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Le récit des voyages et pèlerinages de Jean de Tournai (1488-1489)
Dansette Béatrice ; Nielen Marie-Adélaïde
CNRS EDITIONS
60,00 €
Épuisé
EAN :9782271116246
Après les années 1450, de nombreux voyageurs occidentaux naviguent depuis Venise vers Jérusalem pour gagner leur salut, malgré les plus grands périls. Leurs récits de pèlerinage, constituant un important corpus, sont de précieux témoins des liens existant depuis le IVe siècle entre l'Europe et la Terre sainte. Un marchand de Valenciennes, Jean de Tournai, en pèlerinage de 1488 à 1489 vers Rome, Jérusalem et Saint-Jacques de Compostelle, nous a laissé une relation de ses voyages mouvementés, riche de renseignements sur les régions qu'il traverse et la montée de l'individualisme qui caractérise cette époque pré-humaniste. En cette fin du XVe siècle, son texte, très vivant et précis, traduit également les bouleversements que connaissent l'Occident et le Proche-Orient et les rapports très conflictuels entre les Turcs ottomans, récents maîtres de Constantinople, et les puissances européennes, qui redoutent de ne pouvoir endiguer le flot turc.
A tenter de cerner la genèse du milieu des chefs d'entreprise en France lors de la première révolution industrielle, la recherche se trouve d'entrée de jeu confrontée à l'opposition régnant entre deux systèmes de valeurs, celles que partage le monde d'Ancien Régime, qui vient de s'effacer, et celles en lesquelles se reconnaît une société d'entreprise en cours d'émergence : la rémanence de certaines des valeurs procédant du monde disparu va freiner le " recrutement " menant à l'Entreprise. En dépit de ce retard, le tropisme conduisant des hommes, des femmes, des familles à s'intégrer au monde de l'Entreprise va, dès le second tiers du XIXe siècle, révéler son extrême dynamisme. Des rangs de l'Aristocratie jusqu'aux cadres de l'Armée, de la Fonction publique aux Savants et aux Techniciens, des milieux de la Terre jusqu'aux sphères du Négoce, de l'instituteur à l'Artisan ou autres représentants de toutes les classes moyennes, sans omettre les salariés qui, en certains cas, purent se hisser aux rangs de chefs d'entreprise, de toutes les régions de France sinon de l'étranger, les candidats affluent : une société " ouverte " permet - pour un temps - l'intégration de ces veines, étonnamment diverses, de " recrutement " menant à l'Entreprise. Société ouverte, mais qui se réalise dans un climat d'intense compétition. Un monde profondément hiérarchisé se fait jour, où une distance sidérale se révèle entre quelques très grands entrepreneurs et un minuscule patronat qui, parfois, peut friser l'indigence, cependant que des rapports de vassalité se créent entre entreprises dominantes et entreprises dominées. Le succès que s'assurent les uns ne peut masquer l'hécatombe que connaissent les autres et au sein même des familles patronales, des " parents pauvres " sont, en certains cas, les témoins de cette inégale promotion...
Résumé : Ce premier volume d'un ensemble d'ouvrages consacrés à l'histoire de l'entreprise tente de cerner la dimension, à l'époque pionnière, de l'acte d'entreprendre. Pour ceux qui, sur une terre vierge et sans aucun modèle valable, inventent l'être inédit que réalise l'Entreprise, force est de trouver des modèles dans des réalités sociales : - la famille, l'armée - qui lui sont extérieures. La création de l'Entreprise est l'acte fondamental : elle postule qu'un climat favorable règne dans la nation ; le besoin de sécurité et de paix, et la réalisation d'une protection douanière conditionnent sa fondation. Elle postule aussi que soit choisi le secteur où il apparaît judicieux d'entreprendre, le moment où il convient d'agir faisant par ailleurs l'objet d'une option décisive ; le lieu où s'implante l'entreprise conditionne également son succès. La dimension financière est, enfin, évoquée : l'Entreprise implique des partenaires, lui fournissant des ressources extérieures nécessaires à sa naissance et son développement. L'épargne, notamment, lui procure celles-ci.
