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Le dessin à l'ère des nouveaux médias
Danchin Laurent
LELIVREDART
12,00 €
Épuisé
EAN :9782355320576
Souvent combattue dans l'art moderne, absente dans l'art brut et parent pauvre de l'art contemporain, la maîtrise du dessin ne survit plus aujourd'hui que dans des secteurs artistiques de grande diffusion, sous-estimés par la critique: dessin animé, illustration, bande dessinée, infographie. Pour diverses raisons historiques, liées aux grandes étapes de la mutation industrielle et à la naissance de nouveaux médias de l'image concurrents des techniques traditionnelles, un véritable opprobre s'est peu à peu attaché, dans le secteur des beaux-arts, à la pratique du "bien dessiner", assimilant la maîtrise savante à l'académisme et aboutissant à une véritable inversion des valeurs où seul le "dessiner comme un cochon" - le mot est de Jean Dubuffet - semblait ouvrir des voies créatives. Il faut revenir sur deux siècles d'histoire et remonter à la naissance de la photographie pour comprendre cette évolution qui aujourd'hui, paradoxalement, pourrait bien arriver à son terme, avec le retour du dessin "illusionniste" à l'ère de l'image de synthèse et des nouvelles technologies. Ce qui n'empêche pas le dessin "brut" d'accéder, lui aussi, à une reconnaissance définitive. Deux essais généraux, sept textes sur quelques dessinateurs, virtuoses ou médiumniques, et deux entretiens composent ce livre conçu comme un hommage au génie du dessin, sous ses formes savantes ou brutes, cultivées ou populaires.
Présentation de l'éditeur « Le patient d un coup sec se raidit. Sur son visage congestionné, un rictus très tendu. Puis le corps est secoué de spasmes précipités, la respiration arrêtée, les yeux révulsés. Enfin, le patient expire un grand coup. On le tourne alors sur le côté. Il est à présent dans un sommeil profond... Antonin Artaud vient d avoir son premier électrochoc. »Enfin la réédition, entièrement revue et augmentée, de l ouvrage qui a mis fin aux hypothèses et interprétations fantaisistes sur la maladie et l internement d Antonin Artaud. Avec un portrait haut en couleurs du Docteur Ferdière, les souvenirs des derniers témoins de Rodez et de quelques médecins de la haute époque de la psychiatrie, treize lettres inédites de Mme Artaud et seize textes ou lettres inédits d Artaud lui-même. Un livre en trois temps : la biographie médicale d Artaud, de sa jeunesse à sa mort prématurée à Ivry, l édition critique des documents les plus intéressants de la correspondance du Docteur Ferdière, et des entretiens avec divers protagonistes de l « affaire Artaud ».Une enquête historique d une grande précision à partir du dossier médical de Rodez, longtemps resté inaccessible au grand public et aux spécialistes.
« La vraie création ne prend pas souci d'être ou de n'être pas de l'art », affirmait le peintre Jean Dubuffet, qui a inventé la notion d'art brut en 1945 et constitué la première collection d'oeuvres désignées sous ce nom. Découvert dans les hôpitaux psychiatriques, puis dans les milieux spirites et le jardin secret d'originaux visionnaires, l'art brut est une forme d'expression plastique spontanée dont les auteurs - architectes, sculpteurs, peintres, dessinateurs ou fabricants de machines, d'assemblages et de broderies - sont dépourvus de formation artistique et oeuvrent poussés par un instinct créateur obsessionnel. Mais l'art brut ne se limite pas à l'entreprise historique de Dubuffet : il a des antécédents et des dérivés, dont Laurent Danchin retrace l'histoire avec passion, depuis les collections asilaires du début du XXe siècle jusqu'à l'art « outsider » international d'aujourd'hui.
Soutiens-gorge rembourrés pour fillettes, banalisation de la chirurgie esthétique, port de la jupe érigé en nouvel étendard pour la libération de la femme : la " tyrannie du look " affirme aujourd'hui son emprise pour imposer la féminité la plus stéréotypée. Décortiquant presse féminine, discours publicitaires, blogs, séries télévisées, témoignages de mannequins et enquêtes sociologiques, Mona Chollet montre dans ce livre comment les industries du " complexe mode-beauté " travaillent aujourd'hui à entretenir, sur un mode insidieux et séduisant, la logique sexiste au cour de la sphère culturelle. Le corps féminin est sommé de devenir un produit, de se perfectionner pour mieux se vendre. Un esprit absent dans un corps-objet : tel est l'idéal féminin contemporain. Dans ce contexte, loin de n'être qu'un trouble individuel, l'anorexie apparaît comme l'une des pathologies sociales de la beauté marchande : l'application à soi-même d'un impératif de minceur poussé jusqu'à l'effacement de soi. Autre dimension de cette frénésie d'uniformisation normative : l'usage dangereux de produits éclaircissants par des femmes non blanches ayant intériorisé les canons d'une beauté synonyme de blancheur. Au-delà de ces ravages, Mona Chollet interroge le rapport au corps et à soi dont ces normes sont porteuses. Sous le culte du corps se cache une haine de soi, entretenue par le matraquage de normes physiques inatteignables. Un processus d'autodévalorisation qui entretient une anxiété constante au sujet du physique en même temps qu'il condamne les femmes à ne pas savoir exister autrement que par la séduction, les enfermant ainsi dans un état de subordination permanente. En ce sens, la question du corps pourrait bien constituer un levier essentiel, la clé d'une avancée des droits des femmes sur tous les autres plans, de la lutte contre les violences à celle contre les inégalités au travail en passant par la défense des droits reproductifs.