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Goutelas par lui-même. Mémoire intime d'une renaissance
Damon Maurice
PU SAINT ETIENN
15,00 €
Épuisé
EAN :9782862724348
Un soir de juillet 1961, Paul Bouchet, avocat, rencontre Noël Durand, agriculteur, propriétaire du château de Goutelas, à Marcoux dans la Loire, en ruine, envahi par les broussailles. Il vient lui exposer le projet qu'il a de restaurer et faire revivre le château. Cinquante ans plus tard, ils se remémorent la scène : Noël Durand : Et là quand... à l'écurie, là, je t'écoutais... Paul Bouchet : Tu me regardais, tu disais rien. Tu hochais la tête, un peu comme ça. N. D. : Oui, et l'impression que j'ai eue, c'est que tu causes bien, tu avais la parole très agréable, c'était un plaisir, mais y avait un accent de sincérité, qui m'a plu. [...] J'avais, pendant quelque temps quand même, un peu des doutes sur la réussite de l'entreprise... P. B. : Bien sûr, c'était un pari. La rencontre des deux hommes, une " petite demi-heure maximum ", passe pour l'événement fondateur qui conduira à la renaissance de Goutelas, l'un des lieux symboliques de l'humanisme en Forez. Le pari sera en effet tenu : les années soixante verront s'enchaîner les étapes de déblaiement, de reconstruction, de restauration du château, devenu depuis lors haut lieu de rencontres et siège d'un actif centre culturel. La singularité de l'aventure tient à la place considérable du bénévolat -150000 heures de travail ! -, et aussi à la diversité des origines sociales et culturelles de ceux qui ont pris part ensemble à la tâche commune : intellectuels, paysans foréziens, ouvriers syndicalistes. Les acteurs de cette renaissance, profondément marqués par ce qu'ils nomment " l'esprit de Goutelas ", ont voulu rassembler et livrer leurs souvenirs. C'est leur mémoire mythique de cette époque pionnière qui est ici reconstituée.
Les mots du roman, les espaces et les temps du livre laissent loisir au lecteur de postuler à son rythme l'intériorité des êtres et la vie secrète des choses et des paysages. Mais le cinéma n'ouvre à l'impalpable et à l'invisible que par des corps d'acteurs dans un monde construit par des machines optiques et leurs servants, pour les contraintes d'une séance. C'est de son impureté même que, dans l'éphémère retrait d'un lieu profane et la durée d'une représentation, il tire son irremplaçable puissance à illuminer et animer autrement tous les autres arts. Les peintres y deviennent chorégraphes et les musiciens sculpteurs du temps. L'hypothèse de L'humanité est dans son titre : l'humanité minuscule aux prises dès l'origine du monde avec le mal, mais armée de ses invincibles petites bontés. Mieux qu'un générique, ses cinq premières minutes déterminent son engendrement. J'arrive, dit-il. Rédigés par Bruno Dumont, son synopsis en ouverture du livre et ses notes de tournage, confiants dans la force des mots. Maurice Darmon, professeur de philosophie et de sciences humaines, traductions de l'italien, romans et essais sur le cinéma, direction de la revue semestrielle Le Cheval de Troie, 1990-1997.
Résumé : Tout commence par une bonne idée. Faire nettoyer leur classe par les élèves. Créer un service public de la petite enfance. Cesser de critiquer les énarques. Etablir un droit à la sieste au travail. Exclure les monarchies de l'Union européenne. Faire les réunions debout... Toutes ces idées pourront vous surprendre, voire vous faire tiquer ; elles n'en peuvent pas moins se défendre. Appuyées sur des données, des expériences et de l'expertise issue des sciences sociales, elles sont ici pimentées par un esprit d'ouverture et un sourire sur le monde. Chacun y trouvera de quoi réfléchir et réagir, car il y en a pour tous les goûts.
Verga Giovanni ; Darmon Maurice ; Bonaviri Giusepp
Aci Trezza (Sicile), village de pécheurs de la côte Est reconstitué autour de plus de quarante personnages, entre 1863 et 1878. D'un côte l'Italie post-unitaire, le pouvoir de la grande ville sur la campagne, la guerre mangeuse d'hommes et les pays lointains ; de l'autre, les Malavoglia 'Ntoni le patriarche, ses fils et sa famille, leur bateau et leur maison. Dans les convulsions d'une société l'agonie se profilent aussi des ombres inquiétantes , administrateurs corompus, hommes d'Eglise influents, révolutionnaires en paroles ou professionnels du verbe. Ceux-là maîtrisent le nouvel espace et les temps nouveau, imposent la loi de l'argent, du papier timbré, de la guerre et du trafic d'influence. Armés de leurs seuls proverbes, de leur parole rare et du droit coutumier, ou victimes du fève de l'aventure individuelle, les Malavoglia, ces vaincus, ne savent pas encore que la mer odieuse ne les tuera plus, mais ils se mettent à l'aimer aussi pour son ressac d'éternité. Leur victoire est de devenir les héros du roman fondateur de la littérature italienne moderne. A l'immédiat plaisir qui nait de ce récit symphonique et de sa réappropriation savante des formes du mélodrame et du parler populaire s'ajoute le spectacle d'une révolution narrative. C'est probablement parce que ce livre anticipe sur le cinéma par son art du montage, de l'ellipse, son économie spatiale et temporelle, sa multiplication des points de vue, qu'il a inspiré un autre fondateur, Luchino Visconti, qui en a tiré La terre tremble. Giovanni Verga (1840-1922) est né et mort à Catane. En 1929, Luigi Pirandello disait de lui : "Aujourd'hui plus que jamais nous faisons nôtre cette conception des vaincus qui vit dans l'oeuvre immortelle de notre plus grand écrivain contemporain."
Terenci Moix (1942-2003) publie à la fin des années 60 des romans qui firent révolution dans le monde des Lettres catalanes. Puis, à partir de 1983, cet " enfant terrible " offre aux lecteurs de langue castillane une longue série de best-sellers. Quant à ses Mémoires, elles se lisent avec autant de plaisir que ses œuvres de fiction. Doté d'une imagination fertile, d'un solide sens de l'humour, fin observateur du monde qui l'entoure, cinéphile, fervent admirateur des films d'Hollywood, passionné par l'Egypte, par les mythes qui ont bercé son enfance, par l'univers des BD, amoureux de Barcelone, Terenci Moix mêle de main de maître dans ses écrits dépouillement et baroque, réel et imaginaire...