Voyage au cœur du patronat ". Tel eût pu être le titre de ce troisième tome consacré à l'histoire de l'entreprise et des chefs d'entreprise de la révolution industrielle à nos jours. Par delà sa genèse (évoquée au tome précédent " Naissance du patronat "), le monde de l'entreprise et des entrepreneurs se révèle au terme d'étapes d'existence - jeunesse et apprentissage, mariage, maturité et passage du flambeau - mais également de rites et de rythmes, reflets de la vie de chaque jour. L'auteur a tenté d'effectuer une plongée dans l'intimité de vies d'hommes et de femmes, dans l'ambiance d'ateliers, de bureaux, d'usines, de demeures étroites ou généreuses que révèlent les régions d'entreprises. Au détour des chemins, la France des entreprises apparaît multiforme, foisonnante et complexe. La forge campagnarde et l'usine gigantesque ont peu de points communs : les patronats divergent, par la nature des industries auxquelles ils s'adonnent, l'inégalité de leur puissance économique, l'infinie variété des contrées où ils sont implantés. Les styles de vie en sont affectés : Eugène Schneider ne vivra pas à la manière des Méquillet-Noblot. Dans le cadre, admirable parfois, des campagnes françaises, ou dans l'austère environnement des cités usinières, les familles d'entreprise vivent le temps du quotidien, parfois de l'insolite. Dans le banal, comme dans l'exceptionnel, la trame des jours révèle l'essence des êtres, la réalité d'un milieu. L'Histoire, par pulsions espacées, fait irruption au sein de ces lignées révélant également ces familles à elles-mêmes. A trois reprises au moins, la terre tremble pour la société française : en 1830, en 1848, en 1870-71, des secousses d'une exceptionnelle magnitude modifient les systèmes politiques, amputent le territoire national, obèrent le Futur et font trembler les rangs du monde des entreprises. Il faut revivre ces visites de l'Histoire pour prolonger l'analyse du milieu. En définitive, l'époque pionnière pour ces fondateurs ne fut pas un temps inconditionnellement paisible ; que l'on revive les soubresauts de la conjoncture politique ou sociale, que l'on évoque la maladie qui frappe, parfois sans distinction de classe, que l'on perçoive la faillite qui atteint l'entreprise, ronge la confiance, démantèle les destins, une constante se fait jour: le monde de l'entreprise et des chefs d'entreprise au temps des pionniers ne bénéficia pas d'une protection particulière contre l'adversité. L' " Enrichissez-vous " n'occulta jamais la souffrance ni la mort.
Résumé : Que lisait-on dans la France des années noires ? Comment expliquer la "faim de lecture" propre à la période de l'Occupation ? Quelle fut la part prise par le régime de Vichy dans la circulation, la diffusion, l'orientation des livres publiés ? Et celle de la Résistance dans la propagation des écrits clandestins ? Comment accéder à l'intimité des millions de lecteurs qui, cherchant à s'évader hors d'un quotidien éprouvant, trouvèrent alors refuge dans un ailleurs fait de phrases imprimées ? Stratégies et pratiques des éditeurs, querelles autour du patrimoine littéraire, réorganisation corporative de la chaîne du livre, listes d'interdictions et spoliations de l'occupant, écrivains partagés entre collaboration, accommodement, évitement, insoumission : Jacques Cantier signe la première histoire totale du livre et de la lecture entre 1939 et 1945, des politiques de censure mises en oeuvre par Vichy à l'ébullition culturelle de la Libération. Archives publiques, critiques littéraires, notes de lecture mais aussi écrits du for privé permettent de retrouver les traces intimes des actes de lecture : écoliers de la France rurale cherchant à élargir leur horizon, adolescents parisiens en quête d'initiation, prisonniers de guerre tentant de maintenir une vie de l'esprit, victimes de la persécution antisémite en quête de réarmement moral... Jacques Cantier montre qu'en dépit de la défaite, de la peur et des privations, la France continue à lire et à être le théâtre d'une foisonnante vie littéraire et intellectuelle.
