Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Actes 2, 1-13. Le parler en langues
Arnold Matthieu ; Dahan Gilbert ; Noblesse-Rocher
CERF
24,00 €
Épuisé
EAN :9782204162319
Le début du chapitre 2 des Actes des Apôtres raconte la venue de l'Esprit Saint auprès des disciples de Jésus, puis auprès d'autres hommes pieux, réunis à Jérusalem lors de la fête juive de la Pentecôte. Elle est marquée par quelques phénomènes physiques (bruit violent venu du ciel, langues de feu) et surtout par la prise de parole des disciples " en d'autres langues ". C'est à ce thème précis du " parler en langues " que sont consacrées les études qui suivent. L'exégèse traditionnelle ne retient pas l'hypothèse de la glossolalie (paroles incompréhensibles dites sous inspiration) mais plutôt celle de la xénoglossie : les disciples semblent, miraculeusement, parler différentes langues. Le problème est de savoir si le miracle se produit chez les locuteurs (qui parlent donc ces langues étrangères) ou chez les auditeurs (qui comprennent la langue des disciples). L'ouvrage dresse un panorama sur l'exégèse contemporaine de ce texte biblique : il propose une étude précise de la structure du texte et établit plusieurs rapprochements avec des textes contemporains. Les Pères, tant grecs que latins, ont peu commenté les Actes mais ont fourni sur ce thème des réflexions d'une grande richesse dans leurs sermons. Le commentaire de Bède le Vénérable domine au Moyen Age mais on trouve des considérations pleines d'intérêt dans plusieurs commentaires, du XIIe au XIVe siècle. Chez les Réformateurs, l'apport de Martin Luther et celui de Jean Calvin sont examinés. Plusieurs exégètes du XVIIe siècle, catholiques (Estius, Cornelius a Lapide, Libert Froidmont) et réformés (Moyse Amyraut, Michel Le Faucheur), fournissent des considérations d'un réel intérêt. Ce volume est issu de la vingt-et-unième des " Journées bibliques " organisées par le Laboratoire d'Etudes des Monothéismes/Centre d'études patristiques, UMR 8584 (CNRS-EPHE Sciences religieuses-PSL-Sorbonne Université) et l'UR 4378, Faculté de théologie protestante (Université de Strasbourg). Ont participé à cet ouvrage : Jean-Robert Armogathe, Matthieu Arnold, Gilbert Dahan, Catherine Dejeumont, Martine Dulaey, Christian Grappe, Annie Noblesse-Rocher.
Résumé : Le 31 octobre 1517, Martin Luther convie ses collègues à un débat universitaire en rédigeant 95 thèses "sur le pouvoir des indulgences" . Ce texte célèbre, que l'on tient pour l'origine de la division de la chrétienté occidentale, n'avait jamais fait l'objet d'une étude approfondie en français. Le présent volume, qui fait appel aux compétences des meilleurs connaisseurs du Réformateur, entend combler cette lacune. Il replace les principales thèses dans leur contexte historique puis les étudie dans une perspective systématique. Son titre renvoie à la première des 95 thèses : "En disant "Faites pénitence... ", notre Seigneur et Maître Jésus-Christ a voulu que la vie tout entière des fidèles soit une pénitence". D'autres thèses sont plus subversives : elles contestent l'idée que le pape puisse sauver les âmes souffrantes du purgatoire ou affirment que n'importe quel chrétien, vraiment repentant, est quitte de toute peine devant Dieu, sans lettre d'indulgence. Si les 95 thèses n'ont pas entraîné la fin des indulgences dans l'Eglise catholique, elles ont contribué à une purification de leur pratique, voire à une clarification de leur doctrine.
