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Les cahiers de la LCD N° 10 : Mutations du travail et "nouvelles" formes de discriminations
Sehli Djaouidah ; Dufournet Tanguy
L'HARMATTAN
16,50 €
Épuisé
EAN :9782343188850
Dans ce numéro, l'ensemble des articles donne à voir un processus de détérioration du salariat induisant des formes spécifiques d'inégalités et de discriminations dont les enjeux de sociabilité qui en résultent sont loin d'être connues dans leurs conséquences et encore moins maîtrisées. Toutefois, même si cette approche des e discriminations au travail e peut paraître " classique e pour une lectrice ou un lecteur avertie, ce sont également des pistes qui sont ouvertes pour penser la production spécifique de ces " autres " formes de discrimination par et dans le travail. De ce point de vue, ce numéro et les contributions qu'il regroupe adoptent une perspective originale et encore peu documentée en France, contrairement aux Etats-Unis où ce mouvement a été initié par Evangelina Holvino. En effet, pour elle, " reconceptualiser les intersections de la race, du genre et de la classe [...1 peut appuyer l'élaboration de nouvelles théories, recherches et pratiques dans les études sur les organisations " et montrer de quelles e façons les relations et la stratification de la race, du sexe et de la classe sont intégrées dans les structures organisationnelles, les processus et les méthodes de travail, qui semblent normales alors quelles produisent et reproduisent, en même temps, des relations particulières d'inégalités et de privilèges. ". C'est là, notre ambition.
Avec la pandémie de la Covid-19, la représentation de la hiérarchie sociale des métiers a été symboliquement ébranlée, puisque des activités et des services méprisés et dévalorisés comme les caissières, les aides à domicile, les aides-soignantes, les personnels de nettoyage se sont révélés être indispensables pour la survie de nos sociétés. L'articulation des rapports sociaux permet de comprendre pourquoi ces travailleuses se trouvent reléguées au plus bas de la hiérarchie dans la division sexuée et raciale du travail. Cette position qu'elles subissent est parfois renversée par les femmes elles-mêmes pour dénoncer des conditions inhumaines d'exploitation du travail, le racisme et le sexisme, et revendiquer dignité et application de leurs droits. D'ordinaire frappées d'invisibilité, les travailleuses racisées comme leurs mobilisations marquent temporairement l'espace de leur présence. Elaboré aux Etats-Unis, à partir des années 1970, par des théoriciennes se revendiquant du " black feminism ", le prisme de l'intersectionnalité a produit un profond renouvellement sociologique et historiographique dans les recherches anglo-saxonnes portant sur le travail et les migrations. En France, l'approche intersectionnelle a été importée, débattue et mise en pratique plus tardivement - à partir des années 2000 -, principalement autour de la question des migrantes, pour éclairer la situation de personnes " dominées " dans la division du travail. L'enjeu de ce dossier est de mettre le concept d'intersectionnalité à l'épreuve du réel en proposant des contributions de différentes disciplines (histoire, sociologie, science politique) qui s'appuient sur des enquêtes ou des archives se rapportant à des terrains d'investigation variés allant de la France métropolitaine à la Réunion, en passant par Dubaï et les Etats-Unis. Il s'attache à aborder les processus de racialisation en tant que rapport de pouvoir à l'oeuvre dans le monde du travail et la manière dont ils s'articulent avec les rapports sociaux de sexe et de classe, en particulier. En d'autres termes : comment les processus de racialisation segmentent- ils la main-d'oeuvre et comment les personnes réagissent-elles à ces inégalités ? Il questionne également l'usage du concept pour aborder la position des dominantes tandis qu'une nouvelle génération de chercheures analyse la blanchité comme un avantage structurel pour les classes supérieures. Enfin, dans une acception large du travail (productif, domestique, militant, etc.), il ambitionne également de montrer comment l'intersectionnalité est un concept critique qui peut renouveler les stratégies et modes d'organisation des mobilisations sociales.
