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Le spectre des psychopathies
Dalla Piazza Serge
L'HARMATTAN
16,00 €
Épuisé
EAN :9782336476735
Les psychopathes font régulièrement la une des journaux écrits et (télé)visuels. Il est rare que ce diagnostic soit affirmé par les journalistes, mais chacun y va de son avis "éclairé" . C'est même devenu une injure classique chez les adolescents. La psychopathie n'est pas considérée comme une maladie, mais plutôt comme une déviance, un trouble de la personnalité. Quelques caractéristiques sont attachées aux psychopathes. On les dit sans coeur, irresponsables, capables de crimes d'argent et de sang, mais aussi sournois et intelligents. En tout cas, ils passeraient leur vie à transgresser les normes sociales, juridiques et morales de la société. Parmi eux, les tueurs en série célèbres nous fascinent peu ou prou. Il y en a d'autres, aussi célèbres, qui nous gouvernent ou nous dirigent. On en trouve parmi nos politiciens, nos chefs d'entreprise, nos cadres d'administration, nos policiers. On les identifie moins facilement et pourtant. Il y en a partout, dans toutes les cultures, dans tous les milieux, ce qui permet d'en souligner une dimension génétique. Pourtant, le facteur social, incluant les conditions de vie et les expériences précoces, reste prépondérant dans les esprits. Il y a autant de psychopathies que de psychopathes, ce trouble s'inscrivant dans un continuum allant de traits légers à traits majeurs. C'est ce spectre, cet éventail, que le lecteur découvrira au fil des pages.
Les auteurs, acteurs du champ social forcément subjectifs, partent de la vie, en montrent la richesse et la diversité et défendent la thèse d'un droit à la pérennité de l'espèce humaine. La vie est et doit être. Notre conscience nous oblige à un scepticisme nécessaire et nous pousse vers des attitudes responsables, à la recherche d'innovations sociales et politiques. Nous ne subissons plus le monde et la nature, nous les façonnons. Nous avons le devoir d'y oeuvrer dans le respect absolu de tous les êtres vivants. Ce voeu exprimé, encore nous faut-il agir. Comment ? La seconde partie de l'ouvrage nous entraîne à proposer de nouveaux systèmes, de nouvelles perspectives d'organisation sociale. Y sont abordées les notions de paix, de bonne gouvernance, de droit social, de civisme, de niche écologique. L'avenir est pluriel et dépend d'abord de l'homme lui-même. L'être humain a certes des caractéristiques extraordinaires, il n'en demeure pas moins un être parmi les êtres. Il doit être remis à sa place, sous peine de voir son orgueil s'amplifier au point de détruire les autres espèces et un environnement qui assurent pourtant sa survie depuis de nombreux millénaires. Nous devons savoir, nous devons agir.
La violence à l'égard des personnes en situation de faiblesse (personnes handicapées, enfants, personnes âgées, etc.) est particulière puisqu'elle s'adresse à une population fragilisée dès le départ. Considérant que l'enfant ou l'adulte handicapé ne dispose pas de toutes les capacités adaptatives naturelles, les institutions leur confèrent parfois une place en marge de la société et se débarrassent du problème en organisant des soins et un enseignement spécifiques. L'exclusion constitue donc le principal risque. Le présent ouvrage invite à réfléchir aux mécanismes d'expression de la violence et à élaborer, grâce à l'information et à l'éducation, des stratégies de réactions non-violentes efficaces et utiles, selon la méthode: débusquer - analyser - comprendre - agir. Des annexes complètent également utilement l'ouvrage (grilles d'évaluation de la violence, listes d'adresses, glossaire, bibliographie). Cet ouvrage s'adresse à tous les travailleurs des secteurs associatifs, éducatif, psycho-social et médical. II intéressera également les étudiants de licence (baccalauréat) en psychologie et sociologie.
