Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
L'appel du sauvage. Refaire le monde dans les bois
Dalla Bernardina Sergio
PU RENNES
18,00 €
Épuisé
EAN :9782753518315
Il y a encore peu de temps, tout laissait croire à une moralisation irréversible de notre rapport à la nature. La propagation des stages de sensibilisation à l'environnement, la dissémination dans le paysage rural de panneaux indiquant ce qu'il faut voir et pourquoi, la diffusion de nouveaux concepts du genre "biodiversité", "développement durable", "éco-responsabilité" semblaient annoncer la fin imminente des approches à l'environnement basées sur la prédation. Plusieurs indices, cependant, montrent que le "prédatoire", pour ainsi l'appeler, est loin d'être derrière nous. Si les chasseurs ont diminué (mais pour quelles raisons ? et jusqu'à quand ?) la consommation de gibier augmente. Les pêcheurs continuent de pêcher. Et les cueilleurs, dont le nombre s'agrandit, n'arrêtent pas de cueillir. Comment expliquer ce regain d'intérêt pour les activités de capture ? Par la réhabilitation, toute récente, du monde sauvage (désormais mieux connu sous le nom de Wilderness). Ce changement de perspective n'est pas sans effets collatéraux. Sur le plan matériel, nous assistons à la multiplication anarchique de certaines espèces (sangliers, cervidés, renards et autres "nuisibles") qui s'entassent aux portes des villes. Des manipulations symboliques accompagnent cette prolifération. Dans la mesure où la prédation est remise en valeur, les prédateurs le sont aussi. Et avec eux, toute une série de bêtes et bestioles qui dans les bestiaires médiévaux et dans le folklore représentaient les vices et représentent, aujourd'hui, la vertu.
Résumé : Dans ses travaux précédents, Sergio Dalla Bernardina a illustré le regain dintérêt pour les trophées de chasse et les animaux naturalisés dans lart contemporain et la décoration dintérieur. Il a aussi exprimé son étonnement pour la désinvolture avec laquelle notre société, de plus en plus sensible à la cause animale, accroche à tous les murs ces restes inanimés. Lexplication de cette contradiction apparente est surtout dordre religieux : dans une société qui se laïcise, les animaux sauvages sont associés à la sphère du sacré. Lethnographie des bêtes taxidermisées fournit à lauteur le prétexte pour analyser lévolution du statut de lanimal et pour aborder le grand thème de la violence.
La hantise du sauvage est passée de mode. Pour être en adéquation avec les valeurs contemporaines il faut aimer les fauves. Il faut les avoir vus, avoir entendu leurs grognements nocturnes et leurs chants d'amour. Il faut même leur ressembler. L'animal sauvage est partout. Il envahit les campagnes et les bois abandonnés par les ruraux. Il fréquente nos maisons sous forme de trophées (très à la mode en dépit de l'écologisme ambiant), de nourriture (l'alimentation à base de gibier a doublé en quelques années), de vêtements (après une courte éclipse la fourrure est revenue). Il fournit des modèles de comportement et se prête aux identifications les plus hétérogènes: sous le signe du prédateur, on voit cohabiter des "écolos" pacifistes, des biologistes engagés, des néo-chamanes romantiques, des néo-nazis enragés. Comment expliquer cet engouement pour le sauvage? S'agit-il d'un besoin profond ou d'une mode? Faut-il y voir le réveil de nos pulsions les plus archaïques (celles-là mêmes que nous partageons avec les autres animaux)? Le reflet d'une prise de conscience environnementaliste? Un simple effet de marché?
Les auteurs, acteurs du champ social forcément subjectifs, partent de la vie, en montrent la richesse et la diversité et défendent la thèse d'un droit à la pérennité de l'espèce humaine. La vie est et doit être. Notre conscience nous oblige à un scepticisme nécessaire et nous pousse vers des attitudes responsables, à la recherche d'innovations sociales et politiques. Nous ne subissons plus le monde et la nature, nous les façonnons. Nous avons le devoir d'y oeuvrer dans le respect absolu de tous les êtres vivants. Ce voeu exprimé, encore nous faut-il agir. Comment ? La seconde partie de l'ouvrage nous entraîne à proposer de nouveaux systèmes, de nouvelles perspectives d'organisation sociale. Y sont abordées les notions de paix, de bonne gouvernance, de droit social, de civisme, de niche écologique. L'avenir est pluriel et dépend d'abord de l'homme lui-même. L'être humain a certes des caractéristiques extraordinaires, il n'en demeure pas moins un être parmi les êtres. Il doit être remis à sa place, sous peine de voir son orgueil s'amplifier au point de détruire les autres espèces et un environnement qui assurent pourtant sa survie depuis de nombreux millénaires. Nous devons savoir, nous devons agir.
Guzzetta Franco ; Dalla Bernardina Bernardo ; Guer
Our knowledge on epileptic spasms and West syndrome is always in progress. Its wide variability concerning clinical semiology, EEG patterns and neurodevelopment is related to heterogeneous aetiologies and is believed to considerably influence diagnostic procedures and treatment selection. This contrasts with the general tendency to consider the pathogenic mechanism underlying infantile spasms as unique. This book includes several contributions to a recent international workshop gathering up-to-date knowledge on electro-graphic and seizure semiology, neurodevelopment, surgical and medical treatment in West syndrome.
