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Nicolas de Staël. Lettres et dessins
Daix Pierre ; Staël Nicolas de
IDES CALENDES
19,80 €
Épuisé
EAN :9782825802472
La publication en 1968 du catalogue raisonné de la totalité des peintures de Nicolas de Staël par Jacques Dubourg et Françoise de Staël accompagné de ses lettres présentées par Germain Viatte provoqua un effet de choc d?autant plus considérable que la complexité de l?itinéraire de l?artiste qu?elle révélait, treize ans après son suicide, était aussi atypique qu?à contre-courant. Staël apportait superbement la preuve de la vitalité de la peinture, de l?immensité du champ des renouvellements qui s?offraient à elle quand les augures affirmaient programmée sa mort et ne juraient que par le conceptuel, la table rase installée, l?objet. Au surplus, comme l?écrivit André Chastel, les lettres « c?est Staël à l?état pur [?] dans ses conflits, ses professions de foi, ses violences, ses hésitations et ce qu?on eût nommé à la Renaissance, sa terribilità ». Impossible de s?arranger avec un homme pareillement identifié à sa peinture, surtout que celle-ci avait déjà pris un envol qui ne s?arrêtera plus. Trente années plus tard, la publication d?un nouvel inventaire de l??uvre peint et de la correspondance contribue à préciser encore les éclairages apportés par la publication de 1968, dans une situation où Staël a pris sa place parmi les grands peintres du siècle, où il continue d?être aussi dérangeant au regard de ceux qui croient incarner le contemporain. Simplement, pour entrer dans ses lettres, l?écart s?est agrandi avec cette décennie de l?après-deuxième guerre mondiale où, dans la France violentée et ruinée, coupée du monde pendant cinq années, la peinture se rattrapa dans un bouillonnement d?initiatives, d?inventions, de débats tranchés et tranchants, cruels parce qu?ils touchaient au vif, mais qui restent d?une fraîcheur passionnée sans égale. Ce petit livre présente des extraits choisis de la correspondance de Nicolas de Staël, illustrés de dessins non encore publiés.
Mauthausen, créé comme camp de concentration pour « irrécupérables » dès l'annexion de l'Autriche par Hitler, servit d'abord à exterminer des Tsiganes, des Juifs, des antifascistes autrichiens. Les nazis y envoyèrent fin 1939 des milliers d'officiers polonais ; après la défaite de la France, autant de républicains espagnols, encore plus de prisonniers soviétiques, des résistants tchécoslovaques, enfin de grands convois de Français en 1943 et surtout 1944. À partir de 1943, Mauthausen travaillant pour l'industrie de guerre, ses kommandos s'étendirent sur toute l'Autriche jusqu'en Croatie. En six ans, on y dénombra plus de 150 000 morts.Arrivé en mars 1944, Pierre Daix connut d'abord la célèbre carrière du camp, puis, parlant allemand, entra dans l'administration et l'organisation de résistance dont il retrace ici le développement et rend hommage à ses créateurs, les Espagnols, dont il avait rassemblé les témoignages dans Triangle bleu en 1969. Il la montre aux prises avec les drames de la fin du camp : l'arrivée des évacués d'Auschwitz, l'évasion collective des Soviétiques du sinistre « block 20 », pour en venir au chaos d'une libération impréparée par les Alliés qui coûta des centaines de morts en trop. Il confie à l'Europe le soin d'en tirer les leçons.
Il est des amitiés qui changent le cours de l'histoire. Au début du XXe siècle, la rencontre de Georges Braque et Pablo Picasso donne naissance à un langage pictural entièrement renouvelé. En l'espace de quelques années, les deux peintres, unis dans ce que Braque appelle la "cordée en montagne", gravissent des sommets, explorent des régions formelles jusqu'alors inconnues. Ensemble, ils inventent le cubisme, qui aura une influence décisive sur l'évolution de l'art moderne. Pierre Daix a été l'ami de Picasso, avec qui il a réalisé le catalogue raisonné de son cubisme (1907-1917). Il a conçu avec William Kubin et Edward Fry l'exposition "Braque and Picasso Pioneering Cubism" en 1989 au Museum of Modern Art à New York. Dans cet album de l'exposition rétrospective "Georges Braque" aux Galeries nationales du Grand Palais, il retrace avec une précision lyrique l'itinéraire croisé de ces deux immenses artistes.
