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LE CHAR ET LE TROLLEY
DANES MARTIN
DEFRICHEURS
16,10 €
Épuisé
EAN :9791090971219
Cette édition comprend un supplément : Atelier de l'auteur. Budweis, Tchécoslovaquie, fin des années 1960 : Zdenek Drahos aime le trolley, son trolley et rien que son trolley, au grand dam de sa femme. Mais la post-modernité socialiste, téléguidée depuis Moscou depuis l'invasion des troupes du pacte de Varsovie, c'est le bus ! Ainsi en décide la nouvelle direction du Parti qui, depuis les sanglantes représailles des manifestations antirusses, le jour anniversaire de l'invasion, a resserré les boulons. Alors on réforme, on supprime, on remplace, les machines comme les hommes. Et Zdenek résiste ! C'est loin d'être anodin dans une société corsetée par la surveillance d'un Parti omniprésent, où la vie quotidienne se déroule au rythme de petits compromis, de communes lâchetés côtoyant de grands héroïsmes, parfois involontaires... C'est avec un humour grinçant et combatif que Martin Danes nous convie, grâce au recul de l'Histoire, à comprendre ce que résister à une administration centralisée veut dire.
Résumé : Un port sur l'Atlantique. En contrebas, à quelques encablures, une grève. Un soir qu'elle promène son chien sur la grève, Mariette Adam rencontre un jeune garçon et un routard à la barbiche de conquérant tatar. Au fil des jours, des liens d'amitié se tissent entre eux, bénéfiques pour elle qui sort d'un traumatisme. Une échappée au coeur de l'été, une vie en marge avec pour seule contrainte l'heure des marées.
Petr Bajza est un petit garçon espiègle qui, hormis son talent à provoquer ses parents, possède un authentique don d'observation. L'écriture de Polacek passe alternativement d'un langage familier à un langage soutenu, pour accentuer le contraste entre la réalité de la vie dans une petite ville de province et sa perception par des enfants d'une dizaine d'années. Sa famille constitue un second plan de l'histoire où se rencontrent et se confrontent le monde enfantin et celui des adultes, sur fond d'une incompréhension qui est source de maintes situations comiques. Nous étions cinq est la plus emblématique des oeuvres de l'écrivain tchèque Karel Polácek, ami proche et collègue de Karel Capek (R.U.R, La maladie blanche...) dont il partage la notoriété dans son pays.
Résumé : Tout juste fiancé à l'actrice Olga Scheinpflugova, Karel Capek fait la rencontre de Vera Hruzova, une jeune étudiante belle et brillante, fille d'un éminent professeur de l'université de Brno et elle-même mariée. Fasciné par la jeune femme, Capek entretiendra avec elle une longue correspondance. Dans ses lettres à la fois touchantes et pleines d'humour, il se confie et fait état de sa démarche littéraire, de son mal-être et de son désarroi face à la montée du fascisme. Un témoignage bouleversant.
Le match sans fin- Lève-toi!Meduna fait une belle passe à Srba. Celui-ci avance résolument balle au pied; à peine le temps de dire «ouf» et le ballon fait trembler les filets...- Lève-toi! te dis-je.... immédiatement le public envahit le terrain... Eman sent que le policier le tient au col et le secoue. Il se débat...- Tu m'entends? Combien de fois dois-je te dire de te lever?Le froid s'immisça sous la couverture. Eman replia ses jambes; il se défendait, refusant de quitter ce rêve plein de suspense! Mais Eman senior, debout au-dessus de lui, lui arracha la couverture et répéta sans ménagement:- Tu vas te lever, oui? C'est toi qui es de service aujourd'hui!Eman s'étira et bâilla bruyamment.- Pourquoi vous tempêtez? demanda-t-il plaintivement à Eman senior. Il n'y a pas le feu. On ne peut vraiment pas...Et il se blottit à nouveau dans son coin, dans l'espoir d'apprendre l'issue de son beau match.Mais Eman senior était intraitable. Il attrapa la jambe de son fils et le tira du lit en criant:- Fini de dormir! Faire la fête avec des amis et refuser de te lever le lendemain matin, eh bien non, il n'en est pas question!Eman junior s'assit sur le lit et entama les pourparlers. Et si, aujourd'hui, le vieux s'occupait du service, non? C'est qu'Eman junior ne se sentait pas très bien. Il va de soi qu'en guise de compensation Eman junior en ferait le double plus tard.Eman senior lâcha un rire narquois. Que nenni! On essaie de l'avoir avec une astuce politique? Ce morveux se mettrait-il en tête que son vieux père se taperait le boulot à sa place? Eh bien non, tout se fera dans le respect des règles. Aujourd'hui, c'est le tour du fils, point final! Toute autre considération est à proscrire.Eman junior pensa que c'était là beaucoup de bruit pour rien. Il glissa les mains sous sa tête et s'étira délicieusement. Il savait qu'il avait tort mais enfin... où s'était-on arrêté tout à l'heure? Ah oui, Srba ralentit la course du ballon et...