Quatrième de couverture Alors qu'on loue généralement la Réformation pour avoir contribué à l'avènement de la modernité (en sapant notamment la distinction séculaire entre clercs et laïcs, et en favorisant l'indépendance des autorités temporelles vis-à-vis de l'Eglise), on dresse un bilan plus critique de son apport à l'évolution de la condition féminine. Figure de proue du mouvement réformateur, Luther est désormais mis au banc des accusés, après avoir passé un temps pour un " promoteur de l'émancipation de la femme " : la Réformation n'a-t-elle pas, dans les faits, privé les femmes des ressources intellectuelles et de la relative autonomie liées au monachisme, et, dans le discours, valorisé exclusivement l'état conjugal à une époque où il asservissait l'épouse? Soucieuse d'éviter l'anachronisme de maints travaux qui évaluent Luther à l'aune des idéaux ou des revendications féministes actuels, la présente étude le situe par rapport à la tradition biblique qui nourrissait sa pensée, à la législation de son temps et aux positions théologiques de ses devanciers ou de ses contemporains. Elle se fonde par ailleurs sur une source littéraire jusqu'alors négligée : la volumineuse correspondance du Réformateur, qui renferme non seulement des propos adressés à des femmes ou de multiples prises de position concrètes les concernant, mais aussi des échanges (lettres familières, suppliques, conseils ...) avec quelques figures féminines. Au terme des six chapitres de cet ouvrage (I. Les relations entre mari et femme, et II. Entre Martin et Catherine Luther ; III. Les filles de la noblesse ; IV. Nonnes et veuves; V. Possédées, sorcières et prostituées ; VI. Les images de la femme chez Luther) se dégage un portrait du Réformateur tout en nuances, fait de ruptures et de continuité par rapport aux comportements et aux stéréotypes hérités du Moyen Age.
Biographie de l'auteur Professeur d'histoire du christianisme moderne et contemporain (faculté de théologie protestante de l'université de Strasbourg), Matthieu Arnold est membre de l'Institut universitaire de France. Il a consacré de nombreux ouvrages à Luther et à la Réformation. Il réunit dans cet ouvrage vingt-cinq contributions qui invitent à nuancer les oppositions tranchées entre prédication protestante et prédication catholique.
Arnold Matthieu ; Bain Emmanuel ; Ciccolini Laetit
Soyez parfaits, comme votre Père est parfait ! Commandement qu'il paraît impossible d'observer, tant la perfection ne semble pas être de ce monde et tant la distance entre le Père et ses créatures est incommensurable ! Le commandement de Lv 19, 2, qui exigeait la sainteté, était-il plus réalisable ? Les exégètes ont été confrontés à cette difficulté et ont trouvé diverses solutions, la plus courante étant celle d'une relativisation. Ce volume est entièrement consacré à l'histoire de l'exégèse de ce verset, des Pères au XVIIe siècle, après un éclairage donné par l'exégèse contemporaine. Celle-ci le situe par rapport à l'enseignement de Jésus, dans le sermon sur la Montagne et dans les évangiles synoptiques, mais étudie également l'arrière-plan du motif de la perfection dans la littérature juive ancienne, notamment dans les écrits de Qumrân. La tradition patristique élabore la réflexion sur le modèle divin : les textes de Pères grecs (Clément d'Alexandrie, Origène, Basile) et de Pères latins (Cyprien, Ambroise, Jérôme, Augustin) sont analysés : la notion stoïcienne de perfection permet d'affiner l'étude, de même que la crise arienne. Les exégètes du Moyen Age replacent soigneusement le verset dans son contexte et se livrent à une étude rigoureuse de l'adverbe de comparaison (" comme votre Père ") : on aboutit à des notions différentes de la perfection chez les franciscains et chez les dominicains, ce que permet de constater la technique spécifique de la distinctio. Pour le XVIe siècle, ont été privilégiés les commentaires d'Erasme, Martin Luther, Martin Bucer et Jean Calvin : si la recherche philologique est bien présente, la dimension éthique prédomine. Enfin, pour le XVIIe siècle, sont exploités des textes d'une grande richesse de Godefroy Hermant, Pierre Nicole, Cornelius a Lapide, Benedetto Mandina, Michel Palain et autres : ces auteurs insistent sur le fait que l'homme est créé à l'image de Dieu et voient dans l'injonction de Mt 5, 48 un impératif de charité. Ce volume est issu de la onzième des "Journées bibliques" organisées par le Laboratoire d'Etudes des monothéismes/Institut d'études augustiniennes, UMR 8584 (CNRS-EPHE Sciences religieuses Paris IV) et le Groupe de recherche sur les non-conformistes religieux des XVIe et XVIIe siècles et l'histoire des protestantismes, EA 4378 (GRENEP, Faculté de théologie protestante de l'université de Strasbourg).