L'oeuvre dramatique de Max Frisch constitue un solide remède pour notre époque, éprise de certitudes. Le théâtre de Max Frisch développe sous forme ludique et métaphysique la pensée d'un moraliste convaincu que la dignité de l'homme réside dans la liberté : la culpabilité, la bien-pensance, le narcissisme, l'infidélité, l'ennui, l'affabulation, la conscience qui fractionne la réalité, le rêve qui l'unifie et la fait disparaître, la fatalité des stéréotypes. Il est difficile de situer une telle oeuvre qui doit autant à la dramaturgie brechtienne qu'au théâtre de l'absurde. Dans ces vertigineux huis-clos se rencontrent le baroquisme d'un Pirandello et la fable existentialiste. Théâtre du doute absolu et de la dérision, théâtre de la conscience politique plus que théâtre politique, l'oeuvre dramatique de Max Frisch constitue un solide remède pour notre époque, éprise de certitudes.
Résumé : Pier Paolo Pasolini est surtout connu pour les six pièces qu'il écrivit en 1966 et pour son Manifeste pour un nouveau théâtre paru en 1968. Cependant, à chaque période de sa vie, le théâtre est présent. Dès ses années lycéennes et universitaires à Bologne, il lit du théâtre, assiste à des représentations et fait ses premières expérimentations pratiques. Dans le Frioul, terre maternelle, il découvre le monde paysan auquel il voue un attachement intime, il entend le dialecte frioulan et il écrit alors des dialogues et des poésies, fixant par écrit un dialecte qui n'était pas destiné à l'être ; à Rome, enfin, où c'est le monde des sous-prolétaires qui l'attire au sortir de la guerre, il s'interroge sur la façon de le représenter et invente son fameux adage : "Représenter la réalité à travers la réalité". Au-delà des concepts et de ses écrits théâtraux, Pasolini s'essaye au théâtre, il écrit des chansons et un spectacle mêlant danse, chants et textes pour Laura Betti et il traduit Eschyle et Plaute pour la scène. Ce livre présente le parcours théâtral de Pier Paolo Pasolini, un parcours indissociable des changements historiques et du contexte théâtral italien des années quarante aux années soixante-dix, du fascisme qui entendait interdire les dialectes, à la société de consommation qu'il abhorrait. Un parcours historique bien que dirigé vers l'avenir, tant le théâtre de Pasolini, "théâtre de Parole" comme il le désignait lui-même, est un théâtre à oraliser et à jouer, un théâtre où la métathéâtralité, omniprésente, peut permettre de produire un rapport nouveau entre acteurs et spectateurs et de bouleverser, aujourd'hui encore. Un théâtre où la musicalité et la poésie des mots provoquent une émotion d'une puissance rarement égalée.
C'est à Barbizon, petit village situé à l'orée de la forêt de Fontainebleau, qu'allait s'épanouir au XIXe siècle un art essentiellement nouveau en France: le paysage. L'essor prodigieux du pleinairisme et le triomphe de l'impressionnisme ont longtemps rejeté dans l'ombre ceux qui en furent les précurseurs. Ce sont les peintres de Barbizon qui affranchirent définitivement le paysage des paralysantes conventions académiques. Jean Bouret, écrivain et éminent critique d'art, est l'auteur d'ouvrages consacrés notamment à Degas, Picasso, Toulouse-Lautrec ou encore Le Douanier Rousseau, Dans cet ouvrage abondamment illustré, il retrace l'histoire de ce groupe de peintres qui, longtemps décriés pour leurs audaces, finirent par faire école. Situant les peintres dans le contexte politique, social et artistique de leur temps, il dresse le bilan de ce qui fit l'originalité de ce grand mouvement de révolte et de libération. Finalement, en rappelant la postérité directe et indirecte de Barbizon, et le retentissement international de sa "mystique", l'auteur souligne l'importance capitale de ce mouvement dans l'évolution de l'art moderne.