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Le Crayon du bon Dieu n'a pas de gomme
Dalembert Louis-Philippe
MOTIFS
7,95 €
Épuisé
EAN :9782753800052
Observer le monde dans le rétroviseur d'une antique Peugeot 304, voilà une bien étrange occupation pour un enfant à l'âge où l'on préfère généralement courir après une boule de chiffon en guise de ballon rond. Tout le malheur du monde s'abat sur lui lorsque sa grand-mère lui apprend qu'ils doivent quitter "le bord des quais" pour un nouveau quartier de Port-aux-Crasses. Car, pour le petit garçon, orphelin de père et de mère, il s'agit de se séparer de sa véritable famille: Faustin, le cireur de chaussures, et le groupe de quidams dépenaillés qui évoluent autour de la véranda de sa grand-mère, dans une lutte quotidienne avec la vie. Ce qu'il ignore à ce moment-là, c'est qu'il s'exile à jamais de sa prime enfance, cet autre pays de "lui-même". L'homme qui revient sur ses pas, après plus d'un quart de siècle à l'étranger, tente malgré tout de réhabiter ce pays à travers le destin réinventé de Faustin avec pour seuls outils sa mémoire et son imagination.
Dans l'imaginaire occidental, Cuba reste cette terre de plaisir, où des plages de carte postale le disputent à la beauté insolente des femmes, où les meilleurs cigares du monde, s'accompagnent de la dégustation d'un rhum vieux. La sensualité n'est pas un vain mot. Les amateurs y verront là un avant-goût du paradis terrestre, que Christophe Colomb situe à quelques milles marins des côtes cubaines. D'autres y ajouteront les nombreux rythmes semés le long de son histoire: habanera, son, danzon, boléro, rumba, cha-cha-cha, mambo, salsa. Les grosses américaines des années 1940 et 1950 qui continuent de rouler, le million de kilomètres au compteur, leur carcasse rutilante sur les routes cabossées de l'île charrient leur part de stéréotypes. Le cinéma hollywoodien aussi, avec des films comme Cuba de Richard Lester, Havana de Sydney Pollack ou The Lost City d'Andy Garcia. Même la révolution castriste, et ses cinquante ans de pouvoir absolu, aura contribué à façonner l'image d'un pays suspendu dans le temps. Les amoureux de Cuba savent que l'identité de l'île ne s'arrête pas à ces regards nostalgiques, ni à un régime à bout de souffle dont les slogans éculés cachent une réalité plus profonde. De Colomb à Castro, Le Roman de Cuba nous plonge dans les méandres de cinq siècles d'histoire d'une terre mystérieuse et envoûtante. Biographie de l'auteur Ecrivain, ancien pensionnaire de la Villa Médicis, Louis-Philippe Dalembert est auteur d'une thèse de doctorat sur le grand romancier cubain Alejo Carpentier. Il séjourne régulièrement à Cuba, à laquelle il est attaché par son histoire familiale. En 2008, il a reçu le prix Casa de las Americas, le plus prestigieux de cette île caraïbe, pour son roman Les dieux voyagent la nuit (Le Rocher, 2006).
Je ne suis qu'un résident étranger sur la terre." C'est par cette phrase des Psaumes que s'ouvre le livre de Louis-Philippe Dalembert que j'ai la joie de publier aujourd'hui. Ce recueil est l'oeuvre d'un "pied poudré" ? pye poudre comme le disent les Haïtiens ?, c'est-à-dire un homme dont la vie est vouée au départ et au vagabondage. Il débute par une évocation du petit pays de l'enfance, simple "grain de sable sur la carte du monde", avant de s'attacher à la figure d'un étranger en marche sur la terre. Qu'il chemine entre "halliers et ronces" ou tutoie les étoiles, ce dernier devient une figure de la condition humaine, le symbole des êtres qui portent leur "dissemblance en bandoulière". Et l'on parcourt ces pages comme on traverse le temps qui nous est donné, avec un amour grandissant des autres et de la vie.