Chez Christina Rossetti, la femme est vivante et active, n'hésitant pas à protester et à donner voix à ses émotions dans toute leur variété, à faire venir l'homme sur son propre terrain pour l'y interpeller. La muse s'émancipe soudain et offre sa version de l'amour, devient poétesse en déconstruisant la tradition littéraire : ses vers insistent sur l'égalité des amants, sur l'absence de rivalité amoureuse et sur la réciprocité d'un amour où jamais ne devrait exister de compétition pour savoir qui aime le mieux. Raluca Belandry nous offre par cette traduction inédite, une profonde vision des racines de l'expression créative féminine.
Résumé : A quoi se résume la vie ? A lutter, répond Jack London dès quatorze ans, lorsque son premier job dans une conserverie le force à enchaîner les journées de douze heures de travail sans mettre un cent de côté. Sa vie ne sera plus que lutte, il en fera une profession de foi au service d'un idéal : se battre ne suffit pas, encore faut-il le faire pour un monde meilleur. London s'est engagé en écriture et, bien au-delà d'aventureux destins racontés, n'a cessé de clamer sa révolte, d'en dédier la réussite temporelle à ses frères du Peuple d'en bas. Et c'est avec les mots de l'un d'entre eux glissés dans sa poche que London devint cendre : Votre parole était d'argent. A présent votre silence sera d'or.
Résumé : C'est à une véritable plongée dans la chair de l'Histoire que nous invite Olivier Maillart en évoquant les victimes oubliées du communisme à qui le formidable conteur Danilo Kis dédia une oeuvre singulière, Un tombeau pour Boris Davidovitch, sous-titré sept chapitres d'une même histoire. a roue de l'infortune nous guide à travers l'univers des personnages de Kis, volontiers comparés par l'auteur aux damnés de l'enfer suppliant Dante de les rappeler à la mémoire des vivants. C'est un voyage hyperréaliste, documenté comme un reportage, brossant un tableau de l'épouvantable panoplie d'absurdités dont l'homme peut s'affubler quand il s'agit, en monnaie d'obéissance, d'acheter sa propre tranquillité. Olivier Maillart nous éclaire en compagnie de maîtres en l'art d'imaginer : Borges, joueur-magicien de la fiction ; Shakespeare, empreint de la conscience des affres et destinées du pouvoir ; Balzac et Malraux s'accordant sur l'idée que la condition humaine ne serait qu'une tragi-comédie dans ce coin d'univers... La lecture de La roue de l'infortune avive notre curiosité pour Danilo Kis, aiguise notre intérêt pour la part de mémoire européenne que constitue son oeuvre, et nous amène à considérer pleinement la conclusion proposée : ce qui a eu lieu a bien eu lieu, ce qui a été fait ne peut plus être défait . Car, pourrait-on ajouter, c'est pour cela que sur nos futurs veille la mémoire de l'écrivain, en une infinité de chapitres de la même Histoire.
Comment d'une fable faire une forêt ? Prenez un poète et philosophe dont le coeur, au tout début du 19e siècle, balance entre foi et doute. Puis transportez sa pensée jusqu'à un homme du 21e siècle, amateur de textes et curieux des enjeux du monde. Accordez le tout dans un moment de rencontre avec des hommes et des femmes qui savent ce que s'engager veut dire. Et vous obtenez le projet fou d'une forêt grande comme l'île de la Dominique, plantée en plein coeur de l'Europe. C'est le miracle de l'écriture que nous conte ici Eric Fabre qui, un jour, rencontra Giacomo Leopardi.