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La Fontaine ou Les métamorphoses d'Orphée
Dandrey Patrick
GALLIMARD
13,20 €
Épuisé
EAN :9782070533220
Qui ne connaît pas la Fontaine ? Ses Fables bien sûr, apprises dès l'école, mais aussi ses Contes, charmants et licencieux, ou ce Songe dédié au château de Vaux que bâtissait le brillant Fouquet, alors vaste chantier que le poète défricha et rêva. On se promène en son ?uvre comme en un jardin, où le beau et le vrai, le plaisant à l'utile mêlé guident les pas de l' " honnête homme ". A la recherche d'une morale qui aspire au plaisir, d'un plaisir qui ne saurait être sans morale, La Fontaine, nouvel Orphée, métamorphose les apologues ésopiques, les versifie, les diversifie, leur insuffle la vie. Le mystère des Fables, et de toute l'?uvre, tient en ceci : unique et pourtant contradictoire, raisonnable toujours, elle a l'exubérance de la vie même. Patrick Dandrey nous convie à goûter les charmes d'un poète multiple, dont la lyre, pour avoir rendu ses derniers sons il y a trois cents ans n'en continue pas moins de résonner.
Résumé : On trouvera dans cette anthologie une quarantaine de textes consacrés à l'humeur noire, cette melancholia des Grecs, source imaginaire d'effets réels, dont le nom est devenu celui d'une maladie éternelle. Les extraits de la tradition médicale, philosophique et morale réunis dans ce volume, depuis Hippocrate jusqu'à l'Encyclopédie, voudraient concourir à une archéologie de la prostration et de la nausée morale, mais aussi du délire non fébrile, de la fureur érotique, de l'hystérie, de la possession, toutes formes de malaise réunies sous l'empire de l'ancienne mélancolie. Textes subtils, pittoresques, luxueusement détaillés, étrangement précis dans leurs chimères, qui dessinent une démarche hésitante et répétitive, tantôt fulgurante, tantôt myope, dont les méandres sont restitués, les reliefs accusés par le raccourci que suppose un choix anthologique enjambant plus de vingt siècles en quelques centaines de pages. Ce volume voudrait constituer, à sa façon, une contribution à l'histoire de la souffrance morale et du délire pathologique en Occident.
Résumé : Faute d'une théorie explicite de l'apologue que La Fontaine a dédaigné de composer, on doit se contenter des fragments qui, au détour ou au c?ur des fables quand elles se laissent aller à parler d'elles-mêmes, ou dans les préfaces, les prologues et les avertissements qui les enchâssent, constituent les composantes kaléidoscopiques d'une poétique du genre. En cela comme en tout, diversité fut la devise du " fablier ". Diversité, mais non pas incohérence: assemblés et mis en perspective, ces tessons dessinent aux yeux du diligent lecteur une mosaïque au tracé le plus souvent précis, et finement relevé par les ombres mêmes que lui ménage la part conservée à l'implicite, l'inavoué, l'indécis. Cet ouvrage a pour objet de rétablir autant que faire se peut ces reliefs et leurs estompes. Cela dit, pour y parvenir, cette incursion dans la fabrique des fables, dans l'atelier du poète, devait prendre en compte cette disparité du matériau, cette dissémination des confidences, voire ces réticences discrètes du créateur envers l'édification d'une théorie du genre à laquelle il s'est comme refusé. Plutôt donc que de restaurer l'unité peut-être illusoire d'une architecture qu'il n'a pas voulu achever, on s'est efforcé ici de dégager, partie par intuition, partie par déduction, l'implicite de ce discours diffracté, ses fondements, ses principes, les conditions de son apparition discrète. Bref, on a tenté de mettre en lumière, en même temps que la poétique des Fables, l'imaginaire qui lui est sous-jacent. Autrement dit, la représentation implicite que se fait La Fontaine de son travail: les structures mentales, intellectuelles, affectives, qui ont présidé à l'élaboration de son regard critique sur la manière, la matière et l'effet de son oeuvre. En rétablissant la poétique imaginaire qu'il n'a pas composée, on espère avoir jeté un peu de jour sur l'imaginaire de sa poétique, l'en-deçà où elle s'est élaborée, à partir d'expériences esthétiques et littéraires variées, de lectures savantes et plus souvent dilettantes, de désirs, d'images et d'intentions influencés par son temps, son public, et son goût propre.
Qui ne connaît La Fontaine? Ses Fables bien sûr, apprises dès l'école, mais aussi ses Contes, charmants et licencieux, ou ce Songe dédié au château de Vaux que bâtissait le brillant Fouquet, alors vaste chantier que le poète défricha et rêva. On se promène en son oeuvre comme en un jardin, où le beau et le vrai, le plaisant à l'utile mêlé guident les pas de l''honnête homme"la recherche d'une morale qui aspire au plaisir, d'un plaisir qui ne saurait être sans morale, La Fontaine, nouvel Orphée, métamorphose les apologues ésopiques, les versifie, les diversifie, leur insuffle la vie. Le mystère des Fable et de toute l'oeuvre, tient en ceci: unique et pourtant contradictoire, raisonnable toujours, elle a l'exubérance de la vie même. Patrick Dandrey nous convie à goûter les charmes d'un poète multiple, dont la lyre, pour avoir rendu ses derniers sons il y a trois cents ans n'en continue pas moins de résonner."
