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Charles Sorel, Histoire comique de Francion. Anthologie critique
Dandrey Patrick
KLINCKSIECK
15,50 €
Épuisé
EAN :9782252032787
'Toute étude critique ne peut donner qu'une perception fragmentaire des ?uvres littéraires. La meilleure des analyses ne vient jamais à bout de la polysémie d'un texte, d'autant qu'elle ne saurait aborder ce texte que selon la perspective particulière du commentateur. Pour tenter de pallier ce double obstacle à une "révélation totale" de l'?uvre littéraire, la collection "parcours critique" propose au lecteur de constituer sa propre vision globale à partir d'un choix raisonné de textes critiques contemporains. Responsable du choix des textes réunis, le maître d'?uvre de chaque ouvrage de la collection les a fait précéder d'une présentation : il y donne un aperçu des aspects divers de l'?uvre étudiée, trace un itinéraire de la critique, justifie sa sélection et propose ses propres pistes de lecture. Une bibliographie détaillée complète cette présentation. La deuxième partie de l'ouvrage est constituée par le "parcours critique" proprement dit : une douzaine ou une quinzaine de textes selon les cas (articles de revues, communications de colloques, chapitres d'ouvrages), choisis parmi les plus suggestifs des textes critiques des trente dernières années parce qu'ils illustrent des perspectives d'approche différentes, quelquefois complémentaires, quelquefois opposées, ou parce qu'ils étudient des aspects différents de l'?uvre. En somme, chaque ouvrage de la collection se présente comme un double bilan : bilan critique de l'?uvre étudiée et bilan de la critique sur cette ?uvre.
Résumé : On trouvera dans cette anthologie une quarantaine de textes consacrés à l'humeur noire, cette melancholia des Grecs, source imaginaire d'effets réels, dont le nom est devenu celui d'une maladie éternelle. Les extraits de la tradition médicale, philosophique et morale réunis dans ce volume, depuis Hippocrate jusqu'à l'Encyclopédie, voudraient concourir à une archéologie de la prostration et de la nausée morale, mais aussi du délire non fébrile, de la fureur érotique, de l'hystérie, de la possession, toutes formes de malaise réunies sous l'empire de l'ancienne mélancolie. Textes subtils, pittoresques, luxueusement détaillés, étrangement précis dans leurs chimères, qui dessinent une démarche hésitante et répétitive, tantôt fulgurante, tantôt myope, dont les méandres sont restitués, les reliefs accusés par le raccourci que suppose un choix anthologique enjambant plus de vingt siècles en quelques centaines de pages. Ce volume voudrait constituer, à sa façon, une contribution à l'histoire de la souffrance morale et du délire pathologique en Occident.
Résumé : Qui ne connaît pas la Fontaine ? Ses Fables bien sûr, apprises dès l'école, mais aussi ses Contes, charmants et licencieux, ou ce Songe dédié au château de Vaux que bâtissait le brillant Fouquet, alors vaste chantier que le poète défricha et rêva. On se promène en son ?uvre comme en un jardin, où le beau et le vrai, le plaisant à l'utile mêlé guident les pas de l' " honnête homme ". A la recherche d'une morale qui aspire au plaisir, d'un plaisir qui ne saurait être sans morale, La Fontaine, nouvel Orphée, métamorphose les apologues ésopiques, les versifie, les diversifie, leur insuffle la vie. Le mystère des Fables, et de toute l'?uvre, tient en ceci : unique et pourtant contradictoire, raisonnable toujours, elle a l'exubérance de la vie même. Patrick Dandrey nous convie à goûter les charmes d'un poète multiple, dont la lyre, pour avoir rendu ses derniers sons il y a trois cents ans n'en continue pas moins de résonner.
Voici une promenade littéraire qui prend pour sujet la cour de Louis XIV. On voudrait y montrer comment en parlaient, s'en étonnaient, s'en moquaient, l'admiraient ou la fouaillaient les écrivains qui eurent le loisir de la fréquenter et de l'observer: les grands, les Molière, La Fontaine ou La Bruyère, Bossuet et Saint-Simon, Mmes de La Fayette ou de Sévigné; et puis quelques secondes plumes aussi, mémorialistes attentifs ou princes bien informés, et jusqu'au roi soleil lui-même. Rien d'exhaustif dans ces choix. Plus que le souci d'analyse historique, le plaisir littéraire les a gouvernés, qui voudrait se transmettre au lecteur: lui faire savourer le coup d'oeil et le coup de patte, la musique de la langue incisive et pleine, l'économie du tour et du trait, signatures de ces auteurs qu'on a peut-être tort de dire classiques, de ne dire que classiques. Un hommage à la plume et à l'esprit, qui suggère sur la cour d'alors et de toujours quelques vérités d'analyse et de satire propres à éclairer aussi notre temps.