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Les mots brisés
Danes Martin
DIFFERENCE
22,00 €
Épuisé
EAN :9782729123536
à partir de mars 1939, Karel et son amante Dora Va ? áková, accompagnés de leur chien Caféine puis de deux tortues, se retrouvent dans un pays envahi par les nazis. Si Karel et Dora échappent un temps à la déportation parce que Karel fait partie du Bücherkommando chargé de cataloguer les livres juifs avant leur ayanisation, ils sont envoyés en juillet 1943 dans le camp de Terezín. Karel se lance avec une étonnante énergie dans les activités culturelles du camp, rédige un journal. Jusqu'au bout, il espère que la guerre s'achèvera bientôt, mais la prochaine destination de l'écrivain et de sa compagne est le camp d'Auschwitz-Birkenau. Le 25 décembre 1944, il écrit un sketch humoristique pour ses codétenus. Suite à l'extermination de Dora, Karel se transforme en Jaroslav ? t ? drý, l'un de ses personnages de roman, combattant endurci de la Grande Guerre, personnage qu'il incarnera jusqu'à sa mort. Ce livre paraît simultanément en République Tchèque et en France.
Deux amis proches, exilés tchèques en France depuis bientôt un demi-siècle, font ensemble un dernier tour dans le jardin du Luxembourg. L'un d'eux, écrivain mondialement connu prénommé Milan, reste à Paris, tandis que l'autre, ex-journaliste et narrateur de l'histoire, doit partir se réinstaller à Prague. Forcé par les circonstances, il regrette son pays d'accueil et craint un retour dans sa patrie qui, ayant subi de profondes transformations après 1989, n'est plus vraiment la sienne. Un dernier personnage, Gustáv Husák, le leader communiste tchécoslovaque qui avait poussé les deux premiers à s'exiler, complète le trio à travers les rêves, voire les cauchemars du narrateur. Des questions s'imposent : pourquoi Gustáv Husák, ce "président de l'oubli" d'après Milan, s'est enfermé dans le silence pendant la chute du régime communiste de Prague ? Comment ne pas céder aux apparences, aux clichés et aux arguments d'autorité qui sont l'apanage de toute époque ? D'ailleurs, pour répondre, est-il toujours nécessaire de recourir aux mots ? Car, au-delà des vérités partisanes qui nous manipulent, le mutisme d'un vieil homme qui a quitté le champ de bataille véhicule peut-être à lui seul l'authentique vérité.
Dans un récit plein de verve, Anne-Denes Martin raconte l'histoire des sardinières de Douarnenez. De beaux destins de femmes ! Si elles n'ont pas laissé de trace dans les dictionnaires, elles ont, en revanche, contribué à façonner la civilisation du littoral. A douze ans, souvent dix pour les fillettes nées avant la Première Guerre mondiale, elles prennent le chemin de l'usine. Alors, pour rendre le travail supportable, elles inventent leurs propres valeurs : la dextérité qui leur vaut d'être reconnues par la communauté comme de "grandes ouvrières", le chant pour se tenir éveillées. Car les journées sont longues : treize à quatorze heures en pleine saison, sans compter les filets à ramender, les vêtements de pêche à entretenir et la tenue du foyer. Des "battantes" avant la lettre. En 1924, les sardinières étaient plus de 10 000 sur tout le littoral breton ; 2 000 à Douarnenez, et presque autant à faire grève. Bien sûr, cette histoire dépasse leur propre destin. Elle les met en relation avec d'autres acteurs : usiniers, élus politiques. Elle découvre le poids de la religion, l'importance de la communauté, éclaire leurs rapports aux hommes, à l'argent, au travail...