Mamad est ligoté à la chaise, les bras solidement retenus derrière le dossier. Une corde de nylon de la grosseur d'un doigt d'adulte serpente autour de son corps, des épaules aux chevilles, glisse entre les barreaux et vient garrotter ses poignets. D'étranges tatouages couvrent son buste nu. Des stigmates, en fait, résultant de ses efforts pour se libérer. Sa tête pend à la renverse. La pénombre naissante laisse deviner son visage recouvert de pustules énormes, comme s'il avait été piqué par un bataillon de fourmis rousses à grosse tête. Il ne bouge pas. La cuisine américaine, comme le reste de la maison, est plongée dans le silence. Pas le moindre bruit, ni d'humain ni d'animal. Ni même du vent, d'habitude si disert. L'homme émerge avec peine. Combien de temps a-t-il dormi, est-il resté évanoui? Les sensations lui reviennent peu à peu, en un picotement progressif de ses membres. L'envie de se gratter jusqu'au sang. Un léger tressautement des épaules trahit la rage de ne pouvoir se mouvoir. La douleur reprend possession de ses muscles. Elle s'intensifie, passe par l'estomac, qui gargouille un reflux acide de lointaine mémoire, remonte la poitrine, traverse le cou et va se loger dans son crâne. Soudain lourd, aussi lourd que celui d'un éléphant.Mamad tente d'ouvrir les yeux, mais il n'y parvient pas. Ses paupières, gorgées de sang et de sel, refusent d'obéir à son cerveau. Il insiste. Engage toute l'énergie qui lui reste dans ce geste pour le moins naturel. Les cils s'arrachent enfin les uns aux autres, dégageant un interstice horizontal, une lucarne sur la vie. Autour de lui, les objets continuent de flotter dans le brouillard. Un goût d'hémoglobine traîne sur ses lèvres sèches et bouffies. L'impression qu'elles sont énormes, aussi massives que la croupe d'un hippopotame.
En mai 1986, en pleine perestroïka, un diplomate mexicain (l'auteur?) en poste à Prague est invité en Géorgie à titre d'écrivain. Il rédige un journal de bord de ce voyage au cours duquel il doit rencontrer d'autres écrivains. Or, la glasnost s'embrouille et notre homme est promené à Moscou, à Leningrad; aussi le voyage se transforme-t-il en une galopade folle de scènes grotesques et de calamités joyeuses, pour se terminer à Tbilissi l'irrévérencieuse, ivre de ce printemps politique. Sous la plume d'un merveilleux érudit excentrique et rêveur, ce voyage qui n'est ni un récit autobiographique ni un récit de voyage est aussi une traversée de siècles d'art et de culture, et de toute la forêt sacrée de la littérature russe, de Pouchkine à Gogol à Marina Tsvetaïeva.
Paris, années 1920. Un homme entre deux âges, entrepreneur de son état, contemple sa réussite depuis sa belle villa de Neuilly. De jour en jour, il apprend à connaître sa voisine, une jeune veuve dont la fille Dinah, âgée de douze ans, est malade. Sa mère, dans l'impossibilité matérielle de l'envoyer se faire soigner dans un sanatorium, se décide à demander de l'aide à son voisin. La peur du manque, du qu'en-dira-t-on, et une certaine étroitesse de vue empêchent Jean Michelez d'accepter, mais il finit pourtant par se prendre d'affection pour la petite fille... Description subtile des moeurs bourgeoises, mais aussi d'une solitude très contemporaine, La Mort de Dinah (1928) est un texte pudique et émouvant signé par un des grands écrivains français du siècle passé.
London Jack ; Galard Raymonde de ; Lacassin Franci
?uvre maîtresse de Jack London, ceroman fait revivre la vie des pionniers dansle Grand Nord, plongeant le lecteur dans l'univers des chercheurs d'or. On ne selasse pas de relire les aventures du chienBuck, animal courageux au destin hors ducommun. Vendu à plus de sis millions d'exemplaires aux Etats-Unis, traduit en une vingtaine de langues, L'Appel de laforêt n'est pas seulement un classique de la littérature d'aventures, mais l'occasion pour Jack Lonndon d'exprimer sa vision dumonde. A travers l'histoire de Buck, l'auteur du Talon de fer condamne aussil'oppression du plus faible et l'injustice au profit de valeurs comme la solidarité, la ténacité et la fraternité.
C'est à une véritable pantomime de la vie quotidienne de la petite ville de Mudfog que nous convie Dickens, dans un ouvrage où le grotesque des situations le dispute au comique le plus ébouriffant: des avatars de la destinée de M. Tulrumble qui, d'humble charpentier devenu maire, se prend pour le nombril de l'univers; des préparatifs de la réunion de Mudfog pour l'avancement du monde à son ordre du jour: faut-il créer des maternelles pour les puces laborieuses? Ne devrait-on pas remplacer les membres de la force publique et les magistrats par des automates?... Constitué d'une galerie de tableaux pittoresques et caustiques à la Daumier, qui ne sont pas sans nous rappeler Bouvard et Pécuchet, ou Les Caractères de La Bruyère, ce livre est d'une surprenante modernité.