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Les racines du mal
Dantec Maurice Georges
GALLIMARD
9,65 €
Épuisé
EAN :9782070424429
Andreas Schaltzmann est persuadé que les habitants de la planète Vega sont installés dans son quartier, à Vitry-sur-Seine, et étendent leurs ramifications jusqu'aux plus hautes sphères de l'État. Paranoïaque, l'homme décide de vider ses comptes en banque et ses chargeurs de revolvers ; il se lance dans une cavalcade meurtrière à travers la France. Arrêté, il apprend qu'on lui attribue des crimes qu'il n'a pas commis. Un trio de scientifiques persuadé de son innocence traquera les véritables tueurs grâce à un ordinateur de type supérieur, baptisé "neuromatrice" qui fonctionne comme un cerveau humain mais à une vitesse surmultipliée.Ce roman atypique débute à la manière d'un périple de tueur en série pour s'orienter vers un récit prospectif où éléments philosophiques, sociologiques et scientifiques viennent s'imbriquer dans l'action. Le XXIe siècle, selon Maurice G. Dantec, ne sera pas une promenade de santé dans la mesure où (dit-il) "l'humanité ne s'attaque pas aux racines du mal qui la ronge". --Lisa B.
1998 : nul n'est prophète en son pays. Après Les racines du mal, Dantec est attendu au tournant par les chiens de garde de la critique littéraire franchouillarde. Nul n'est prophète en son pays, et en l'occurrence, cette contrée-là apprécie par l'intelligence assumée, le dépassement et la sublimation des genres. Babylon babies fut donc sacrifié : trop long, désordonné, prétentieux et délirant pour les uns, prise de tête et prétentieux encore pour les autres.Nul n'est prophète en son pays, ainsi Dantec en changea et se réfugia à l'ombre du Mont Royal.2000 : de son exil, de son royaume plutôt, le cousin d'Amérique envoie un colis, piégé sans aucun doute : Le théâtre des opérations. Des lignes torturées, grattées au jour le jour, sous-titrées Journal métaphysique et polémique, définies par son auteur lui-même comme un "objet littéraire non identifié". Il y aurait beaucoup à dire sur ce "manuel de survie en territoire zéro", mais il vaut cependant mieux se taire devant l'effroyable beauté du texte. Bien plus qu'un journal couvrant l'année 1999, ce que publie Gallimard est assimilable à un "processus". A l'atelier d'une pensée en mouvement, motivé par un haut souci anthropologique et phénoménologique.Milosevic, Jim Morrison et Jésus Christ habitent le même monde ; le chaos, l'entropie et le sourire d'un enfant en sont les lois ; la guerre et la mort en sont les moteurs. Ce que livre Dantec n'est pas de la philosophie ni de la littérature ; c'est tout simplement - pour reprendre ses mots - une tentative désespérée. Il réalise ainsi, sous une forme absolument neuve et grandiose, le programme de Deleuze et Guattari : une schizo-analyse appliquée. Il y eut Céline après 1914, Primo Levi après Auschwitz, Coppola après Saïgon. En 2000, après ce si joli siècle, il y a Dantec.--Gilles Glirrey--
Le 11 septembre 2001, l'inspecteur Kernal décroche son téléphone qui lui explose à la figure. Agonisant, Kernal remonte le temps, nous racontant les dix dernières années de son existence, cette décennie où le monde tel que nous le connaissons part en fumée. Fraîchement débarqué à la police de Vitry après de brillantes études en sciences sociales, Kernal avait été confronté à une série de crimes horribles entre 1991 et 1993 : des corps de jeunes filles recouverts de composants électroniques retrouvés aux environs de centrales électriques et nucléaires. Comme si le tueur voulait faire de ses victimes des marionnettes dernier cri? Nous retrouvons dans Villa Vortex tous les thèmes chers à l'auteur : serial killer technologique, décor urbain apocalyptique, drogues synthétiques, sous oublier l'inscription du récit dans la réalité sociale et politique : l'ex-Yougoslavie, l'Algérie, la délinquance en banlieues, les attentats du World Trade Center? Dans cette critique hallucinée de la décennie 1990 qui a vu fleurir en Europe la misère économique, la violence, l'insécurité généralisée et la haine, l'auteur dépeint une société gangrenée par un Mal qui devient de plus en plus absolu à mesure même qu'il se dévoile.