2e volume d'une trilogie qui concerne la diversité culturelle et le progrès humain, cet ouvrage aborde la question de la vie sociale, qui consiste à attribuer des espaces à des activités et à des populations, en montrant que la variété, la diversité, le mélange, la mixité peuvent devenir des principes organisateurs d'une certaine "urbanité". Car c'est bien cela dont il s'agit : être urbain, afficher une certaine courtoisie, une capacité à rendre service, coopérer ; autant d'éléments qui permettent d'établir des relations sociales et un bien-vivre ensemble. Sont abordées la cohésion sociale, la relation entre famille et société, en lien avec la politique de cohésion sociale européenne et les flux migratoires, le regroupement familial, la place de la famille dans le frottement social. Une place est faite à l'éducation et à la formation comme facteurs d'acculturation. Les concepts d'économie solidaire, de culture et de territoire sont reliés, dans une analyse critique, au climat socio-économique de ces dernières années. L'économie néolibérale paraît s'imposer au monde, sauf en Afrique où aucun capitalisme n'a réussi à prendre son essor. Pourtant, l'Afrique survit et ce n'est pas grâce aux aides, mais plutôt dans le cadre d'une économie informelle locale, in situ. Les usagers des services sociaux s'interrogent également. La parole est ainsi donnée à des citoyens à part entière, même s'ils connaissent une forte dévalorisation sociale. Est posée la question de la cohabitation des personnes handicapées, non valorisées sur un plan social et hors du circuit économique productif, et des personnes valides. Ce livre traite également les rapports entre la culture des professionnels et celle des usagers de services que nous pouvons envisager comme ceux de l'offre et de la demande. Il s'agit de montrer que toute société est mixte par définition, que ces groupes d'appartenance sont culturellement mixtes et que leur frottement apporte toujours d'énormes richesses.
A Eben Emael, au lendemain de la guerre, un objecteur de conscience mécréant édifie une Tour de la paix là où, le 10 mai 1940, les armées nazies sont entrées en Belgique. C'est la Tour d'Eben-Ezer. Elle interpelle, suscite des débats, des frictions mais aussi des amitiés et des sympathies. C'est dans ce décor humain, historique, aux personnages emblématiques des grandes utopies pacifistes et merveilleuses que se nouent les métamorphoses du nautile.
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.
Dans un contexte économique caractérisé par la mondialisation où les fusions, délocalisations et liquidations d'entreprises sont autant de risques pour les managers, la ressource principale de l'entreprise reste la connaissance. Véritable capital technique, social et culturel, il convient de la préserver, de l'enrichir et de la transmettre. Le capital mémoire de l'entreprise ouvre la voie au management des savoirs, à la gestion des connaissances et à l'ingénierie de la mémoire organisationnelle qui, chacun dans son domaine, cartographient les compétences et les savoirs que recèle l'entreprise et en définissent les enjeux stratégiques. Loin d'être un tout homogène, la mémoire de l'entreprise emprunte à de multiples sources, individuelles ou collectives, se pourrit de cultures conflictuelles et se fixe sur des supports composites - simples récits d'anecdotes, documents de presse ou institutionnels (affiche, film d'entreprise, banque de données...). Par-delà les clivages culturels, les querelles de territoires, les tactiques du secret, les justifications plus ou moins excusables de l'oubli, cet ouvrage montre en quoi la mémoire constitue, pour l'anticipation stratégique et la construction identitaire des collectifs de travail, un facteur-clef dé la communication d'entreprise. L'exemple des Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire illustre toute là complexité et la richesse du capital mémoire d'une grande organisation.
Le 1er août 1909, François Faber remporte la septième édition du Tour de France cycliste. Le " Géant de Colombes ", ancien docker sur le port de Courbevoie, entre dans la légende, mais bien plus qu'un parcours sportif exemplaire son itinéraire est un condensé de la France de la Belle époque. L'histoire d'un gamin de banlieue au physique hors du commun et à l'appétit féroce, grandi entre maraîchages et usines, puis saisi par le démon d'une petite reine qui fera sa fortune. Un enfant de son siècle, qui croise aussi en chemin la terrible crue de la Seine en janvier 1910, le grand Jaurès quelques jours avant son assassinat, puis fauché en pleine gloire en mai 1915, lors de l'une des plus formidables offensives de la Grande Guerre... En s'appuyant sur la presse d'époque et sur de nombreux documents inédits, ce livre retrace le destin romanesque de ce champion attachant, l'un des plus populaires de son temps, né et grandi en France, devenu luxembourgeois à sa majorité sans jamais quitter sa ville de Colombes, puis engagé volontaire dans la Légion étrangère pour défendre sa patrie d'adoption.