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L'extase esthétique. Jean Baudrillard et la consommation/consumation de l'art
Danesi Fabien
SENS ET TONKA
7,00 €
Épuisé
EAN :9782845342446
"Quant à l'art, il est trop superficiel pour être vraiment nul. [...] Comme pour l'anamorphose : il doit y avoir un angle sous lequel toute cette débauche inutile de sexe et de signes prend tout son sens, mais pour l'instant, nous ne pouvons le vivre que dans l'indifférence ironique." Cette phrase est extraite de l'article de Jean Baudrillard intitulé "Le complot de l'art", paru dans le quotidien Libération du 20 mai 1996. A l'époque, le propos fut reçu comme une provocation, un jugement à l'emporte-pièce qui faisait de la création contemporaine une monnaie de singe et plaçait son auteur dans le camp de la réaction. Il était facile, en effet, de réactiver le combat historique de la modernité contre l'académisme [...] Sauf que cette posture avait pour principal défaut de reprendre un schéma obsolète auquel Baudrillard ne se conformait pas, tant sa position ne partageait rien avec les cris d'orfraie qu'à la même période un Jean Clair proférait. Nulle volonté, pour le théoricien de la simulation, de préserver une grandeur esthétique disparue, nul désir de s'en remettre à une bienheureuse transcendance de l'oeuvre sous les noms de beauté ou de vérité. Au contraire, son jugement lapidaire était avant tout une manière d'en finir avec la transgression alors que celle-ci était - depuis plus d'un siècle - l'un des moteurs de l'art moderne."
Résumé : Né en 1952 à Minerviu en Corse, Ange Leccia est un photographe, plasticien et cinéaste français. Ses ouvres sont exposées à travers le monde dans les plus musées les plus réputés (Guggenheim Museum de New-York, Centre George Pompidou à Paris, City Art Museum à Hiroshima, etc.). Après des études à la Sorbonne et des premières créations cinématographiques, la carrière de Leccia prend véritablement son essor dans les années 80. Tout en continuant ses recherches visuelles, il met au point ce qu'il nomme lui-même des " arrangements " - face à face d'objets industriels, réflexions sur l'image filmée ou photographique, relectures de l'art Duchampien du ready-made - qui témoignent du " point juste de la relation entre les objets " d'où peut naître l'ouvre d'art. A l'image de sa photographie, ses vidéos, poésies admirables de l'errance et de la solitude contemporaines, louvoyant admirablement entre représentation et abstraction, intériorité et extériorité, expriment la volonté de Leccia d'assimiler son art à un engagement politique et une dénonciation sociale. L'identité, l'imaginaire, l'ambiguïté et la violence sont les piliers sur lesquels se fonde son expression. Ancien pensionnaire de la villa Médicis et enseignant des écoles des Beaux-Arts de Grenoble et Cergy Pontoise, Ange Leccia dirige actuellement le laboratoire de création du Palais de Tokyo. Son travail fait l'objet cette année de trois expositions en France.
à partir de mars 1939, Karel et son amante Dora Va ? áková, accompagnés de leur chien Caféine puis de deux tortues, se retrouvent dans un pays envahi par les nazis. Si Karel et Dora échappent un temps à la déportation parce que Karel fait partie du Bücherkommando chargé de cataloguer les livres juifs avant leur ayanisation, ils sont envoyés en juillet 1943 dans le camp de Terezín. Karel se lance avec une étonnante énergie dans les activités culturelles du camp, rédige un journal. Jusqu'au bout, il espère que la guerre s'achèvera bientôt, mais la prochaine destination de l'écrivain et de sa compagne est le camp d'Auschwitz-Birkenau. Le 25 décembre 1944, il écrit un sketch humoristique pour ses codétenus. Suite à l'extermination de Dora, Karel se transforme en Jaroslav ? t ? drý, l'un de ses personnages de roman, combattant endurci de la Grande Guerre, personnage qu'il incarnera jusqu'à sa mort. Ce livre paraît simultanément en République Tchèque et en France.