Elle a douze ans, une mère meurtrière et une armée de mercenaires sur les talons. Il a trente ans, l'habitude de tuer et pas grand-chose à perdre. Ensemble ils vont traverser l'Europe, d'Amsterdam à Porto. Le genre de voyage où les cadavres servent de bornes kilométriques.
Résumé : Sharon : jeune Américaine en proie à la schizophrénie ? depuis qu'elle a été victime d'un viol collectif ? qui laisse de nombreux cadavres au bord de la route. Novak : immigré serbe coupable d'une tuerie de masse dans son lycée canadien. Venus : séquestrée par son père pendant quinze ans, années au cours desquelles elle a subi les pires sévices sexuels. Les destinées de ces trois-là convergent vers Trinity-Station, un centre secret d'expérimentation où se jouera l'avenir technologique de l'espèce humaine... Vingt ans après La Sirène rouge et Les Racines du mal, Maurice G. Dantec revient au roman noir avec une oeuvre totale. Intimiste et puissant, Les Résidents ausculte, d'une plume chirurgicale, les travers les plus terrifiants de notre société contemporaine.
Résumé : Cette édition s'efforce de présenter les écrits purement littéraires de Chateaubriand dans un ordre à la fois chronologique et thématique. Ainsi le lecteur pourra relire un écrivain qui ne fut pas seulement chantre de sa propre désespérance et du néant, artiste frileux réfléchissant sur son art, historien consciencieux, mais aussi le plus intraitable génie contestataire. Toute son ouvre en effet s'insurge contre une religion mal comprise qui mutile l'homme, contre une fausse civilisation égoïste et cruelle qui monopolise morale et culture. Reflet de son temps, Chateaubriand l'est également du nôtre. Le texte a été établi d'après celui des Ouvres complètes parues chez Ladvocat. On a consulté les manuscrits accessibles et découvert des sources de l'ouvre qui s'ajoutent, nombreuses, à celles que nous connaissions déjà, surtout à propos des Martyrs et du Voyage en Amérique. Cette édition devient ainsi un instrument de travail enrichissant et suggestif.
Ce volume contient les oeuvres suivantes: Les Souffrances du jeune Werther - Les Affinités électives - Wilhelm Meister: 1° Les années d'apprentissage - 2° Les années de voyage ou les renonçants. Traduit de l'allemand par Bernard Groethuysen, Pierre du Colombier et Blaise Briod, introduction de Bernard Groethuysen. Notes des traducteurs.
Résumé : "Balloté par les drames familiaux et les convulsions d'une Europe révolutionnée, Benjamin Constant (1767-1830), d'origine suisse, a passé sa vie à la recherche d'une stabilité. La perfection toute classique d'Adolphe ne doit faire oublier ni la lente exploration, lucide et désespérée, de ses journaux intimes, ni la vaste entreprise de réflexion théorique pour fonder le libéralisme moderne et pour cerner la nature du phénomène religieux", Michel Delon.
«La Poésie est comparable à ce génie des Nuits Arabes qui, traqué, prend tour à tour les apparences les plus diverses afin d'éluder la prise, tantôt flamme et tantôt murmure ; tantôt poisson, tantôt oiseau ; et qui se réfugie enfin dans l'insaisissable grain de grenade que voudrait picorer le coq.La Poésie est comparable également à cet exemplaire morceau de cire des philosophes qui consiste on ne sait plus en quoi, du moment qu'il cède l'un après l'autre chacun de ses attributs, forme, dureté, couleur, parfum, qui le rendaient méconnaissable à nos sens. Ainsi voyons-nous aujourd'hui certains poètes, et des meilleurs, refuser à leurs poèmes, rime et mesure et césure (tout le "sine qua non" des vers, eût-on cru), les rejeter comme des attributs postiches sur quoi la Muse prenait appui ; et de même : émotion et pensée, de sorte que plus rien n'y subsiste, semble-t-il, que précisément cette chose indéfinissable et cherchée : la Poésie, grain de grenade où se resserre le génie. Et que tout le reste, auprès, paraisse impur ; tâtonnements pour en arriver là. C'est de ces tâtonnements toutefois qu'est faite l'histoire de notre littérature lyrique.»André Gide.