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Vichy, une histoire si française
Dalisson Rémi
ENTREMISES
10,95 €
Épuisé
EAN :9782382550496
Pas une année ne passe sans que le souvenir de Vichy ne fasse irruption dans le débat public et politique. Les éditorialistes comme les politiques utilisent souvent le souvenir de ces quatre années si importantes et mal connues comme marqueur idéologique, ou simplement objet de polémique voire de pouvoir. Il s'agit ici de comprendre ce que fut le régime du Maréchal Pétain, ses singularités, ses continuités et ruptures, son absence de démocratie, mais aussi les causes profondes de son succès initial auprès de Français épuisés par la débâcle. Ainsi pourrons- nous comprendre les fluctuations de sa mémoire, la fabrique de son histoire et son omniprésence actuelle, même à travers le déni ou les relectures commodes. Car son déroulement comme sa mémoire sont révélateurs des ambivalences du rapport du pays à son histoire et, surtout, de son incapacité à affronter pleinement les brûlures et tragédies de son passé, à l'heure du retour du " roman national ". En cela, Vichy comme sa mémoire fluctuante sont une histoire très française entre dénis, résilience, amnisties, relectures, instrumentalisation et mythes concurrents. En ces temps de crise identitaire, alors que toutes les certitudes sont remises en cause par la mondialisation et la crise sociale, il importe plus que jamais d'affronter lucidement ce " passé qui ne passe pas " et ainsi mieux affronter les défis du siècle nouveau.
Résumé : Entre 1848 et 1870, Louis-Napoléon Bonaparte, élu président de la République puis proclamé empereur, sillonne le territoire français. De Tarascon à Cherbourg en passant par Lyon, Elbeuf, Strasbourg, Angoulême, et même Alger, avec plus de 5 000 kilomètres parcourus, aucune région n'est oubliée. La mise en scène est soignée : à peine sorti du train ou du bateau, le prince-président est accueilli en fanfare par des foules en liesse, selon un protocole empêchant toute velléité d'opposition. Remise de médailles, inauguration de gares ou d'usines, visite d'hôpitaux et d'écoles, secours aux indigents et aux populations sinistrées, récits détaillés relayés dans la presse à grand tirage, rien n'est négligé pour construire la légende d'un chef d'Etat tout-puissant et omniprésent. Car sous les sonneries de cloches, les bruits de troupes, de feux d'artifice, la musique des bals et des concerts se dessine un projet politique novateur et d'une redoutable efficacité reposant sur le lien direct entre le peuple et son dirigeant. Cette pratique de populisme itinérant sera reprise sans cesse après le Second Empire par des hommes politiques de tous bords, désireux d'incarner un homme providentiel. Qui soupçonnerait aujourd'hui que le moindre candidat à l'élection présidentielle orchestrant ses déplacements en province poursuit sans le savoir une stratégie de communication inventée cent cinquante ans plus tôt par un pouvoir autoritaire ? Rémi Dalisson, professeur des universités à Rouen, travaille sur les sociabilités, les politiques symboliques et les commémorations aux XIXe et XXe siècles. Il a publié de nombreux ouvrages, dont Les Fêtes du Maréchal (CNRS Editions, 2008, prix François Millepierres de l'Académie) et Guerre d'Algérie. L'impossible commémoration (Armand Colin, 2018).
Résumé : Qui n'a pas étudié dans un établissement scolaire Paul Bert ou habité rue Paul Bert ? Cependant, malgré cette omniprésence dans l'espace public, l'oeuvre de ce républicain est largement oubliée de nos jours. Paul Bert fut pourtant l'un des plus grands scientifiques français du XIXe siècle et un des pères fondateurs de l'école laïque et républicaine. S'il a été un partisan de la colonisation, notamment en Indochine, on retiendra de lui le grand patriote, traumatisé par la défaite de 1870, compagnon de Gambetta, Ferry et Buisson qui a laissé une loi sur la généralisation des Ecoles normales et rédigé un fameux manuel d'éducation civique. Rémi Dalisson réhabilite ici la mémoire de ce savant engagé en politique, de ce libre-penseur qui voulait émanciper les consciences par la raison et l'école. Paul Bert pousse aussi à la réflexion sur la mémoire, sur la citoyenneté et sur l'éthique républicaine, dans le contexte d'un retour de la morale laïque et civique, alors que se multiplient les crispations identitaires.
