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Le retour du prédateur. Mise en scène du sauvage dans la société post-rurale
Dalla Bernardina Bernardo
PU RENNES
15,00 €
Épuisé
EAN :9782753512993
La hantise du sauvage est passée de mode. Pour être en adéquation avec les valeurs contemporaines il faut aimer les fauves. Il faut les avoir vus, avoir entendu leurs grognements nocturnes et leurs chants d'amour. Il faut même leur ressembler. L'animal sauvage est partout. Il envahit les campagnes et les bois abandonnés par les ruraux. Il fréquente nos maisons sous forme de trophées (très à la mode en dépit de l'écologisme ambiant), de nourriture (l'alimentation à base de gibier a doublé en quelques années), de vêtements (après une courte éclipse la fourrure est revenue). Il fournit des modèles de comportement et se prête aux identifications les plus hétérogènes: sous le signe du prédateur, on voit cohabiter des "écolos" pacifistes, des biologistes engagés, des néo-chamanes romantiques, des néo-nazis enragés. Comment expliquer cet engouement pour le sauvage? S'agit-il d'un besoin profond ou d'une mode? Faut-il y voir le réveil de nos pulsions les plus archaïques (celles-là mêmes que nous partageons avec les autres animaux)? Le reflet d'une prise de conscience environnementaliste? Un simple effet de marché?
A Eben Emael, au lendemain de la guerre, un objecteur de conscience mécréant édifie une Tour de la paix là où, le 10 mai 1940, les armées nazies sont entrées en Belgique. C'est la Tour d'Eben-Ezer. Elle interpelle, suscite des débats, des frictions mais aussi des amitiés et des sympathies. C'est dans ce décor humain, historique, aux personnages emblématiques des grandes utopies pacifistes et merveilleuses que se nouent les métamorphoses du nautile.
J'ai fait un rêve ! Que ce livre reste sur toutes les tables de chevet, sur tous les bureaux, sur toutes les tables de salon ! Voyageur infatigable, découvreur des pays et des peuples, ma vie est parsemée de rencontres, de moments magiques, de perceptions insolites, de découvertes, d'espoir, de découragement. Cette ouverture à l'autre me paraît indispensable pour la paix dans le monde et l'entente entre les peuples. D'innombrables personnes oeuvrent dans ce sens, travaillent dans l'interculturalité, mènent des actions sociales, politiques, sanitaires. Ce livre se veut original car il n'est ni une encyclopédie, ni un traité d'anthropologie, ni une simple accumulation de faits. Il résulte de rencontres avec des ressortissants de pays que nous connaissons moins ou pas du tout, ces nouveaux étrangers qui un jour très prochain deviendront nos voisins, nos amis. Ces quelques clés de compréhension ont pour but d'arriver à une meilleure compréhension de l'autre, une approche de cette diversité foisonnante qui parsème la vie. Elles se veulent outils de travail pour les enseignants, les travailleurs sociaux, les soignants, les éducateurs qui accueillent tout au long de l'année des personnes issues des nouvelles immigrations du XXIe siècle. Elles nous concernent tous si nous voulons connaître des moments privilégiés de communion avec l'autre, quand, sans parler et quelle que soit la couleur de peau, nous nous comprenons. Ce livre s'adresse à tous les curieux et à tous ceux qui ont besoin de mieux comprendre l'étranger, ce reflet différent : enseignant, soignant, éducateur, travailleur social...
