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Les racines du mal
Dantec Maurice Georges
FOLIO
11,20 €
Épuisé
EAN :9782070407750
Andreas Schaltzmann est persuadé que les habitants de la planète Vega sont installés dans son quartier, à Vitry-sur-Seine, et étendent leurs ramifications jusqu'aux plus hautes sphères de l'État. Paranoïaque, l'homme décide de vider ses comptes en banque et ses chargeurs de revolvers ; il se lance dans une cavalcade meurtrière à travers la France. Arrêté, il apprend qu'on lui attribue des crimes qu'il n'a pas commis. Un trio de scientifiques persuadé de son innocence traquera les véritables tueurs grâce à un ordinateur de type supérieur, baptisé "neuromatrice" qui fonctionne comme un cerveau humain mais à une vitesse surmultipliée. Ce roman atypique débute à la manière d'un périple de tueur en série pour s'orienter vers un récit prospectif où éléments philosophiques, sociologiques et scientifiques viennent s'imbriquer dans l'action. Le XXIe siècle, selon Maurice G. Dantec, ne sera pas une promenade de santé dans la mesure où (dit-il) "l'humanité ne s'attaque pas aux racines du mal qui la ronge". --Lisa B.
1998 : nul n'est prophète en son pays. Après Les racines du mal, Dantec est attendu au tournant par les chiens de garde de la critique littéraire franchouillarde. Nul n'est prophète en son pays, et en l'occurrence, cette contrée-là apprécie par l'intelligence assumée, le dépassement et la sublimation des genres. Babylon babies fut donc sacrifié : trop long, désordonné, prétentieux et délirant pour les uns, prise de tête et prétentieux encore pour les autres.Nul n'est prophète en son pays, ainsi Dantec en changea et se réfugia à l'ombre du Mont Royal.2000 : de son exil, de son royaume plutôt, le cousin d'Amérique envoie un colis, piégé sans aucun doute : Le théâtre des opérations. Des lignes torturées, grattées au jour le jour, sous-titrées Journal métaphysique et polémique, définies par son auteur lui-même comme un "objet littéraire non identifié". Il y aurait beaucoup à dire sur ce "manuel de survie en territoire zéro", mais il vaut cependant mieux se taire devant l'effroyable beauté du texte. Bien plus qu'un journal couvrant l'année 1999, ce que publie Gallimard est assimilable à un "processus". A l'atelier d'une pensée en mouvement, motivé par un haut souci anthropologique et phénoménologique.Milosevic, Jim Morrison et Jésus Christ habitent le même monde ; le chaos, l'entropie et le sourire d'un enfant en sont les lois ; la guerre et la mort en sont les moteurs. Ce que livre Dantec n'est pas de la philosophie ni de la littérature ; c'est tout simplement - pour reprendre ses mots - une tentative désespérée. Il réalise ainsi, sous une forme absolument neuve et grandiose, le programme de Deleuze et Guattari : une schizo-analyse appliquée. Il y eut Céline après 1914, Primo Levi après Auschwitz, Coppola après Saïgon. En 2000, après ce si joli siècle, il y a Dantec.--Gilles Glirrey--
Andreas Schaltzmann est persuadé que les habitants de la planète Vega sont installés dans son quartier, à Vitry-sur-Seine, et étendent leurs ramifications jusqu'aux plus hautes sphères de l'État. Paranoïaque, l'homme décide de vider ses comptes en banque et ses chargeurs de revolvers ; il se lance dans une cavalcade meurtrière à travers la France. Arrêté, il apprend qu'on lui attribue des crimes qu'il n'a pas commis. Un trio de scientifiques persuadé de son innocence traquera les véritables tueurs grâce à un ordinateur de type supérieur, baptisé "neuromatrice" qui fonctionne comme un cerveau humain mais à une vitesse surmultipliée.Ce roman atypique débute à la manière d'un périple de tueur en série pour s'orienter vers un récit prospectif où éléments philosophiques, sociologiques et scientifiques viennent s'imbriquer dans l'action. Le XXIe siècle, selon Maurice G. Dantec, ne sera pas une promenade de santé dans la mesure où (dit-il) "l'humanité ne s'attaque pas aux racines du mal qui la ronge". --Lisa B.
« Deux tours américaines fracassées par le ciel. Une mystérieuse valise violette dans les mains d?un homme libre. Un tueur impitoyable prétendant être le frère du Diable diffuse en direct ses propres crimes sous les yeux du monde entier? » Trois fictions encore plus vraies que la vérité, trois fictions qui n?en font qu?une seule, où vous descendrez vous-même les escaliers de la tour Nord du World Trade Center dans les hurlements des aciers vaporisés. Une Trinité où vous ouvrirez vous-même la valise violette à la recherche de votre futur. Une dualité où vous laisserez vous-même le Diable pénétrer douloureusement votre corps. Vous n?avez pas fini d?en apprendre sur vous-mêmes.
Le 11 septembre 2001, l'inspecteur Kernal décroche son téléphone qui lui explose à la figure. Agonisant, Kernal remonte le temps, nous racontant les dix dernières années de son existence, cette décennie où le monde tel que nous le connaissons part en fumée. Fraîchement débarqué à la police de Vitry après de brillantes études en sciences sociales, Kernal avait été confronté à une série de crimes horribles entre 1991 et 1993 : des corps de jeunes filles recouverts de composants électroniques retrouvés aux environs de centrales électriques et nucléaires. Comme si le tueur voulait faire de ses victimes des marionnettes dernier cri? Nous retrouvons dans Villa Vortex tous les thèmes chers à l'auteur : serial killer technologique, décor urbain apocalyptique, drogues synthétiques, sous oublier l'inscription du récit dans la réalité sociale et politique : l'ex-Yougoslavie, l'Algérie, la délinquance en banlieues, les attentats du World Trade Center? Dans cette critique hallucinée de la décennie 1990 qui a vu fleurir en Europe la misère économique, la violence, l'insécurité généralisée et la haine, l'auteur dépeint une société gangrenée par un Mal qui devient de plus en plus absolu à mesure même qu'il se dévoile.