Vauchez André ; Armogathe Jean-Robert ; Richard Vi
Résumé : Le sort tragique des martyrs chrétiens a entraîné une vénération de leurs dépouilles, qui s'est étendue aux saints moines et moniales et aux fondateurs d'ordres religieux. Peu à peu, une galerie de " grands témoins " s'est constituée, rassemblant des milliers de saints : martyrs et confesseurs, moines et docteurs, pieux laïcs et saintes femmes. Par le témoignage de leur vie, leur prédication ou leurs actes de charité, les saints ont rempli le paysage cultuel du christianisme : lieux-dits, prénoms, patronymes... jusqu'aux gares et aux stations de métro, les noms des saints sont devenus familiers. Entre légende et histoire, ce grand dictionnaire entreprend de les faire mieux connaître avec plus de 300 entrées, d'Aaron à Zénon de Vérone : saints et bienheureux catholiques et orthodoxes, d'Orient et d'Occident, mais aussi grands témoins anglicans et protestants. Un dictionnaire monumental et unique afin de mieux comprendre, au plus près de la vérité historique, la personnalité, les écrits et la postérité de ces hommes et de ces femmes dont la vie a été retenue comme exemplaire par leurs contemporains et dont la mémoire est parvenue jusqu'à nous.
Les écrans numériques nous sont aujourd'hui devenus indispensables. Disponibles, rapides, ils répondent infailliblement. Leur omniprésence, leur usage coutumier, ne permettent pas, au-delà des rituelles proclamations de risques d'addiction, d'apprendre à discerner les métamorphoses de nos vies qui se produisent par eux. Cet ouvrage nous invite à quitter notre position d'utilisateur et à chercher des éléments de compréhension de la transformation digitale dans les théories de l'écriture. A l'heure où le traitement par le signal, la rationalité technique et l'automatisation investissent de plus en plus nos interactions sociales, l'art de lire et de déchiffrer les signes, le travail d'appropriation du sens, fournissent un antidote, offrent des ressources insoupçonnées pour nous aider à développer une intelligence des contextes. Nos petits écrans du quotidien sont ainsi interrogés par Pierre-Antoine Chardel comme des expériences existentielles à part entière, engageant notre condition d'être interprétant, tout autant que l'avenir de nos sociétés démocratiques. Il est encore temps d'intervenir sur l'évolution de nos sociétés hyper-connectées en favorisant l'épanouissement des subjectivités créatives, dont l'avenir demeure à écrire, par-delà l'empire du signal qui croît.
Charles Darwin, Lord William Kelvin, Linus Pauling, Fred Hoyle, Albert Einstein : cinq scientifiques hors du commun qui ont accompli des découvertes scientifiques considérables. Mais également cinq hommes qui se sont aussi, souvent en même temps, parfois lourdement, fourvoyés sur certains sujets. Charles Darwin n'a pas bien évalué les effets de " dilution " dans la transmission des caractères génétiques ; Lord Kelvin a largement sous-évalué l'âge de la Terre ; Linus Pauling s'est fait " coiffer au poteau " dans la découverte de la structure de l'ADN par Jim Watson et Francis Crick ; Fred Hoyle fut un partisan irréductible de la théorie de l'Univers stationnaire ; enfin, Einstein créa une constante cosmologique pour une mauvaise raison. Il ne s'agit pas d'énumérer les erreurs de ces grands hommes, mais bien plutôt de constater et d'analyser les conséquences bénéfiques de ces errements : la théorie de l'évolution de Darwin fonde la génétique moderne ; Kelvin enseigne à ses successeurs comment utiliser la thermodynamique en astronomie et en géologie ; Linus Pauling introduit superbement les considérations chimiques en biologie ; Fred Hoyle démontre les bienfaits et les limites des approches scientifiques qui se démarquent des théories " à la mode " et, curieusement, au lieu d'être une erreur, l'introduction de la constante cosmologique par Einstein s'avère extraordinairement bénéfique. C'est à une véritable enquête policière, qui dévoile de nombreux aspects jusque-là ignorés de l'histoire des sciences, que s'est consacré l'astrophysicien Mario Livio, qui expose ici de façon originale et vivante les chemins parfois tortueux empruntés par la recherche scientifique.