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Artaud et l'asile
Danchin Laurent ; Roumieux André
SEGUIER
32,00 €
Épuisé
EAN :9782840496922
Présentation de l'éditeur « Le patient d un coup sec se raidit. Sur son visage congestionné, un rictus très tendu. Puis le corps est secoué de spasmes précipités, la respiration arrêtée, les yeux révulsés. Enfin, le patient expire un grand coup. On le tourne alors sur le côté. Il est à présent dans un sommeil profond... Antonin Artaud vient d avoir son premier électrochoc. »Enfin la réédition, entièrement revue et augmentée, de l ouvrage qui a mis fin aux hypothèses et interprétations fantaisistes sur la maladie et l internement d Antonin Artaud. Avec un portrait haut en couleurs du Docteur Ferdière, les souvenirs des derniers témoins de Rodez et de quelques médecins de la haute époque de la psychiatrie, treize lettres inédites de Mme Artaud et seize textes ou lettres inédits d Artaud lui-même. Un livre en trois temps : la biographie médicale d Artaud, de sa jeunesse à sa mort prématurée à Ivry, l édition critique des documents les plus intéressants de la correspondance du Docteur Ferdière, et des entretiens avec divers protagonistes de l « affaire Artaud ».Une enquête historique d une grande précision à partir du dossier médical de Rodez, longtemps resté inaccessible au grand public et aux spécialistes.
Conseiller de la Collection de l art brut de Lausanne, ami de la Halle Saint-Pierre et correspondant de la revue anglaise Raw Vision, Laurent Danchin passe pour un des meilleurs connaisseurs de l art des marges en Europe et aux États-Unis. Ayant connu personnellement tous ceux qui ont fait ou font encore l histoire de l art brut, outsider ou singulier, c est depuis le milieu des années 1970 le défenseur passionné de la création autodidacte, des environnements singuliers et de quelques grands parias de l art contemporain. Écrivain, conférencier et commissaire d expositions, fasciné par le génie visionnaire partout où il le rencontre, il n a cessé de plaider la cause d une autre conception de l art que celle qui prévaut à l université, au sein des institutions ou dans les milieux mondains. Dans ce recueil de 109 textes, articles, essais et comptes rendus, publiés dans une dizaine de pays, il nous livre 35 ans d écriture au service des formes les plus inventives de l art populaire contemporain. Il offre ainsi à tous ceux que ce domaine passionne ou intrigue de revivre l aventure de certains des outsiders les plus surprenants du paysage artistique actuel, à travers une série de portraits de créateurs, historiques ou inconnus, des analyses éclairantes sur la mutation de notre époque ou des mises au point sur la relativité des labels et des étiquettes.
« La vraie création ne prend pas souci d'être ou de n'être pas de l'art », affirmait le peintre Jean Dubuffet, qui a inventé la notion d'art brut en 1945 et constitué la première collection d'oeuvres désignées sous ce nom. Découvert dans les hôpitaux psychiatriques, puis dans les milieux spirites et le jardin secret d'originaux visionnaires, l'art brut est une forme d'expression plastique spontanée dont les auteurs - architectes, sculpteurs, peintres, dessinateurs ou fabricants de machines, d'assemblages et de broderies - sont dépourvus de formation artistique et oeuvrent poussés par un instinct créateur obsessionnel. Mais l'art brut ne se limite pas à l'entreprise historique de Dubuffet : il a des antécédents et des dérivés, dont Laurent Danchin retrace l'histoire avec passion, depuis les collections asilaires du début du XXe siècle jusqu'à l'art « outsider » international d'aujourd'hui.
Souvent combattue dans l'art moderne, absente dans l'art brut et parent pauvre de l'art contemporain, la maîtrise du dessin ne survit plus aujourd'hui que dans des secteurs artistiques de grande diffusion, sous-estimés par la critique: dessin animé, illustration, bande dessinée, infographie. Pour diverses raisons historiques, liées aux grandes étapes de la mutation industrielle et à la naissance de nouveaux médias de l'image concurrents des techniques traditionnelles, un véritable opprobre s'est peu à peu attaché, dans le secteur des beaux-arts, à la pratique du "bien dessiner", assimilant la maîtrise savante à l'académisme et aboutissant à une véritable inversion des valeurs où seul le "dessiner comme un cochon" - le mot est de Jean Dubuffet - semblait ouvrir des voies créatives. Il faut revenir sur deux siècles d'histoire et remonter à la naissance de la photographie pour comprendre cette évolution qui aujourd'hui, paradoxalement, pourrait bien arriver à son terme, avec le retour du dessin "illusionniste" à l'ère de l'image de synthèse et des nouvelles technologies. Ce qui n'empêche pas le dessin "brut" d'accéder, lui aussi, à une reconnaissance définitive. Deux essais généraux, sept textes sur quelques dessinateurs, virtuoses ou médiumniques, et deux entretiens composent ce livre conçu comme un hommage au génie du dessin, sous ses formes savantes ou brutes, cultivées ou populaires.