Résumé : L'histoire de la "drôle de guerre", qui a mobilisé cinq millions de soldats français de 1939 à la défaite de juin 1940, a longtemps été réduite, dans notre mémoire nationale, au Fernandel de La vache et le prisonnier ou aux aventures de la Septième compagnie. Quatre-vingts ans après cette "étrange défaite", les héros de Dunkerque ou de la ligne Maginot, captifs manipulés par Vichy et oubliés dans les Stalags ou Oflags, restent des marginaux de l'histoire officielle. En étudiant le parcours d'une centaine de ces anonymes ou célébrités et en utilisant les travaux les plus récents, Rémi Dalisson tente de comprendre la fabrique de ce dénigrement commencé dès 1939. Car la République et la société ont préféré les ignorer ou les moquer, malgré leur nombre et leur rôle dans la reconstruction du pays. Tous les moyens étatiques comme l'école, les décorations, les monuments ou les noms de rues, mais aussi la chanson, le cinéma ou la télévision les ont longtemps marginalisés. Cependant, à l'initiative de quelques spécialistes des Memorial Studies et des passionnés d'histoire, les soldats de 1940 semblent enfin sortir de l'oubli. Les leçons du destin d'une génération méconnue, "tombée pour la France", et qui attend encore sa juste reconnaissance.
Au moment où les querelles sur l'identité nationale se multiplient, il est bon de s'interroger sur ce qui constitue une nation comme la France. Or, depuis 1789, ce pays s'est fait une spécialité de se célébrer régulièrement dans des fêtes nationales pour rassembler les citoyens autour de valeurs communes, socle d'un sentiment national original. Au fil des siècles s'est formée une culture de la fête, encore en usage aujourd'hui, faite de civisme, de sociabilités et de pratiques ludiques variées, depuis les placards du XVIIIe siècle jusqu'à Internet. Elle a résisté à onze régimes politiques, à des coups d'État, à des révolutions et à deux guerres mondiales. Mais elle s'est fracassée sur l'hédonisme des Trente Glorieuses, sur la crise économique et les pertes de repères de la globalisation. Cet ouvrage propose donc de faire le point sur ce que fut la mémoire nationale festive longue, sur ses héritages et ses pratiques, pour comprendre le sentiment national d'un pays doté d'une Délégation aux célébrations nationales et qui n'aime rien tant que s'interroger sur son passé et ses valeurs.
Dans notre société, nous sommes placés entre deux injonctions : d'un côté, nous apprenons que nous devons aimer l'autre sans discuter et, d'un autre côté, il est fait l'éloge d'une certaine culture de soi. Or, faire de l'amour de l'autre un impératif qui vient de l'extérieur, un devoir coupé de notre désir intime, est justement ce qui provoque une distance par rapport à nous-même et nous éloigne d'un véritable amour de soi. Et la difficulté, c'est aussi que l'amour de soi se constitue toujours en relation avec l'autre... Autrement dit, l'amour de soi n'est pas compatible avec un nombrilisme qui rejette l'autre ou s'en écarte, mais il éclot toujours à travers l'autre. Apprendre à s'aimer soi-même implique donc un certain travail sur notre relation à nous-même et à l'autre. Dans ce livre, le psychothérapeute Pascal Dion nous accompagne sur ce chemin vers l'amour de soi et nous invite à interroger de nombreuses dimensions de notre existence : notre passé, la façon dont nous vivons les valeurs auxquelles nous tenons, notre enfant et nos parents intérieurs, notre peur de ne pas être aimé, notre dépendance, notre difficulté à nous affirmer... Ses paroles représentent une aide précieuse pour comprendre comment tous ces aspects peuvent être éclairés, accueillis, parfois dépassés, souvent réconciliés, jusqu'à ce que nous puissions vivre paisiblement en amour avec nous-même.Notes Biographiques : Psychanalyste de formation, Pascal Dion exerce en tant que psychothérapeute à Toulouse depuis 2008. Il est le cofondateur de l'Institut de Formation et de Recherche en Hypnose Thérapeutique.