Je ne ferai, dans ce film, aucune concession au public." C'est en ces termes que Guy Debord ouvre ln girum imus nocte et consumimur igni en 1978. La formule donne le ton de l'ensemble de ses oeuvres cinématographiques, où le regard rétrospectif sur son parcours de révolutionnaire se mêle à la critique radicale de la société capitaliste. A rebours de tout cinéma, Debord élabore ainsi, de 1952 à 1978, une oeuvre filmée unique en son genre, exigeante et corrosive. Il fait appel à la technique du détournement et plonge au coeur de la culture visuelle de son époque. Cet ouvrage présente le matériel collecté par Debord pour ses films, telles les pin-up exprimant le désir aliéné par la marchandise tout autant que la promesse d'une émancipation. Il rassemble une vaste documentation de manuscrits, notes préparatoires et images employées dans son assaut contre le spectacle.
« Qu est-ce que c est? » « Que voyons nous? » Ou, plus précisément: « Que s est-il passé? ». La vision est soudain confrontée à un trauma: nous sommes saisis par l urgence et l intensité d une présence qui tout à la fois captive la vue et incite à détourner le regard. Three Horizontals a la force d une énigme. À qui sont ces corps mutilés? D où proviennent-ils? Ce sont des corps génériques en mal d appartenance. Corps de Louise Bourgeois. Corps de sculpture. Corps de la féminité. Corps aussi d une nécessité aveugle. Corps enfin de nos sociétés contemporaines. Fabien Danesi replace Three Horizontals dans l ensemble du corpus de Louise Bourgeois ainsi que dans les explorations esthétiques et théoriques de cette fin du xxe siècle. Evelyne Grossman retrouve dans les motifs biographiques de l oeuvre les affres de l identité confrontée à l instabilité des différences sexuelles. Frédéric Vengeon voit dans cette oeuvre la puissance d un sphinx contemporain qui interroge la condition humaine. Sculpteur et plasticienne américaine d origine française, Louise Bourgeoiss (1911-2010) a reçu le Lion d or de la Biennale de Venise en 1999. Une rétrospective lui a été consacrée à Paris, au Centre Pompidou, en 2008.
A mon réveil il ne fait pas encore jour. Le trottoir donne une certaine légèreté au sommeil. Le moteur des véhicules devient peu à peu mélodieux, mais les rires et hurlements incessants achèvent la douceur du rêve. Le bitume et sa réalité aux émanations d'urine séchée, se chargent de me tenir éveillé. A cinq heures du matin, le carton et son parfum puant me rendent malade. Mon odeur mêlée aux effluves du carton, en produit une troisième, insoutenable. Je me lève et marche. Alors que le jour point, d'autres dorment, usant les mêmes cartons fétides, les mêmes pieds les effleurent, les mêmes yeux les offensent. Je suis seul à les observer, seul à les percevoir."
Abensour était un homme de l'égalité, un homme du conflit pour mieux établir un lien d'égalité. Dans n'importe quel entretien qu'il vous accordait, il s'arrangeait toujours pour rétablir l'égalité, vous poser une question, vous dire qu'il ne connaissait pas telle référence à laquelle vous aviez lait allusion, tandis que c'est vous qui étiez demandeur de ses références et de ses réflexions. Il récusait le paradigme de l'ordre pour celui du lien, tant dans les rencontres individuelles que dans la communauté politique. C'était son tété Spinoziste : plutôt qu'un pouvoir sur les hommes, valoriser un pouvoir entre les hommes et avec les hommes, parce qu'il augmente la puissance d'agir." (P. V] "Qu'est ce qu'une bonne rencontre, à l'opposé du malencontre, sinon l'événement heureux ou se forme entre les hommes un nouveau lien, un nouveau tissu relationnel tel que ce tissu augmente aussitôt la puissance collective d'agir, la puissance d'agir de concert ? " M. A.
Bivouac : spectacle de rue - dix ans de parcours dans le monde entier - est une création de la Générik Vapeur. Une histoire simple, 16 comédiens qui se multiplient à l'envi jusqu'à grossir la troupe de 20 voire 50, voire une centaine de personnages supplémentaires, 102 bidons, 4 musiciens... Et la fin d'une journée ordinaire en centre ville, quand, soudain, sur étendard sonore, un déboulé de petits hommes et femmes bleus... " ils prennent la ville à revers et détournent les rues, les fontaines, les bancs publics et les statues. Ils cherchent un lieu qui leur ressemblent, une pyramide, quelque part, signalétique du rassemblement puis du dépassement. Ils s'évanouissent comme ils sont arrivés, dans la musique. "