Adolfo Rodríguez Vidal est né le 20 juillet 1920 à Tarragone, en Espagne, au sein d'une famille chrétienne de quatre enfants. En 1940, il fait la connaissance de saint Josemaría, fondateur de l'Opus Dei, alors qu'il est encore étudiant à Madrid. Cette rencontre va changer le cours de sa vie. Agé de vingt ans, il découvre sa vocation et demande à être admis dans l'Opus Dei. Devenu ingénieur naval et licencié en sciences physiques, il est ordonné prêtre en 1948. En 1950, saint Josemaría le choisit pour commencer le travail apostolique au Chili. Il part seul et dès son arrivée, il se place sous la protection de la Vierge du Carmel, patronne du pays. Il est nommé vicaire régional de l'Opus Dei de 1950 à 1959, puis délégué de divers pays d'Amérique latine, de 1958 à 1965, avant de revenir à la tête de l'Opus Dei au Chili, de 1966 à 1988. Jean-Paul II le nomme évêque de Santa María de Los Angeles en 1988. Après une vie au service des autres, il décède le 8 novembre 2003, suite à une longue maladie.
La réalité partout nous guette, à chaque coin de rue, dans chaque regard... Il suffit d'un rien pour devenir réel. A peine ai-je croisé le regard de ma mère, que je deviens fils; mon fils me sourit, et me voici père. Père, fils, mari... jamais moi. Comme si ce moi était irréel. Dès que je cherche à l'atteindre je plonge dans l'irréalité, qui m'apparaît comme un pli de la réalité. J'ai le sentiment de passer l'essentiel de mon temps dans ce pli, étrangement absent, jusqu'au moment où quelqu'un vient frapper à ma porte. Mon esprit alors brusquement se déplie et je redeviens réel..."
Résumé : Triste et risible, Funeste et burlesque, Amour et mort Tour à tour chéris et haïs, Une page arrachée à la vie, Ecornée, froissée, Que nadie sepa mi sufrir...
Mukendji Mbandakulu Martin Fortuné ; Lianza Zalonk
L'ouvrage s'attèle à montrer le rapport dialectique entre la guerre et la paix. La guerre semble être le lot des hommes. Les causes, les sources de la guerre sont relevées ici. Les théories sur les guerres traditionnelles et modernes y sont développées. Il n'y a pas de paix sans guerre. Bien que celle-ci ait des germes de destruction de celle-là, elle en est aussi génératrice. Les relations entre les états sont sujettes à cette ambivalence. On fait la guerre pour avoir la paix. La guerre ne peut cesser que si les causes des conflits entre les nations, entre les hommes peuvent être extirpées. La paix est préférable mais elle reste à conquérir. Cette étude corrige l'opinion selon laquelle les relations internationales et la philosophie ne peuvent faire bon ménage. La polémologie et l'irénologie sont donc inséparablement liées aux réflexions philosophiques.
Le 1er août 1909, François Faber remporte la septième édition du Tour de France cycliste. Le " Géant de Colombes ", ancien docker sur le port de Courbevoie, entre dans la légende, mais bien plus qu'un parcours sportif exemplaire son itinéraire est un condensé de la France de la Belle époque. L'histoire d'un gamin de banlieue au physique hors du commun et à l'appétit féroce, grandi entre maraîchages et usines, puis saisi par le démon d'une petite reine qui fera sa fortune. Un enfant de son siècle, qui croise aussi en chemin la terrible crue de la Seine en janvier 1910, le grand Jaurès quelques jours avant son assassinat, puis fauché en pleine gloire en mai 1915, lors de l'une des plus formidables offensives de la Grande Guerre... En s'appuyant sur la presse d'époque et sur de nombreux documents inédits, ce livre retrace le destin romanesque de ce champion attachant, l'un des plus populaires de son temps, né et grandi en France, devenu luxembourgeois à sa majorité sans jamais quitter sa ville de Colombes, puis engagé volontaire dans la Légion étrangère pour défendre sa patrie d'adoption.
Cette recherche part d'un intérêt pour la schizophrénie et des processus évolutifs qui peuvent être repérés. C G Jung a consacré sa vie à la description de ces dynamiques psychiques transformatrices. Ces potentiels s'animent lors de processus de crise psychique, de métamorphoses, ou lors d'épisodes psychopathologiques. Cette vision est de plus en plus partagée parmi les chercheurs en psychologie, en psychanalyse, en neurobiologie et dans les sciences du chaos.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.