Changer d?activité, de femme, d?environnement, de personnalité voire même d?apparence physique? tout mettre en oeuvre pour devenir quelqu?un d?autre, c?est le pari improbable qu?ont décidé de se lancer un soir deux inconnus alcoolisés, l?encadreur Thierry Blin et le commercial Nicolas Gredzinski. A travers le portrait taillé serré de ces deux anonymes, Tonino Benacquista revisite le mythe de la quête identitaire, de ses enjeux incertains à ses implications souvent cruelles. Blin et Gredzinski avaient tout pour être heureux, un travail, des amis, une femme, mais pour autant, ils ne l?étaient pas. Leur rencontre aussi fortuite que déterminante sur un court de tennis va renverser leur vie, qui prend alors une direction distincte et inconnue. Mais si les deux hommes finissent bien par changer, en bien ou en mal, leur façon de faire est très différente. Quand le premier agit avec conscience et méthode pour se transformer point par point en son contraire, et devenir détective privé à l?identité nouvelle, le second ne fait rien, ou plutôt croit ne rien faire, si ce n?est de se laisser tomber dans l?alcool, avec un plaisir grinçant... Cette opposition de styles dessinée chapitre après chapitre autour des deux personnages qui ne se reverront plus, confère au roman toute sa verve et son originalité. Certes, on ne rit pas là beaucoup, le sujet ainsi traité nous renvoyant souvent à nos propres questionnements, mais on apprécie d?être le spectateur discret d?une transformation qu?on aurait rêvé être la nôtre sans oser se l?avouer? --Guillaume Folliero
L'histoire du christianisme commence par l'acte de foi des disciples juifs de Jésus devant son tombeau vide: ils croient en sa résurrection et le reconnaissent comme le Messie annoncé dans la Bible. Le christianisme n'est alors qu'une de ces nombreuses religions de salut, qui multiplient les adeptes dans le monde gréco-romain. Mais d'emblée, il définit le salut comme un événement historique unique et non comme le résultat d'initiations individuelles à la façon des religions à mystères; il donne à cet événement uneportée universelle, et ouvre la communauté de Jérusalem au monde polyglotte et diversifié que vient d'unifier l'empire romain. Par là, il lie son destin à celui de Rome, ce qu'affirment très tôt les auteurs chrétiens: l'Église et l'Empire sont les deux seules structures de l'Antiquité à penser la mondialisation, ce qui facilitera la christianisation de l'État et du pouvoir au IVe siècle, après celle de la société. Or, quoi qu'on en ait, il est impossible de restituer une histoire linéaire et complète de l'Église primitive, de Jésus à saint Augustin, non plus qu'une histoire complète de la christianisation de l'Empire. La nature des sources - le plus souvent indirectes, apologétiques ou postérieures aux événements - ne permet que des approches ponctuelles, diversifiées, particulièrementriches pour certaines régions comme la Palestine, Rome et, plus encore, l'Asie Mineure. C'est donc une histoire partielle, en kaléidoscope, à travers une Bible plurielle et des groupes éclatés, très personnalisés, que retracent une soixantaine d'historiens, archéologues et biblistes, tous spécialistes de ces cinq siècles décisifs. Les chapitres de cet ouvrage, remis à jour et complétés pour ce volume, ont initialement paru dans la revue Le monde de la Bible. Il est le troisième et dernier volume du triptyque commencé, dans cette même collection, avec Le monde de la Bible (n° 88) et Aux origines du christianisme (n° 98).
Nouvelle édition en 20034e de couverture : "Quant aux femmes de ces histoires, pourquoi ne seraient-elles pas les Diaboliques ? N'ont-elles pas assez de diabolisme en leur personne pour mériter ce doux nom ? Diaboliques ! il n'y en a pas une seule ici qui ne le soit à quelque degré. Il n'y en a pas une seule à qui on puisse dire le mot de "Mon ange" sans exagérer. Comme le Diable, qui était un ange aussi, mais qui a culbuté, - si elles sont des anges, c'est comme lui, - la tête en bas, le... reste en haut !"
Désireux d'orner les murs de sa nouvelle demeure parisienne, le noble Jean Le Viste commande une série de six tapisseries à Nicolas des Innocents, miniaturiste renommé à la cour du roi de France, Charles VIII. Surpris d'avoir été choisi pour un travail si éloigné de sa spécialité, l'artiste accepte néanmoins après avoir entrevu la fille de Jean Le Viste dont il s'éprend. La passion entraînera Nicolas dans le labyrinthe de relations délicates entre maris et femmes, parents et enfants, amants et servantes. En élucidant le mystère d'un chef-d'oeuvre magique, Tracy Chevalier ressuscite un univers de passion et de désirs dans une France où le Moyen Age s'apprête à épouser la Renaissance. Tracy Chevalier est américaine et vit à Londres depuis 1984 avec son mari et son fils. Son roman La jeune fille à la perle a rencontré un succès international.