Cette édition comprend un supplément : Atelier de l'auteur. Budweis, Tchécoslovaquie, fin des années 1960 : Zdenek Drahos aime le trolley, son trolley et rien que son trolley, au grand dam de sa femme. Mais la post-modernité socialiste, téléguidée depuis Moscou depuis l'invasion des troupes du pacte de Varsovie, c'est le bus ! Ainsi en décide la nouvelle direction du Parti qui, depuis les sanglantes représailles des manifestations antirusses, le jour anniversaire de l'invasion, a resserré les boulons. Alors on réforme, on supprime, on remplace, les machines comme les hommes. Et Zdenek résiste ! C'est loin d'être anodin dans une société corsetée par la surveillance d'un Parti omniprésent, où la vie quotidienne se déroule au rythme de petits compromis, de communes lâchetés côtoyant de grands héroïsmes, parfois involontaires... C'est avec un humour grinçant et combatif que Martin Danes nous convie, grâce au recul de l'Histoire, à comprendre ce que résister à une administration centralisée veut dire.
Série : Manuels universitaires Cet ouvrage collectif est destiné aux médecins cliniciens, aux biologistes, aux pharmaciens et aux épidémiologistes, en fin d'étude ou en exercice, travaillant en zone tropicale ou s'intéressant à sa pathologie. en co-édition avec AUF
Un enfant de marbre ? Les mots vont insuffler couleur, chaleur et vie à ce marbre glacé, en faire le matériau d'une architecture baroque, se déployant dans des espaces et des temporalités étagés, intriqués, où s'entremêlent lieux de plaisir et de douleur, certains déjà évoqués dans les précédents livres de l'auteur, mais saisis cette fois-ci dans une nouvelle perspective : la narration du vécu le plus intime prend la forme d'une enquête, ou plutôt d'une quête qui débouche sur le fantastique - un fantastique qui a néanmoins l'aspect de l'évidence.Mohamed Leftah est né en 1946 à Settat, au Maroc. Informaticien, il exerce le métier de journaliste littéraire durant six ans au Maroc, puis pendant quatre ans au Caire, ville où il réside toujours. La Différence a publié de lui : Demoiselles de Numidie, dans la collection Minos, Au bonheur des limbes, Une fleur dans la nuit, Ambre ou les Métamorphoses de l'amour et Un martyr de notre temps.
Un homme sans nom, à la recherche de sa mémoire, un enfant, une femme, une ourse et Ney. Cinq personnages, peut-être quatre, peut-être un seul en train de rêver, se frôlent en quête de réponses à des questions informulées dans ce récit atemporel, rythmé en courts chapitres. L'espace et les époques se mêlent entre les sommets des montagnes et l'océan. Le mystère reste entier. Au lecteur d'en démêler les fils. L'auteur de Café Europa réécrit ici de fond en comble un récit qu'il avait publié jeune sous pseudonyme. Les obsessions présentes dans Café Europa et Le Livre canoë réapparaissent dans des paysages glacés. Tout est signe. Les empreintes sur la neige ou sur le sable, comme le nombre des vagues, comme les gestes des hommes, comme l'écriture qui griffe la page blanche. Mais si tout est signe, comment les interpréter, comment les déchiffrer? Dans ce très beau livre, énigmatique et dense, Serge Delaive montre une nouvelle fois son grand talent d'écrivain.
Abdellatif Laâbi est un écrivain imprévisible. On dirait que sa devise est de ne pas être là où le lecteur l'attend. Le présent ouvrage en est la parfaite illustration. S'agit-il d'un livre de mémoires, d'un journal intime, d'une relation de voyages, d'un récit avec un dosage ingénieux d'autobiographie et de fiction de soi? A moins qu'il ne s'apparente au genre des confessions, dans le sillage de saint Augustin et de Rousseau? Voilà autant de vraies-fausses pistes où Laâbi, le sourire en coin, engage le lecteur. Son souci? Faire en sorte que ce dernier mette ses pas dans les siens, devienne témoin et partie prenante de la nouvelle aventure littéraire et humaine qu'il lui propose. Imprévu, de l'aveu de l'auteur, ce livre interroge avec un humour parfois ravageur nos modes de perception, de lecture, et nos questionnements. Traversée fulgurante des saisons de la vie, quête spirituelle, témoignage à vif, il nous replonge (chose cette fois prévisible venant de Laâbi) dans les convulsions de notre époque et ses combats salutaires.