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Le petit véhicule
Daillie François-René
ESCAMPETTE
11,70 €
Épuisé
EAN :9782914387125
C'est l'automne, pas encore vraiment l'hiver, sur le chemin de la vie et des bois. J'y marche un peu chaque jour, les arbres se colorent et s'effeuillent en même temps, plus de lumière passe au travers, des choses cachées se révèlent. Ces notes, de près comme de loin, ont balisé le chemin, marqué des saisons, accompagné des éveils printaniers, des torpeurs et des orages, des envolées soudaines après les premières gelées, la froide nudité par où la bise année après année s'engouffre. Elles disent d'elles-mêmes ce qui en avait dicté le choix, que je ne puis renier à quelques détails près. Le temps ne les a pas affectées. Elles n'ont pas vieilli à mes yeux. Nul ordre chronologique. Ce qu'elles disent est volé au Temps. J'aimerais seulement être sûr d'avoir marché toujours, de marcher encore au plus près du cap qu'elles indiquent. (Automne 2000)
Résumé : La jeune fille d'un pêcheur de la côte nord-est de Java a été demandée en mariage par un aristocrate local, fasciné par sa grande beauté. Elle a quatorze ans, et dans cette Java féodale du début du vingtième siècle, elle n'a guère le choix. Ce mariage arrangé la fait passer sans transition d'une vie certes pauvre et rude, mais libre et naturelle, à une existence cloîtrée, dans la vaste demeure ceinte de murs de son époux, le Bendoro. La jeune fille est intimidée et malheureuse, mais doit très vite s'adapter au langage et aux usages de sa nouvelle vie. La Fille du Rivage est le récit d'une vie volée. Ce personnage de jeune femme luttant pour rester libre jusqu'au bout confirme la puissance du romancier indonésien.
En 1943, François-René Daillie rencontre Maurice Betz, l'un des grands traducteurs de Rilke, et entreprend lui-même ses premières traductions du poète. C'est en 1948 qu'il s'engage dans la traduction des Elégies... Voici donc le résultat de plus de cinquante années de travail et de perfectionnements. Les dix Elégies n'ont jamais atteint cette force poétique en version française. C'est à une lecture réellement nouvelle de ce chef-d'?uvre que nous convie ce livre.
Juste avant que nous repartions, du seuil / de cette maison qui désormais va rester vide je regarde au loin un arbre dans le vent, / comme si des déplacements successifs / aussi brusques que brefs / faisaient soudain scintiller / toutes les écailles d'un banc de poissons sous les grands frissons de l'air. / Mais je ne sais quelle métaphore je cherche. Ce n'est peut-être que la mort en mouvement qui ne sort jamais de la vie. / Dans l'absence de vent elle est tapie. / Dans leur balancement brusque les feuilles ne font que de dérisoires morsures / à la face immatérielle de ce qui nous souffle.
En première lecture, ce livre est un essai sur le film de James Whale (1935), ses origines (le célèbre roman de Mary Shelley), l'écriture de son scénario, le choix de ses acteurs, la relation avec la censure, etc. Mais, plus profondément, c'est un essai sur la création, sur les relations du créateur avec sa création, sur la prédominance de l'acte de création sur tout autres considérations philosophiques, religieuses ou morales. C'est aussi un essai sur le mal, sur la tentation de puissance, sur le vertige des interdits. A sa première apparition, le visage du monstre est présenté par Manguel comme l'une des icônes de notre temps, au même titre que le visage de Greta Garbo... Cela fait partie des nombreuses réussites de ce livre provoquées par ces rapprochements inattendus où nous entraînent l'intelligence et la culture de Manguel. La comparaison, du point de vue de la création pure, entre la Fiancée créée par Frankenstein et la Mariée mise à nu par ses célibataires créée par Duchamp est un grand moment d'analyse et de jubilation! Enfin, et d'une façon assez classique dans la littérature et le cinéma fantastiques, la monstruosité n'est peut-être pas là où on le penserait. Le monstre n'aspire qu'à une harmonie que la société des hommes "normaux" lui refuse. L'instant de bonheur que connaît le monstre en compagnie d'un vieillard aveugle est une scène magnifiquement décrite...
La recherche du nom et de l'identité, la crédibilité de l'homme dans le monde, sont les préoccupations majeures de ce livre grave aux images parfois oniriques, et non dépourvu d'un certain humour. Biographie: Abraham Elishama est né à Nancy. La découverte, puis l'approfondissement de son identité juive l'amènent très vite à s'installer à Jérusalem, où il adopte la nationalité israélienne. Actuellement, il réside à Toulouse avec sa famille.