Ugo Tognazzi et la cuisine italienne, c'est toute une histoire. En voici pour preuve son autobiographie gastronomique, où se mélangent comme autant d'ingrédients idéaux, les femmes, la sauce tomate, la grand-mère de Crémone, le gorgonzola, le football, l'Italie d'après guerre, l'Italie éternelle, le vin et les pâtes ? et le cinéma bien sûr. Avec ce livre, véritable best-seller en Italie, les gastronomes et les cinéphiles feront table commune. Les premiers y trouveront le meilleur de la Cucina Italiana et de ses classiques, revus et améliorés alla Tognazzi avec plus de soixante-dix recettes. Les amateurs de comédies italiennes, quant à eux, feront mieux connaissance avec cette figure marquante des années 1970 et 1980 à travers ses souvenirs d'enfance, d'amitié et de tournage, tous racontés dans une langue éminemment savoureuse. La dernière partie, écrite par Florence Rigollet, raconte par le menu l'authentique scandale qui accompagna la sortie du film La Grande Bouffe, tout en portant un regard précis sur les carrières de Marco Ferreri et Ugo Tognazzi.
Résumé : Qui n'a jamais rêvé de tout plaquer pour prendre la route ? Lajos Kassák, lui, a plus d'une raison de se lancer dans l'aventure. Nous sommes en 1909, il a 22 ans et, partout en Europe, une effervescence artistique et révolutionnaire fait trembler l'ancien monde. Alors il décide de quitter Budapest pour rallier à pied l'épicentre de l'agitation : Paris. C'est le point de départ d'une odyssée picaresque et libertaire qui le mènera d'un bout à l'autre du continent. En chemin, il croisera la route de l'écrivain anarchiste Emil Szittya, avec qui il s'initiera aux raffinements et combines de la vie errante. Les tribulations des deux amis offrent une cascade de situations burlesques et de dialogues truculents dont l'humour ? souvent absurde ? se révèle d'une étonnante modernité. Ode assumée à l'oisiveté, Vagabondages est une pépite oubliée de la littérature hobo, à ranger d'urgence entre les deux Jack, le Kerouac de Sur la route et le London des Vagabonds du rail.
Figure mythique de l'âge d'or d'Hollywood, Errol Flynn (1909-1959) fut un acteur incontrôlable, scandaleux et charismatique, très éloigné des vedettes calibrées des temps modernes. Un homme à tous points de vue "incorrect" , dont les confessions sembleront aujourd'hui plus spectaculaires et détonnantes qu'à l'époque de leur parution. Né en Tasmanie, Flynn a très vite rempli sa vie d'aventures. Chercheur d'or, trafiquant, navigateur au long cours, il fut un authentique casse-cou, un fou de femmes, un assoiffé d'alcool, un homme dont la vitalité époustouflante s'est consumée de manière inéluctable dans les excès. Son allocution au Friars Club de NewYork en 1958 donne le ton général de ses extravagances : "Ladies and Gentlemen... Je peux vous l'avouer : à douze ans, j'ai enculé un canard". A l'écran, sa beauté et son énergie firent de lui un habitué des rôles héroïques : Capitaine Blood, Les Aventures de Robin des Bois, La Charge fantastique... Plus de soixante films, un sourire en coin et un sens inné de la réplique lui ont conféré une certaine éternité. "Je ne veux pas, le jour de ma mort, découvrir que je n'ai pas vécu" , confia-t-il un jour. Une inquiétude que balayent ses Mémoires, à nuls autres pareils...
12 juillet 1963, Aix-en-Provence. Charles Trenet déjeune à la terrasse du restaurant où il a ses habitudes. Soudain, une altercation éclate avec un jeune homme et, quelques heures plus tard, le chanteur est arrêté puis jeté en prison. De quoi l'accuse-t-on ? D'"actes impudiques et contre-nature sur mineurs de moins de vingt et un ans". Dès le lendemain, la rumeur enfle : Charles Trenet organiserait des parties fines, des "ballets bleus". Une certaine presse en remplit ses colonnes en confondant, avec la volonté de les confondre, "pédérastes" et "pédophiles". Parce qu'à cette époque, une loi héritée du gouvernement de Vichy considère qu'une personne homosexuelle ne saurait être capable d'un consentement éclairé avant vingt et un ans. Charles Trenet, d'un tempérament insoumis et éternellement juvénile, refuse de céder au chantage auquel il s'avère en réalité confronté. Mais dans la solitude de sa prison, l'artiste se laisse aller à une incontournable introspection : est-il seulement victime de la morale ? Ses élans et plaisirs ne seraient-ils pas coupables à force d'être minoritaires ? Est-il un adulte raisonnable ? Un fou chantant ? Dans un récit imaginé à la première personne, Olivier Charneux accompagne un homme qui vacille. A travers cet épisode judiciaire, l'auteur nous rappelle combien nos moeurs sont instables, les lois parfois inadaptées et nos jugements souvent brutaux.