes psychopathologiques. Cette vision est de plus en plus partagée parmi les chercheurs en psychologie, en psychanalyse, en neurobiologie et dans les sciences du chaos.
?Quels sont les secrets d'une vocation ? Par quels chemins mystérieux voyage-t-elle ? Devenir galeriste, est-ce un appel, un destin, ou le résultat des hasards successifs ? A priori, être galeriste c'est vivre entre l'économie et l'esthétique, c'est être partagé entre les échanges et le coeur. Quel impératif l'emporte et comment passer du numéraire à l'esprit, du matériel au spirituel ? A travers quelques anecdotes et faits saillants d'une carrière de vingt ans, l'auteur tente de répondre à ces questions.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.