L'histoire des poches de l'Atlantique reste largement méconnue, fragmentée en de multiples récits locaux décrivant largement les combats et les combattants ou les souffrances des civils, sans analyser les enjeux politiques et militaires, sans présenter l'avant et l'après. Cet ouvrage ne prétend pas à l'exhaustivité, mais revient sur des thématiques méconnues ou des réalités souvent complexes. L'ouvrage s'organise en cinq parties : une première revient sur la constitution et l'histoire de ces fronts en distinguant deux réalités très différentes, les poches bretonnes et celles du sud-ouest.Une seconde partie s'intéresse aux enjeux de ces ports forteresses pour les belligérants, les Allemands et les Français. Les assiégés et les assiégeants sont au coeur de la troisième partie, en posant le regard sur les exemples concrets de Lorient et de Saint-Nazaire, mais également sur les combattants, les FFI, les forces françaises et les troupes de l'Est. La quatrième et la cinquième partie renouvellent l'histoire des poches en abordant des sujets originaux, la Libération et sa planification, l'épuration, la restauration de l'Etat, la reconstruction, en particulier par l'exemple de Saint-Nazaire, puis la mémoire et les commémorations.Cet ouvrage apporte une vision différente et originale de l'histoire singulière de ces poches de l'Atlantique.
Au Moyen-Age le pouvoir se conjugue aussi au féminin. A rebours de la conception française du rôle des princesses de haut rang définie par la loi salique, les comtés de Flandre et de Hainaut sont, entre 1244 et 1503, le lieu d'exercice d'un pouvoir par les femmes. Marguerite de Constantinople, Marguerite de Flandre, Jacqueline de Bavière ou encore Marie de Bourgogne ne sont pas seulement filles, épouses, et mères : elles sont avant tout des femmes régnantes. Outils de validation et de pouvoir, leurs sceaux permettent de définir les contours de leur pouvoir politique et la singularité de leur statut. Par leurs spécificités iconographiques, héraldiques et emblématiques, les sceaux des princesses soulignent la place des femmes au sein de leurs lignées et comtés. Ce corpus sigillaire inédit, mis en regard avec les actes au bas desquels ils sont apposés (chartes, mandements, quittances), révèle les effets concrets de leur gouvernement. A travers l'histoire des pratiques de l'écrit et des représentations, ce sont les pratiques politiques des comtesses de Flandre et de Hainaut qui sont interrogées. In fine, cet ouvrage sur le pouvoir des femmes et les femmes de pouvoir se veut une contribution à l'histoire des femmes et du genre. Préface de Olivier Mattéoni
Subjectivités numériques et posthumain s'inscrit dans le sillage de l'ouvrage PostHumains : frontières, évolutions, hybridités publié dans la collection "Interférences" des presses universitaires de Rennes. Ce recueil était davantage consacré aux mutations, évolutions et hybridations du corps dans un devenir posthumain. Ce livre propose d'explorer l'imaginaire associé à l'émergence d'une subjectivité numérique dans la période contemporaine de l'hyperconnectivité et du développement de l'intelligence artificielle. Tout comme dans la perspective d'une corporéité posthumaine, un esprit qui ne serait plus ancré à un corps organique suscite de nombreuses réflexions et mises en fiction. L'approche proposée dans ce livre est par ailleurs fondamentalement interdisciplinaire car les questionnements relatifs aux devenirs de l'humain et à la définition de son identité que déclenche le posthumain sont universels.
Entre le XVIe et le XVIIIe siècle, la liberté de conscience a été conçue, en latin et dans une poignée de langues européennes, comme une possibilité de croire, de changer de croyance ou de ne pas en avoir. Elle a ainsi reçu une acception distincte de celle de la liberté religieuse ou de la liberté de religion. Lors de son inscription dans la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme, adoptée sans vote négatif par l'assemblée générale des Nations Unies en décembre 1948, ce droit individuel a néanmoins suscité des réserves ou oppositions qui ont empêché sa déclinaison constitutionnelle par des Etats membres. Une génération plus tard, la contestation de la liberté de conscience s'est trouvée renforcée au nom de la reconnaissance de sensibilités culturelles différenciées, au nom d'une lutte contre l'apostasie - parfois associée au blasphème ou à l'insulte contre des religions - ou au nom de la défense de l'unité d'un corps. Cette enquête historique s'inscrit dans le temps long des sociétés humaines. Etablie sur des sources linguistiques diverses, elle vise à saisir l'émergence d'une notion au sein de communautés spécifiques, du Bassin méditerranéen à la Chine et à l'Amérique, à comprendre les motifs d'adhésion et de rejet formulés par plusieurs centaines d'auteurs, à déterminer les modalités d'expansion de cette liberté, de sa traduction dans des langues qui n'en avaient pas dessiné les contours, ainsi qu'à appréhender les ressorts des remises en question contemporaines. Explorant, entre autres, les registres de la philosophie, de la théologie et du droit, cette recherche met en exergue la force et la fragilité d'une des libertés fondatrices de la modernité, historiquement située, louée ou décriée. Préface de Yadh Ben Achour