Résumé : "Il n'est peut-être pas le plus grand, mais l'un des plus grands. Il peut encore défendre son titre de champion du monde, et je ne vois personne, dans la génération actuelle, qui puisse le lui ravir. Il est notre Byron, le héros couvert de gloire, couvert de femmes, couvert d'argent... Nous ne sommes pas les derniers, en France, à l'avoir aimé. Nous avions des raisons pour cela. Au lendemain de la Première Guerre mondiale, nous avions accueilli un jeune Américain pauvre et déjà père de famille, qui se promenait dans nos rues et le long de notre fleuve, s'arrêtait dans nos bistrots pour y boire notre vin et écrivait dans des cahiers d'écolier des histoires de soldats et de chasseurs. Il allait au Musée du Luxembourg pour apprendre de nos peintres, M. Cézanne et M. Degas, à dire "la chose vraie". A Paris, Hemingway a vécu, aimé, écrit. Il n'a pas oublié sa dette envers notre ville et il lui a élevé un temple dédié au souvenir et au bonheur enfui : Paris est une fête. On trouvera ce texte dans le premier volume des Ouvres complètes de Hemingway. On y trouvera aussi Le Soleil se lève aussi, d'un accent si neuf, si souvent imité depuis, et L'Adieu aux armes qui demeure, comme l'a dit Malraux, le plus beau roman d'amour de la littérature moderne. La qualité des traductions de ces textes, dues à M. E. Coindreau, n'est plus à louer. On trouvera enfin, avec les nouvelles charmantes du cycle de Nick Adams qui nous donnent un portrait de l'auteur à dix-huit ans, quand il chassait et pêchait dans les forêts du Michigan, paradis perdu de son enfance, un texte jusqu'alors inédit en français : Torrents de printemps, amusante satire de certains maîtres que l'écrivain avait admirés et qu'il pastichait : ainsi un jeune homme qui pressent son génie signifie à ceux à qui il doit le plus son désir d'émancipation : c'est Barrès devant Renan, Montherlant devant Barrès, Hemingway devant Sherwood Anderson... Hemingway est le premier écrivain étranger contemporain à figurer dans le Panthéon de la Pléiade. Un jour, il faudra qu'une plaque soit apposée au coin de l'une de ces petites rues de la Montagne Sainte-Geneviève qu'Ernest Hemingway, romancier américain, 1899-1961, a si souvent parcourues. En attendant cet hommage municipal, voici un petit monument fait de papier bible, d'encre, de cuir et de colle, auquel les meilleurs esprits et les meilleurs ouvriers ont collaboré - le plus beau monument qu'un écrivain puisse souhaiter." Michel Mohrt, 1966.
Traduction de l'anglais par Madeleine Rossel, André Parreaux, Lucien Guitard et Pierre Leyris. Édition de Pierre Leyris. Traduction de Souvenirs intimes de David Copperfield sous la direction de Léon Lemonnier, revue et complétée par Francis Ledoux et Pierre Leyris.
«La Poésie est comparable à ce génie des Nuits Arabes qui, traqué, prend tour à tour les apparences les plus diverses afin d'éluder la prise, tantôt flamme et tantôt murmure ; tantôt poisson, tantôt oiseau ; et qui se réfugie enfin dans l'insaisissable grain de grenade que voudrait picorer le coq.La Poésie est comparable également à cet exemplaire morceau de cire des philosophes qui consiste on ne sait plus en quoi, du moment qu'il cède l'un après l'autre chacun de ses attributs, forme, dureté, couleur, parfum, qui le rendaient méconnaissable à nos sens. Ainsi voyons-nous aujourd'hui certains poètes, et des meilleurs, refuser à leurs poèmes, rime et mesure et césure (tout le "sine qua non" des vers, eût-on cru), les rejeter comme des attributs postiches sur quoi la Muse prenait appui ; et de même : émotion et pensée, de sorte que plus rien n'y subsiste, semble-t-il, que précisément cette chose indéfinissable et cherchée : la Poésie, grain de grenade où se resserre le génie. Et que tout le reste, auprès, paraisse impur ; tâtonnements pour en arriver là. C'est de ces tâtonnements toutefois qu'est faite l'histoire de notre littérature lyrique.»André Gide.
Résumé : "Balloté par les drames familiaux et les convulsions d'une Europe révolutionnée, Benjamin Constant (1767-1830), d'origine suisse, a passé sa vie à la recherche d'une stabilité. La perfection toute classique d'Adolphe ne doit faire oublier ni la lente exploration, lucide et désespérée, de ses journaux intimes, ni la vaste entreprise de réflexion théorique pour fonder le libéralisme moderne et pour cerner la nature du phénomène religieux", Michel Delon.