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Origène
Daniélou Jean ; Fédou Michel
CERF
30,00 €
Épuisé
EAN :9782204098489
Paru en 1948, le livre de Jean Daniélou sur Origène a largement contribué à la réhabilitation d'un Père de l'Eglise qui compte parmi les grands auteurs de l'Antiquité chrétienne. A la différence de bien des études qui, jusque-là, privilégiaient souvent tel aspect de l'oeuvre origénienne au détriment des autres, cet ouvrage en rassemble les diverses composantes et en manifeste ainsi toute la richesse. Après avoir replacé Origène dans le milieu de la communauté chrétienne à la fin du IIe siècle et dans la première partie du IIIe, Jean Daniélou montre comment ce Père de l'Eglise s'est situé par rapport aux courants philosophiques de son temps - leur empruntant çà et là des concepts ou des schèmes de pensée, mais répondant aussi aux objections que des philosophes pouvaient alors formuler contre le christianisme. Il présente sa manière de lire la Bible qui, pour une part, est très redevable de la tradition "typologique" héritée du Nouveau Testament et des premiers Pères, mais qui porte aussi la marque d'influences non chrétiennes (en particulier celle de l'oeuvre composée par l'exégète juif Philon d'Alexandrie). Il expose, en outre, les idées théologiques d'Origène, depuis la cosmologie jusqu'à l'eschatologie, en passant par les doctrines de l'Incarnation et de la Rédemption. Il montre enfin qu'Origène est un "grand spirituel chrétien" et souligne l'influence que ce Père devait exercer sur l'histoire ultérieure de la mystique. Le livre de Jean Daniélou ne témoigne pas seulement de ce qu'a été le renouveau patristique au XXe siècle. Il laisse aussi entendre comment une grande oeuvre du passé peut contribuer aujourd'hui à l'intelligence de la foi.
J'ai réuni dans ce petit volume une suite d'articles publiés dans l'Osservatore Romano et La Croix en 1967-1968. Ils se situent tous dans le contexte d'un certain désarroi actuel des chrétiens. En effet, sous le choc des idéologies contemporaines, semble passer un vent de défaitisme, qui amène à mettre en question les vérités de la foi et les principes de la morale. Il est clair qu'un christianisme, affaibli dans son dogme, amolli dans sa morale, ne sera pas susceptible de jouer un rôle créateur dans le monde qui se cherche. Ce ne sont pas les attaques du dehors, ce sont les abandons du dedans qui constituent aujourd'hui le grand danger pour l'avenir de la foi. C'est au renouveau d'une foi et d'une vie chrétienne que ces pages veulent contribuer.
En une suite de tableaux, de bilans doctrinaux, littéraires, le P. Daniélou montre très clairement comment les premières communautés chrétiennes s'enracinent dans le cadre de la pensée sémitique puis, peu à peu, s'hellénisent et aboutissent, au IIIe siècle, à l'épanouissement d'un premier humanisme chrétien, dont le représentant le plus caractéristique pourrait bien être Clément d'Alexandrie." (Michel Meslin, Esprit) "Le P. Daniélou, comme on pouvait l'attendre de lui, développe avec prédilection les mouvements de pensée: judéo-christianisme, gnosticisme, marcionisme, doctrines romaines, école d'Alexandrie, sans négliger pour autant l'expansion chrétienne, l'organisation de l'Eglise, les per sécutions." (Jean-Rémy Palanque, Revue d'histoire de l'Eglise de France)
Dans notre société laïque, la chrétienté constitue-t-elle encore un sujet pertinent pour l'histoire ? Plus que jamais, répond Françoise Hildesheimer. En explorant celle de l'Eglise sur le temps long, l'historienne retrace les origines et les développements du conflit d'influence entre religion et Etat qui a enfiévré l'Occident des siècles durant. Or c'est en France qu'il a connu son paroxysme. Doctrine politique originale, le gallicanisme a prôné dès le XIIIe siècle l'indépendance temporelle de l'Eglise de France vis-à-vis du pape ; une spécificité qui, via la rupture de la Séparation, a durablement marqué notre histoire. La France, fille aînée de l'Eglise ? De Clovis à Aristide Briand en passant par Charlemagne, Charles VII et Jeanne d'Arc, Louis XIV et Bossuet ou Napoléon, ce parcours passionnant entrecroise théologie, politique, récit historique et débats d'idées pour proposer une vision inédite de l'histoire de l'Eglise catholique en France.