Sur nos petits écrans de manière quasi continue depuis sa première diffusion, la série télévisée Columbo traverse les âges. Pourtant, le goût du public et l'air du temps auraient pu la faire disparaître des grilles de programmes depuis longtemps... C'est qu'au-delà de la particularité des enquêtes policières (les meurtriers sont identifiés dès les premières minutes par les téléspectateurs), il est possible de percevoir des thématiques intemporelles dans le parcours de l'enquêteur mal fagoté ; que ce soit l'aspiration à une " justice pour tous " ou la remise en cause des acquis des classes supérieures, des sujets abrasifs que l'on ne s'attend pas forcément à retrouver dans un programme grand public... Un ouvrage critique documenté et enthousiaste qui balaye l'univers du célèbre lieutenant Columbo et qui dépasse certaines analyses devenues lieux communs.
Dans ce livre, Jean-Marie Charon et Adénora Pigeolat exposent et analysent les résultats d'une enquête motivée par un constat surprenant : la durée moyenne des carrières des journalistes est de 15 ans, le nombre de détenteurs de carte de presse a reculé de 10 % ces dix dernières années (un rythme de recul qui a doublé en 2020) et l'omniprésence, sur les réseaux sociaux, de discussions entre journalistes autour de la question "Pourquoi je quitte le journalisme" . C'est peu dire que l'enquête révèle une réalité de l'activité de journaliste qui ne correspond pas à l'image que le public se fait de celle-ci, pas non plus d'ailleurs à celle que la profession a d'elle-même. Cette enquête s'ouvre sur le portrait des personnes impliquées, puis vient l'évocation des principaux motifs de quitter le journalisme - autrement dit, le "pourquoi ? " . Suivent plusieurs focus, à commencer par les conditions concrètes d'une activité qui est devenue trop dure, trop intense. Ainsi est abordée la question d'un épuisement, jusqu'à la rupture physique et psychique, avec les "burn out" . Les femmes, qui sont les plus nombreuses dans ce panel, connaissent aussi des conditions particulières qui doivent être décrites et analysées. C'est alors le moment de s'interroger sur la nature des reconversions, autrement dit le "où vont-ils ? " et comment ? Le dernier chapitre, conclusif, est consacré à ce que nous disent de l'évolution des médias, de la production de l'information et du journalisme, ces choix de quitter la profession. Quelque chose comme la part d'ombre de la mutation en cours des entreprises de presse et du système d'information.
Décrypter le projet des Nouvelles routes de la soie, c'est comprendre l'émergence de la Chine sur la scène internationale, avec ses défis et ses risques. C'est se plonger au coeur de la renaissance chinoise, avec tout ce qu'elle soulève d'enjeux en termes de puissance économique, politique et militaire. Pesant près de 1000 milliards de dollars et englobant 55% du PIB mondial, ce projet concerne tous les continents. Or, si son ambition affichée est d'améliorer la communication entre les pays, la connectivité des routes, de faciliter le commerce, la circulation financière et les déplacements des personnes, ce projet soulève aussi des craintes : par son ampleur, il recompose l'équilibre des forces dans plusieurs régions - qui plus est, lorsque l'arrivée des investissements s'accompagne de navires militaires. Finalement, ces Nouvelles routes de la soie seraient-elles destinées à diffuser un modèle économique, social et politique ? Dans cet ouvrage, Florent Detroy soulève et analyse de façon magistrale les problématiques majeures que ces Nouvelles routes de la soie font émerger.