Les auteurs, acteurs du champ social forcément subjectifs, partent de la vie, en montrent la richesse et la diversité et défendent la thèse d'un droit à la pérennité de l'espèce humaine. La vie est et doit être. Notre conscience nous oblige à un scepticisme nécessaire et nous pousse vers des attitudes responsables, à la recherche d'innovations sociales et politiques. Nous ne subissons plus le monde et la nature, nous les façonnons. Nous avons le devoir d'y oeuvrer dans le respect absolu de tous les êtres vivants. Ce voeu exprimé, encore nous faut-il agir. Comment ? La seconde partie de l'ouvrage nous entraîne à proposer de nouveaux systèmes, de nouvelles perspectives d'organisation sociale. Y sont abordées les notions de paix, de bonne gouvernance, de droit social, de civisme, de niche écologique. L'avenir est pluriel et dépend d'abord de l'homme lui-même. L'être humain a certes des caractéristiques extraordinaires, il n'en demeure pas moins un être parmi les êtres. Il doit être remis à sa place, sous peine de voir son orgueil s'amplifier au point de détruire les autres espèces et un environnement qui assurent pourtant sa survie depuis de nombreux millénaires. Nous devons savoir, nous devons agir.
La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ?A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre Hirsch4e de couverture : La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ?A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre HirschNotes Biographiques : Jean-Luc Mastin est maître de conférences en histoire économique et sociale contemporaine à l'université Paris 8.
L'histoire des poches de l'Atlantique reste largement méconnue, fragmentée en de multiples récits locaux décrivant largement les combats et les combattants ou les souffrances des civils, sans analyser les enjeux politiques et militaires, sans présenter l'avant et l'après. Cet ouvrage ne prétend pas à l'exhaustivité, mais revient sur des thématiques méconnues ou des réalités souvent complexes. L'ouvrage s'organise en cinq parties : une première revient sur la constitution et l'histoire de ces fronts en distinguant deux réalités très différentes, les poches bretonnes et celles du sud-ouest.Une seconde partie s'intéresse aux enjeux de ces ports forteresses pour les belligérants, les Allemands et les Français. Les assiégés et les assiégeants sont au coeur de la troisième partie, en posant le regard sur les exemples concrets de Lorient et de Saint-Nazaire, mais également sur les combattants, les FFI, les forces françaises et les troupes de l'Est. La quatrième et la cinquième partie renouvellent l'histoire des poches en abordant des sujets originaux, la Libération et sa planification, l'épuration, la restauration de l'Etat, la reconstruction, en particulier par l'exemple de Saint-Nazaire, puis la mémoire et les commémorations.Cet ouvrage apporte une vision différente et originale de l'histoire singulière de ces poches de l'Atlantique.
Epiphénomènes d'une mutation sociétale, fruit de l'économie numérique, les tiers-lieux interpellent les décideurs publics territoriaux sur l'attitude à adopter, de l'intérêt bienveillant à une tutelle complète. L'ouvrage réunissant une équipe pluridisciplinaire de chercheurs présente un matériau empirique original sur cette réalité émergente, encore mal connue : celle de la multiplication des tiers-lieux dans les villes et hors des centres métropolitains. Il pose de nouvelles questions, encore peu traitées dans la littérature, en s'intéressant à la trajectoire sociale des fondateurs d'espaces de coworking, aux nouvelles manières des jeunes générations de travailleurs du numérique de conjuguer leurs aspirations de liberté et d'épanouissement dans les domaines professionnel et privé, ainsi qu'à leurs nouveaux rapports à la collaboration, au travail, au territoire, à la mobilité et aux questions écologiques.
A Rome, religion et pouvoir sont étroitement imbriqués, comme le montre le relief en couverture du volume : autour de l'autel, le dieu (Mars en l'occurrence) et le magistrat veillent de concert à la clôture des opérations du census qui, tous les cinq ans, définissaient la place de chacun dans la communauté civique. Cet ouvrage permet de mieux appréhender les rapports entre religion et pouvoir dans le cadre des collectivités romaines, de la deuxième guerre punique à la fin des Sévères. Avec les pratiques rituelles pour fil conducteur, il privilégie trois problématiques : les institutions, les acteurs dans leurs espaces et pratiques, et les changements face à l'évolution des situations historiques. L'enquête est nourrie des renouvellements historiographiques opérés depuis deux générations dans l'histoire des religions comme dans l'histoire politique et sociale du monde romain.