Deux fois millénaire, le christianisme implique un cinquième de l'humanité. Ce volume en offre d'abord un survol historique ("Le Christianisme raconté"), de Jésus à Jean-Paul II, en passant par l'apogée du Moyen Âge et Vatican II. Suit l'abécédaire proprement dit (70 notices). On s'y repère par des carrés de couleurs indiquant s'il s'agit de doctrine (Apocalypse, Docteurs de l'Église, Péché...), de rituel (Musique sacrée, Reliques, Saints...), ou d'histoire (Hérésies, Judaïsme, Oecuménisme...). Des renvois par astérisques incitent aussi aux chemins de traverse. Les 100 illustrations, presque toutes en couleurs, font ressentir l'impact considérable du christianisme sur la culture occidentale. Chronologie, bibliographie sélective et index des noms viennent s'y ajouter. Très maniable, concis, suggestif, d'une présentation agréable sur papier glacé, ce livre présente les qualités de la collection ABCdaire. Ancien rédacteur en chef du quotidien La Croix, Jean Potin a écrit maints ouvrages sur l'Écriture Sainte. Pierre Chavot a collaboré à de nombreux travaux sur le christianisme. Colette-Rebecca Estin
Quand Rome est mise à sac (410 ans ap. J. -C.), un soupçon naît chez les Romains adversaires du christianisme : serait-il responsable du déclin de Rome ? Augustin relève le défi de cette interrogation. La force et l'originalité de La Cité de Dieu consistent à proposer un principe pour éclairer le jugement, pour comprendre des événements inédits qui instaurent de nouveaux équilibres. Augustin distingue en effet entre le devenir de deux cités : la cité de Dieu et la cité terrestre. Leur destin ne doit pas être confondu : le règne du Christ et la domination terrestre ne sont pas la même chose. La paix de Dieu et celle des hommes ne se recouvrent pas. La cité de Dieu est certes présente dans l'Eglise, et donc dans le monde : elle n'y est pas "réalisée" et ne le sera jamais. Bien au contraire, la cité de Dieu représente un principe critique par rapport à la cité de Dieu représente un principe critique par rapport à la cité de la terre. En celle-ci, tout - y compris donc l'empire romain - doit être relativisé, même si, dans la perspective du Jugement dernier, tout garde une valeur unique. Le chrétien vit dans cette ambiguïté, constitutive pour lui, de deux histoires. Les résonances politiques, religieuses, culturelles de La Cité de Dieu, dont c'est la première traduction intégrale en "poche", ont été immenses dans l'histoire de l'Occident.
Quand Rome est mise à sac (410 ans ap. J. -C.), un soupçon naît chez les Romains adversaires du christianisme : serait-il responsable du déclin de Rome ? Augustin relève le défi de cette interrogation. La force et l'originalité de La Cité de Dieu consistent à proposer un principe pour éclairer le jugement, pour comprendre des événements inédits qui instaurent de nouveaux équilibres. Augustin distingue en effet entre le devenir de deux cités : la cité de Dieu et la cité terrestre. Leur destin ne doit pas être confondu : le règne du Christ et la domination terrestre ne sont pas la même chose. La paix de Dieu et celle des hommes ne se recouvrent pas. La cité de Dieu est certes présente dans l'Eglise, et donc dans le monde : elle n'y est pas "réalisée" et ne le sera jamais. Bien au contraire, la cité de Dieu représente un principe critique par rapport à la cité de la terre. En celle-ci, tout - y compris donc l'empire romain - doit être relativisé, même si, dans la perspective du Jugement dernier, tout garde une valeur unique. Le chrétien vit dans cette ambiguïté, constitutive pour lui, de deux histoires. Les résonances politiques, religieuses, culturelles de La Cité de Dieu, dont c'est la première traduction intégrale en "poche", ont été immenses dans l'histoire de l'Occident.